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 ce qu'on était, ceux qu'on devient. (leevi)

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MessageSujet: ce qu'on était, ceux qu'on devient. (leevi)    Mar 22 Aoû - 19:57

ceux qu'on devient

Il gratte ses accords toute la journée comme un disque rayé. Mélomane perturbé. Tu l'as observé des heures durant comme s'il portait au bout de ses doigts grattant les cordes toutes les réponses à tes questions. Il murmure quelques phrases entre deux instants de léthargie, est-ce que tu finiras comme lui? depuis ton retour a oro valley les incertitudes tourbillonnent dans la cacophonie de ton crâne, les mains vide et le cœur lourd de mauvais choix, assise sur le canapé t'es aussi amorphe que cet homme. Lui qui répète la même mélodie depuis des années et toi qui le regardes des heures durant comme si attendre ainsi te montrerais la voie à emprunter. Tu l'observes encore et encore, à te demander si toi aussi tu vas rester ainsi longtemps, à tenter d'oublier l'absence pesant à renfort de mélodie mal accordée que auxquelles tu essayeras de t'habituer. Ton observation est dérangé par l'apparition de Lou dans la pièce, papa lui, ne bouge pas d'un pouce, vous tourne le dos et reprend sa musique. Mais toi Nico, tu vois ton frère, tu vois son regard posé sur le paternel, un éclat de frustration dans l'oeil, un brin de colère et de honte certainement. Combien de temps a-t-il vu cette scène, lui qui s'en est occupé si longtemps ? Et soudain il pose ce même regard clair sur toi, scannant ton âme au rayons X, décortiquant tout de tes bévues, étincelant de cette même lueur de fureur. électrochoc. est-ce que t'es pas déjà comme papa, finalement ? D'un bond craintif, comme un lapin prit entre les phrases d'une voiture, tu te lèves du canapé, ton sac à la main. « je sors j'ai des trucs à faire. »

et tu fuis
tu marches
tu erres
l'esprit anesthésié,
les pas qui savent ou aller


ton corps qui te porte plus vite que le cheminement de tes pensées, devant cette porte close qui laisse planer autant de questions que l’observation de ton paternel et de sa guitare. C'est une tout autre symphonie que tu perçois ici, le murmure de ton cœur montant crescendo, oscillant entre la fuite et l'affrontement, jusqu'à devenir un bruit assourdissant qui te hurle d'arrêter d'être lâche. Fuir leevi quand tu as peur. Fuir le groupe quand il vole en éclat. Fuir Lou quand il pose son regard austère sur toi. ça suffit, Nicola. y a déjà ton poing qui frappe la porte, t'exhortant à agir enfin en adulte. La fierté qui se recroqueville aussi vite qu'elle est apparu quand la porte s'ouvre.
Apparition chimérique.
visage doux et cascade de cheveux bruns, de grands yeux clairs. C'est la chair de poule dans ton échine, ton myocarde coupé avec un fil aiguisé. Tranche par tranche. Sourire amer au bout des lèvres et le souffle un peu crispé. Il se passe une seconde, ou une heure durant laquelle tu scrutes dans un état presque second le visage qui te fais face, ses traits qui ne sont pas ceux de leevi, sa présence qui n'est pas la sienne dans cet endroit qui doit pourtant être chez lui. T'y a pensé souvent depuis cette adieu au goût de larmes ravalées à Rome. Leevi et son sourire, sa douceur et sa passion. Les courbes d'une autre caresser par sa main, embrasser par ses lèvres. Après la souffrance leevi allait renaître, niché dans le nid d'une autre qui saurait prendre soin de son âme dont les morceaux épars avait besoin d'être recollé. T'y a pensé souvent mais le voir, le ressentir c'est bien pire encore, les ventricules de ton cœur s'arrache à toi, se répandent sur le sol dans une mare de regrets ensanglanté, ceux que t'avais si bien enfoui en toi. pardon, pardon, j'voulais pas., des excuses milles années trop tard. comment t'as pu m'oublier si vite ? Effacer mon visage ? Oublier mon odeur ? Comment t'as pu regarder le soleil se lever et le trouver étincelant puisque j'étais plus là? Comment t'as pu vivre sans moi? Nico égoïste qui se voyait reine, qui se croyait éternelle soudainement réduite en cendre dans le regard vert d'une femme plus jeune. Un masque placardé sur ton visage t'affiches un sourire austère, une distance respectueuse, tu mets en sourdine les battement violent d'un cœur blessé qui cherche a sortir de ta cage thoracique pour hurler dégage de là, prend pas cette place que j'ai pourtant laissé. Tout ce que j'ai gâché, c'est quand même a moi. « leevi habite bien ici? »  t'ocrois aucune politesse, pas même un bonjour. Enfant capricieuse qui marque son hostilité dans un geste puéril. Parler de leevi pour pas savoir qui elle est, pour qu'elle sache que t'es là pour lui même si ça signifie rien. Même si toi, tu sais pas vraiment pourquoi tu es là.

La nymphe brune lance un regard derrière elle avant de mieux s'écarter, dévoilant dans son sillage le visage connu d'un fantôme, ou peut-être est-ce toi, le fantôme apparaissant devant son regard qui glace le sang. A mille lieux de l'amour des villes européens, l’Amérique amène avec elle les yeux-iceberg et toi t'es le titanic. Collision douloureuse. T'as le corps transpercé, les souvenirs qui coulent par tout les pores de ta peau. Un sourire. Un regard. Un baiser. Une nuit. Un levé de soleil. Un éclat de rire. Une étreinte. Une odeur. Une saveur. Mille sensations. Une trahison. « Bonjour. » ça sonne comme une sentence, un renouveau.
comme un fantôme,
je viens te hanter
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MessageSujet: Re: ce qu'on était, ceux qu'on devient. (leevi)    Mar 22 Aoû - 23:28

ce qu'on était, ceux qu'on devient.
“ft nico, la briseuse de coeur.
Tu te noies dans ses bras. T'as l'âme en feu et les yeux lumineux, tu brûles de désir et vous vous consommez dans une étreinte. Elle est là, Lighea, de toute sa prestance qui t'a charmé, elle est là près de toi, elle t'éclabousse de son bonheur, de cette aura de douceur qui apaise tes craintes et inspire ton cœur. Tu écris, maintenant que la flamme du désir s'est bien nourrie, tu écris et noircis les pages de ton cahier des gammes qu'elle t'a inspiré. Tu chantes la pâleur de son teint et la noirceur de ses cheveux, tu te joues de ses ardeurs et gratte sur ta guitare toute l'affection qu'elle instille en ton cœur fatigué. A la fois muse, souvent sirène, le déhanchement de ses hanches t'a rendu à la vie, t'as restitué à tes folies - élucubrations musicales, tu couches sur le papier tout ce vague-à-l'âme comme tu l'as couché plus tôt entre tes cuisses. Lighea, c'est ta création, tu te sens son inventeur. Cette poupée de soie que t'as rempli de tes espoirs passés, en laquelle tu déposes toutes tes notes les plus sucrées.

Ça frappe, à la porte. Ça dérange ton âme de créateur. Tu ne prends pas la peine de te lever, tes doigts se jouent des cordes de ta guitare, ils bercent votre cocon d'une aura musicale. C'est ça, entre vous. Ça a toujours été ça. L'amour de l'art comme étendard. Elle se lève, se drape pudiquement dans une des chemises qui traîne sur le lit - eldorado fantasmé, et elle ouvre cette foutue porte, cette ignoble porte qui vous ramène à la vie, qui, en s'ouvrant, laisse échapper les notes de ta gibson. Quand votre eden se confronte au réel, c'est ta musique qui se fait la malle, votre bonheur qui se démantèle. Et tout ça, tout ce que vous essayez tant bien que mal de contenir entre ses murs, ça s'envole au grès du vent. Tu ne lèves même pas les yeux, tant l'importun t'importe peu.
C'est la voix qui titille tes tympans, cette voix familière et haït qui se faufile par dessus le lit, qui résonne dans le tambour de ta gibson, c'est cette voix qui s’imprègne dans les murs, rebondit sur la fenêtre, cette voix qui t'emprisonne. Tu frissonnes. pardon leevi, j'voulais pas. Le tumulte des souvenirs fait écho dans ton esprit. Ça sonne, ça résonne, ça re-sonne. Tu veux éloigner ce "ça", tu veux l'évincer d'un claquement de doigt, tu veux le broyer entre tes mains. Tu veux le ramener y'a des années. C'est le big bang, quand ton présent se cogne au passé. Tu fermes les yeux quelques secondes qui te paraissent l'éternité. Tu la revois au fond du lit, tu te revois l'admirer dans son sommeil, quand tu te réveillais quelques temps avant elle. Tout ça a la pâleur du souvenir et la chaleur de la rancœur. Et tu revois ce fameux jour d'été, cette brisure, cette cassure, ce trou béant qu'elle a laissé là en partant. Parce que même si c'est toi qui a fait tes clics et tes clacs, même si c'est ton choix, même si t'as fuis sans plus pouvoir affronter ce regard mi-coupable mi-amusé - amusement vicieux, tu le sentais au fond d'elle, pauvre petite chose fragile brisée au grès des vents ; c'est tout de même elle qui est partie, c'est elle qui t'a abandonné, s'adonnant dans le lit d'un connard à une ignoble tromperie. Elle s'est excusée, t'as pas eu la force de pardonner. L'as-tu seulement voulu, un jour ? Ton palpitant qui cogne de rage répond par la négative, et tu rouvres les yeux, comme à nouveau capable de faire face à ce présent envahissant.

Tu te lèves, doucement. Tu reposes au pied du fauteuil ta gibson délaissée. Tes gestes sont calmes, assurés. Tu vrilles ton regard dans le sien, sans y laisser transparaître le moindre désarroi. Elle s'est barrée, emportant avec elle ton cœur en bandoulière. Alors, naturellement, tu t'avances. Tes pas sont lents, ils ne trahissent pas le flot de tourments qui fait battre ton palpitant. Et puis, tout naturellement, comme si t'étais né pour ce moment, tu saisis la poignée de la porte, la ferme, doucement, si délicatement. T'es pas homme à esclandre, tu ne claques jamais rien. T'es la douceur faite main. Tes doigts lâchent la poignée, y laissant une traînée de sueur, seule trace visible de la douleur qui s'échine à torturer ton cœur. Sans dire un mot, sans répondre au regard interrogateur de Lighea, tu te rassois, et tes doigts tremblotants retrouvent leur place sur les cordes aimées de ta gibson. Comme si rien ne s'était passé. Comme si tu pouvais tout balayer, tout oublier, rien qu'en fermant la porte sur toutes tes avanies.
 “.

_________________



l'agneau
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MessageSujet: Re: ce qu'on était, ceux qu'on devient. (leevi)    Mer 23 Aoû - 17:33

ceux qu'on devient

tu détaches plus ton regard de leevi, comme une apparition que t'avais cherché mais jamais trouvé et qui apparaissait soudain. Divinité bafouée par la présence d'une autre dont le corps a demi-caché est couvert par l'infamie, étoffe aux odeurs d'un homme comme un aveu éhonté des actes qui viennent de se produire. Peut-être que c'était là, pendant que tu attendais devant cette porte sans savoir quoi faire, que durant ton hésitation il y avait de l'autre côté un enchevêtrement de corps aux effluves de sueur et de luxure. Ca te frappe. Vision onirique. ça aurait pu être toi. au milieu des « et si », y a cette vie ou ton choix aurait changé la donne, ou t'aurais simplement serrer un peu plus la main de ce bassiste sans jamais approcher tes lèvres des siennes. Cet instant fugace ou, observant Leevi sur ce banc à Paris t'aurais eu le courage de parler de tes peurs, de ne pas te laisser engloutir par la marée noire.

Et dans tes rêves, il frappe, il cri, il hurle. Il pleure peut-être, détourne le regard et serre les mâchoires. N'importe quoi pourvu qu'il agisse, un million de possibilités et une seule que t'as pas vu venir. Celle qui ne fait aucun bruit, qui ne cause aucun fracas. Seulement une porte délicatement fermé à ton visage comme dans cette chambre d'hôtel d'une autre vie ou il refermait derrière lui le battant de votre histoire. Pire encore que la tempête, ce calme immuable qui te renvoi au rang de vague souvenir qu'on se remémore avec indifférence, balayée d'un revers de main. tu n'es rien. un bourdonnement dans tes oreilles, le son de ta douleur intérieur, le murmure de ta colère. Nico, ton égo est démesuré en prend un coup, se dégonfle comme un ballon de baudruche. explose dans un élan de fierté bafouée. T'en reste pantoise, stupéfiee. Attendant les yeux fixé à la porte qu'il réapparaisse. jsuis pas rassasié de ton image. De mon mirage

Ce sont les accords de l'autre côté qui réveille ton esprit léthargique, la musique comme un appel, comme une voix de sirènes pour les marins tu t'engouffre dans la brèche mélodique, les yeux clôt, front contre la porte. C'est idiot cette symphonie, inspirée par sa vie de laquelle tu ne fais plus partie. Ôde à la beauté d'une nymphe parée de sa chemise d'homme, sûrement. Le doux rythme de la passion. T'en invente les paroles comme si elle pouvait devenir tienne, mélodie volée à la beauté d'une brune pour l'aura glacial d'une blonde. Des paroles et des accords pour vos désaccords. Finalement tes doigts s'enroulent autour de la poignée, violant l'intimité des tourtereaux comme un oiseau de mauvais augure. Planant comme une ombre sur leur plénitude. Incapable de laisser ton égo et ton cœur se faire souillé par leur image, avec la démarche fière et le menton haut de ses femmes blessées qui sont prête à mener les combat. Mais tu sais pas nico, tu sais plus contre quoi tu te bats. Contre tes faiblesses ? Peut-être contre cette nymphe qui danse, langoureuse, la nuit dans les draps de leevi ? Est-ce que tu te bats pour lui ou contre lui ? T'as erré jusqu'à l'autel de ce que t'as détruit, de ce qu'ils ont construit sans savoir ce que tu cherchais vraiment sinon une vague présence qui manquait à ton âme. Ou peut-être que tu la cherches, ton âme, qu'elle est partie coincée dans la valise du voleur de cœur, au rythme de chansons italienne, dans la soute d'un avion, jusque dans les accords d'un Gibson qui chante des mélodies à d'autres. Elle est là quelque part, juste entre les mains de leevi qui gratte les accords. tu es là, toi, toute entière, entre ses doigts qui frappent les cordes. dans un geste délibérément lent, tu poses ta main sur la sienne, empêchant ses doigts de continuer la mélodie. Fixant son visage en attendant qu'il te voit, toi aussi, l'invisible, la trouble-fête. Dans tes espoirs fou, il lève les yeux et il comprendre tout, dans l'éclat de tes yeux clairs il décèle les peurs, les colères, les peines et toutes les douleurs. Et l'amour. L'amour lancinant, violent, trop fort pour être combattu mais trop effrayant pour être affronté. Celui que t'as fuis pour ne pas qu'il t'engloutisse, celui qui est là, encore, toujours, caché sous les cendres de la rancœur . Leevi.. comme un murmure, comme une prière. Leevi un appel désespéré sur cette île ou vos âmes ont échoués, loin de cet appartement, oubliant le regard d'une autre sur votre scène dramatique. Une supplique venu de loin, né en Europe au creux de ta cage thoracique, qui a gonflé crescendo jusqu'à sortir dans un cri inaudible ici, en Amérique, devant lui.

regarde-moi.
je suis là
encore, toujours.

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MessageSujet: Re: ce qu'on était, ceux qu'on devient. (leevi)    Jeu 24 Aoû - 15:50

ce qu'on était, ceux qu'on devient.
“ft nico, la briseuse de coeur.
Sur ta main se pose le brûlant contact des souvenirs. Hantises et chagrins s'imposent à toi, viennent te hanter jusque dans le cocon que t'as crée avec ta nouvelle poupée. Tu n'as plus nul échappatoire, maintenant. Plus de porte qui te sépare de l'enfer de tes déboires, à peine quelques murs factices que tu dresses entre vous, et le regard tendre et doux d'une lighea qui s'interroge. Si sa présence te ramène sur la terre ferme et t'offre un mirage réconfortant dans le flot de tes réminiscences, elle ne suffit pas à effacer l'ombre amère du tombeau qui se dessine devant toi. Fantômes ou cadavres, en tout cas ils se relèvent maintenant, ils se haussent au présent. Ils éjectent d'une pichenette l’amoncellement de terre que tu as mis des années à pelleter, ils franchissent en une seconde - fatale - le gouffre que tu n'as eu de cesse de creuser. Et elle est là, nicola, bien droite et bien réelle, tant que tu peux sentir déjà le parfum de ses cheveux et les effluves de sa peau brûlante que tu as tant goûté autrefois. Avant qu'elle ne te prive de l'exclusivité. Avant qu'elle ne saisisse ton cœur de ses doigts crochus et qu'elle serre, fort fort fort, dans l'objectif de te l'arracher. T'as bien cru qu'elle y arriverait, qu'elle se satisferait peut-être de l'exploit de t'avoir laissé là, pantelant, chancelant, poupée désarticulée aux membres lacérés. T'as cru t'en être tiré, ensuite, quand t'as retrouvé goût à la musique, au vent dans tes cheveux, à la pâleur d'un soir d'été. Et là voilà à nouveau, insatisfaite, ombre relevée des enfers, chimère sauvée du styx par quelques créatures crédules, là voilà face à toi de ce regard qui te transperce, prête à détruire à nouveau toute cible croisant sa route. Tu veux fuir. Tu veux courir loin, loin de tes souvenirs, loin des tourments qui lancinent ton cœur brûlant. La peur te bouffe les entrailles pendant que la haine ronge tes veines. T'en pleurerais, d'un mélange de rage et de désespoir. Et au lieu de tout cela, tu plonges seulement tes yeux dans le gouffre des siens. Une fois de plus, elle ne t'a pas laissé le choix. Une fois encore, elle a forcé tes décisions, t'as imposé ses pulsions. Elle est l'horloge du temps qui tire les rennes de vos vies, et t'es toujours demeuré cette créature placide tracté par ses envies.

Elle est la seule que t'ai jamais aimé. T'as essayé de trop t'en approcher, tu t'es brûlé les ailes icare, t'as pas écouté ton père, t'as vu en elle le rêve de toute une vie, t'as senti chez elle ce que t'avais toujours cherché sur cette terre en errant au grès des vents. Elle t'a appelé, d'une voix enchanteresse, et t'as répondu à son appel, persuadé qu'elle t'emmènerait avec elle jusqu'à l'olympe des dieux. Elle l'a fait, ça oui. Elle t'a fait goûter au vin d'ambroisie, a comblé toutes tes envies, tu t'es cru immortel et intouchable, tu contemplais déjà le monde par delà ton piédestal. Et puis la chute. Acerbe. Déferlement de violences. Douleurs, colère, rage et désespoirs. Tous les dieux ligués contre toi, le rejet, puis la fuite. Et là, le noir. Aveuglant. Soudain. Forcé. Le noir de tes espoirs gâchés. Le noir du tombeau dans lequel tu es tombé. Et plus rien. Dédain.

 “Qu'est-ce que tu fous là ? “ Le bruit, enfin. La rage contenue des années durant qui fait trembloter ta voix, te donne l'air d'un agneau qu'on égorge. T'as la douleur au creux des reins, cette souffrance qui fait claquer ta mâchoire et serrer les poings comme si t'allais t'échiner à la frapper, encore, encore, à casser ses jolies dents qui t'ont menti, à clore pour de bon, cette fois, cette bouche de laquelle ne s'écoule qu'une longue suite de calomnies. Perles salées au coin des yeux. Tu retires ta main de la sienne d'un geste à peine contenu, tu quittes ce lien physique qu'elle t'impose. Tu te crois maître, tu n'en es rien. Tu sais bien qu'à un moment, qu'en une seconde, qu'en un instant, tu devras fuir pour de bon ce cocon de bonheur dans lequel Lighea vous regarde toujours, l'incompréhension affichée au fond des yeux. Tu n'en as pas encore le courage, et quand tu plonges ton regard dans le sien, quittant celui - farceur, de nicola, tu retrouves ce brin de vigueur qui manque au fond de ton cœur. Alors pour l'instant, tu demeures là, la lâcheté qui te tenaille, priant pour que ce monstre échappé du passé ne vous redonne à votre tranquillité, sachant pourtant, quelque part, que c'est fini maintenant. Qu'elle parte ne changera rien, elle a déjà redistribué les cartes de ton destin. T'es fini, leevi.

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MessageSujet: Re: ce qu'on était, ceux qu'on devient. (leevi)    Sam 26 Aoû - 11:17

ceux qu'on devient

A quoi tu t'attendais Nico ? Une arrivée en fanfare, accord et symphonie ? Tapis rouge pour ta grandeur étouffée dans l'acide de la vie ? De la pluie pour un baiser romantique ? Ou peut-être une chanson, ode à ton retour ? Mais non Nico. Non t'as que du vent et de l'amertume. Tes doigts entourant les siens dans un geste désespéré de le faire réagir, d'attirer son regard, d’éclipser la présence d'une autre pour imposer la tienne. Mais l'inconnue s'est étalée et les années n'ont pas apaisé la colère de leevi. Ses doigts se dérobent aux tiens, presque violemment. contact brûlant venu d'antan. T'es une décharge électrique. Défibrillateur posé sur son âme. Secousse violente aux parfums italiens. De cette vie à Rome morte dans la douleur. Il veut pas de toi ici, ou il s'est créé son cocon fait de douceur de nymphe et de musique enjôleuse. T'es le bruit strident d'un piano mal accordé au milieu de sa belle symphonie. La tâche d’ombre qui empêche la lumière d’innonder son monde. Éclipse du soleil, à s'en brûler les yeux.

Et ses mots résonnent, ils ont le goût âcre de l'amertume. L'impolitesse rugueuse de la rancœur. Et tu les acceptes de bonnes grâce, faisant taire le murmure colérique de ton orgueil blessé. les retrouvailles comme un mauvais rêve. courbant un instant l'échine devant son ton âpre, laissant sa question en suspend dans un moment de réel réflexion. L'oeil torve qui se pose vaguement sur la silhouette féminine qui observe cette triste scène de son regard perdue. Ne saisissant pas l'enjeu qui prend place sous son attention, ta présence venant troubler son cocon de plénitude, venant étalé ton odeur dans la pièce pour chasser les siennes. Espérant y laisser les effluves de ton âme pour planer au dessus d'elle chaque fois qu'elle errera entre ses murs.    Tu pourrais sans doute te soucier davantage de cette spectatrice impromptue mais t'as choisi tes batailles Nico, et aujourd'hui la tienne porte un autre nom. Tu pèses tes mots avec une infinie attention craignant que d'une phrase mal placé il s'évapore. Tant proie tantôt chasseur.  « tu me manquais. »  pieux mensonge, semi-vérité. Il t'as manqué tout le temps leevi, du levé du jour jusqu'à la fin des nuits, dans les silences et dans le bruit. Même sur scène, il te manquait. T'as jamais cessé de chercher son regard dans les foules, espérant voir son œil étincelant de fierté. Mais il t'a jamais manqué au point de revenir le trouver, pas plus hier qu'aujourd'hui. C'est seulement le silence et la mort de tes rêves qui ont poussé son souvenir au premier plan. La marée de ta mémoire à laisser sur le sable un amoncellement de regret qui portait ses traits, qui t'ont conduite aujourd'hui à revenir à lui dans un besoin désespéré de ne pas tout perdre. Un espoir vain de pouvoir encore rattraper ce que t'as laissé filé entre tes doigts. Tu te fais tragédienne, de ton timbre un brin dramatique. Mise en scène chaotique qui mêle la vérité et le mensonge. Acte II scène I, le retour de l'amour perdu. Tu joue pour leevi qui fuis ton regard, que tu voudrais happer. La clarté de son regard que tu veux retrouver. Tu joue pour cette fille mal à l'aise devant votre pièce de théâtre, triste spectatrice qui entrevoir les lignes de l'histoire. Tu joue pour ta jalousie qui ronge comme l'acide depuis qu'elle a ouvert cette porte. Tu joue aussi pour toi, tes regrets comme un flot ininterrompue, brisant les barrage que t'avais bâti avec soin qui désormais te submerge. Qui sait naître ce besoin irrépressible de réparer tes fautes. Au moins jusqu'à la prochaine.

« je suis revenue. » tu l’ajoute comme une évidence, comme si ça pouvait balayer la trahison et l'absence. La séparation. Comme si ça suffisait à recoller les morceaux épars de vous que t'as laisser exploser en vol. Comme si cette simple phrase allait rétablir l'ordre cosmique, renvoyer le soleil brun en orbite et laisser la place à la lune. Te laisser ta place à toi. Un soupçon de vanité caché dans tes mots, cette manière ingrate de dire puisque je suis la t'as plus besoin d'elle. puisque je suis la, resté avec moi
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MessageSujet: Re: ce qu'on était, ceux qu'on devient. (leevi)    Jeu 31 Aoû - 14:52

ce qu'on était, ceux qu'on devient.
“ft nico, la briseuse de coeur.
Tu me manquais. Électrochoc. Tu lui manquais. Tu lui manquais quand elle se prélassait dans les bras d'un autre, sans doute, tu lui manquais quand elle foulait du pied le paradis de la scène, la vie rêvée de nico - ancienne carrière aux accents fantomatiques ; sans doute que tu lui manquais, parfois, quand dans des moments d'oubli elle se noyait dans le flot de souvenirs qu'elle balayait d'un geste de la main comme un moustique un soir d'été. Tu ne crois pas une seconde à ce manque qu'elle t'assène au visage d'un coup violent, tu ne crois pas qu'elle ai souffert, elle aussi, de cette brûlure au creux du ventre, de cette cassure de tous tes membres. Le manque t'a bouffé, t'a détruit, t'a tué à petits feux, aussi surement qu'une plaie virulente et pourrissante, aussi surement qu'un coup de poignard en plein dans le cœur, ce cœur qu'elle a laissé moisir au sol après l'avoir arraché et piétiné d'un pied rageur. Toi, tu as connu le manque, tu l'as serré dans tes bras, tu as dormi avec, tu as partagé ton quotidien, jour après jour, heure après heure, chaque seconde que dieu fait, tu as côtoyé ce manque laissant derrière toi une traînée de désespoir, tu as embrassé cette pénurie, cette absence, cette insuffisance, tu t'es marié à des fantômes et t'as eu peur d'ombres monochromes. Et elle revient, des années après, des années durant lesquels ta vie s'est effondrée, elle revient la bouche en cœur, fleur en boutonnière, larmichettes factices au fond de l’œil, elle te fait de la peine, elle t'en ferait pitié, quand elle se plaint de ce qu'elle a elle-même choisi d'abandonner. Elle est revenu finir ce qu'elle a commencé, voir ce que t'es devenu - petite chose amochée qu'elle a laissé quelque part dans une autre contrée, achever son ignoble dessein, parachever ton destin. Elle a toujours eu ce besoin de tout contrôler, d'apposer sur toi sa marque du diable ; elle répugne à te voir là, sourire aux lèvres, musique au creux des mains, tu t'en es sorti, leevi, et elle ne peut le tolérer.
Et là revoilà. A l'instant même où tu es parvenu à réparer ton cœur blessé, au moment précis où tu as colmaté les plaies sanguinolentes de ta vie qui s'échappaient par tous tes pores, là voici. Cette succube aux traits faussement angéliques, elle ose encore te faire face, te regarder droit dans les yeux sans brûler en enfer. Cette injustice est fragmentaire. Si d'un côté tu cacherais volontiers son cadavre quelque part dans les bois, de l'autre tu te réjouis de ce regard qu'elle dresse sur toi. Surtout sur Lighea.
Ça te tue, hein, qu'une autre prenne ta place ?
Je souhaite que ça te bouffe autant que moi.
Prophétie de toute une vie.

Tu envisageais d'abord de laisser ta muse quitter la scène de ce spectacle pitoyable qui lui est étranger, mais tu ne peux laisser à nico le plaisir d'un tête-à-tête. Égoïste, tu en oublies le sens commun pour te concentrer sur le tien. La douceur d'une sirène t'entraîne vers une ardeur incomparable. Tu te sentirais prêt à affronter les montagnes et les dieux, la diablesse qui te fait face et les souvenirs amers qu'elle entraîne avec elle, par flot continu, vagues dissolues. Tu te sentirais un héros olympien. “ Et tu crois que ça m'importe ?Sincèrement ? Rien de plus troublant qu'une indifférence contrôlée. T'es en plein déni, leevi, tu te mens à toi même quand tu te crois résigné. Les battements de ton cœur et cette boule qui se gorge de sentiments divers au fond de ton ventre trahissent la calomnie dont tu drapes cette scène - tentative désespérée pour dresser entre elle et toi un mur invisible qui te protégerait à jamais, désormais, de son influence démoniaque. Tu dresses sur elle un regard éteint, dans laquelle ne brûle plus la flamme qui y habitait autrefois quand tu croisais la beauté de ses yeux gris - toute lueur ayant quitté la chaleur de ton corps. T'en oublie tes rêves et tes envies, t'en délaisse les ambitions de ta vie, t'es projeté dans un passé révolu et le choc est lourd, violent, pour ta pauvre âme égarée. T'aurais préféré qu'elle demeure une ombre fantomatique et que jamais, oh grand jamais, tu ne re-goûtes à la douceur de son odeur. Elle est trop réelle, là, devant toi, elle reprend sa place dans le vrai monde, elle inonde ton univers de vagues amères. Nico Byrd existe à nouveau ailleurs que dans les fantasmes malades de ton esprit, ses rêveries qui ont si longuement accompagné tes pas mal assurés. Et tu fixes la pâleur de son regard, dans une joute que, pour cette fois, tu as bien l'intention de gagner. Juste dans l'espoir de marquer enfin une victoire sur la longue litanie de votre histoire.

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MessageSujet: Re: ce qu'on était, ceux qu'on devient. (leevi)    Ven 1 Sep - 17:45

ceux qu'on devient

Les musiciens se mettent à la danse, des valses discordantes, des pas malhabiles. Tu avances, leevi recule. et un deux trois quatre sur une musique mélancolique teintée d'injures murmurées au silence. De regards qui parlent sans rien dire vraiment. Des mots prononcés, entre piques et vérité. Votre entrevue est une interprétation improvisé, régit par les émotions direct, les incertitudes et l'hostilité. La retenue qui t'habite pour ne pas te faire mettre dehors est la même qu'il affiche pour ne pas réellement t'affronter. Peut-être également pour rester imperméable à tout tes propos devant sa nymphe, présence onirique que t'aimerais faire disparaître. Petite groupie muette qui vous jauge dans son inertie. Et t'espère de toute tes forces, sans même lui adresser un regard, qu'elle sent là poindre le changement. Que son rôle quel qu'il fut, depuis des années ou seulement depuis une nuit, n'aura jamais la même signification maintenant que l'ombre nicola plane sur son corps. T'espère qu'elle s'étiolera sous ton obscurité, bien décidé à lui faire de l'ombre et que son corps drapé de la chemise s'enfuira un jour pour ne pas revenir. Elle est là, sans doute, la plus grande barrière. La rancoeur de leevi tu pourras l'apprivoiser un jour, peut-être. Mais les courbes enjôleuse des fillettes aux traits doux et aux caresses solaire concurrence la tempête que tu fais rugir sans cesse. T'y perdrais bien tes mains dans sa chevelure brune toi aussi, avec son regard de celle a qui l'on donne le bon dieu sans confession. De cette candeur insolente qui laisse affluer en toi des bouffée de rage. soupçon de jalousie et elle est presque trophée, elle est presque ostentatoire en restant là, sans bouger. Symbole de la victoire de leevi sur votre histoire, sur sa douleur. Médaille pendu à son cou qui minaude trop tard nico. alors tu souris, à leevi, à cette fille, à toi-même aussi. Rictus hautain pour garder la face, pour ne pas parler de défaite quand tes atouts sont encore en main.
t'as voulu tes rêves et tu les as eu
pourquoi pas celui-ci ?


mais leevi n'est plus cet âme douce à ton contact, il est devenu rugueux et à la fois si lisse. Des bords acérés sur lesquels tu t'écorches tout en glissant sans cesse rendant difficile l'ascension jusqu'à son cœur. Jusqu'à son âme. tu crois que ça m'importe? c'est dit doucement pourtant ça fouette l'air. Ca claque l'âme. C'est un coup si doux qu'il est violent, question rhétorique remplie d'amertume. Creusant le gouffre qui vous sépare, désormais si profond qu'en tentant de rejoindre leevi tu finirais sans doute en chute libre jusqu'au fond du précipice. Ce canyon que tu as toi-même creusé avec tes actes, avec ton absence. Qu'il a creusé lui aussi avec sa colère et son indifférence. Maintenant, ses mots sont des échos qui se répercutent dans  ton crâne, dans ton cœur et tout ton corps. Vibrant d'une impatience à peine contenu, enfant capricieuse irrité de ne pas atteindre son but aussi facilement qu'elle le rêvait. Les jambes qui s'étirent pour se redresser et l'oeil qui se fait plus étincelant, fondant dans celui de leevi pour asséné la seule certitude qui subsiste encore ici, entre vous deux. vous trois. « oui. » seulement trois petites lettres, un infime mot qui dévoile toute l'étendu de ta stupide assurance. Persuadé que les marées et l'écume n'auront pas suffit à engloutir votre histoire et cette passion qui l'animait autrefois en ta présence. Et si vous n'êtes plus aux heures glorieuses de votre duo t'aimes croire que tu es un souvenir immuable, une marque au fer rouge. Que les années, les décennies et même les siècles ne suffisent pas à effacer ta présence. Tu veux le croire parce que si tu te trompes, ta présence ici n'aurait plus aucun sens. Alors avec ton assurance a demi feinte t'avances doucement jusqu'à lui, distance respectable mais une nouvelle fois envahissant sa bulle. « et je crois que ça t'importera toujours. » mens-moi leevi. dis que je me trompe. dis que tu t'en fiches. jure  que ma présence ne représente rien. regarde-moi dans le fond des yeux et, sans ciller, promet que ça n'a plus d'importance à présent. et cette fois tu fais l'honneur de lancer un regard à sa nymphe, c'est a leevi que tu le dis mais c'est elle qui doit l'entendre aussi. Elle qui doit comprendre tout ce que tu veux lui dire dans cette simple phrase.
onde de choc
parce que tu veux croire t'es celle qui a été aimé par lui, Nico, bien plus qu'elle ne le sera. Parce que t'es ici désormais, nuisible dans leur cocon de bien-être, parce que si de son œil de biche elle attire le regard, de ton oeil-tempête tu chamboules toujours tout sur ton passage. d'un infime sourire en coin qui lui est adressée à elle, rien qu'à elle, tu lui promets que tout à changé maintenant.
qu'il te haïsse ou qu'il t'aime,
rien ne sera comme avant

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MessageSujet: Re: ce qu'on était, ceux qu'on devient. (leevi)    Mar 5 Sep - 23:05

ce qu'on était, ceux qu'on devient.
“ft nico, la briseuse de coeur.
Oui, ça t'importera toujours. Tu ne peux guère dire le contraire. T'es pas menteur, comme joueur, t'affrontes la réalité qui te tabasse en pleine face, tu ploies le genoux face au destin qui te broie les intestins, mais jamais tu ne fuis, jamais tu ne préfères le déni à la vérité. T'es de ces hommes sur lequel le temps n'a qu'une influence modérée : il passe sur toi, mais jamais ne te marque en profondeur. T'as le sourire de tes dix ans, et l'ardeur de tes vieux jours. Toutes ces altérations demeurent superficielles, dans la petite ride nichée au creux des yeux, dans ces quelques minutes de pluie quand il y a tant de soleil. Que de l'artificiel. Sauf pour elle. nicola. oui, elle , cette poupée qui t'a marqué de son empreinte jusque dans toutes les fibres de ton âme, et tu trembles encore à son contact, tes poils se hérissent ne te laissant guère de contrôle sur la situation, et tu t'abandonnes aux ressentis qui te dominent pendant qu' elle jouit de ton affliction. Sorcière au pain d'épices, sauce Leevi. Tu ne peux plus rien. Elle a toujours joué de cette influence pour prendre le contrôle de votre union. Tu t'es lâchement laissé faire, tant d'amour palpitant au fond du cœur - a-t-elle fait appel à un ensorceleur ? - que t'avais du mal à y croire pleinement, levant parfois les yeux au ciel pour y puiser l'essentielle vérité de votre romance, de cette charmante idylle, de ce sort qu'on t'a jeté. Tu l'as aimé plus que nécessaire, t'aurais donné la terre entière pour la douceur de ses yeux bleus et le charme olympien de son sourire. T'aurais fais beaucoup trop, pour une unique femme. Était-elle encore un être humain, à tes yeux, ou avait-elle véritablement délogé les dieux ? La question subsiste quand, désormais, elle est passée d'un piédestal à un autre. De l'amour à la haine, dit-on, il n'y a qu'un pas, et si tu tentes de faire croire à l'indifférence, tout en toi transpire l'éclat de ta sombre déchéance. La haine palpite au fond de toi, dans des recoins que t'ignorais encore jusqu'à présent. Tu n'as jamais haï, Leevi, à l'exception peut-être de ton père, violent, tu découvres en cet instant la rage qui peut animer tes yeux. Et la flamme transforme ton iris habituellement mirages paradisiaques en désert rocailleux, où nul ne pourrait subsister plus d'un été. Si elle y plonge, elle mourra, nicola.

En attendant, c'est vers Lighea que tu dresses un regard repentant. Tu te sens mal, de la mettre dans cette situation, tu voudrais t'oublier dans ses bras et laisser ce désespoir dans lequel tu te noies. Tu te lèves, échappes à la pression de Nicola, dépose un délicat baiser sur le front de la belle muse qui t'enchante de sa présence. T'en arrêtes d'être égoïste, maintenant, tu la laisses vagabonder dans un espace-temps moins propice aux règlements de compte, et tu te délestes de sa douce emprise. “ Je t'appelle ce soir. “ tu lui glisses à l'oreille, cette douceur dans ta voix qui n'y paraîtra plus avant que Nicola ne quitte le cocon de ton chez-toi. Elle ne tarde pas à filer, sirène prise dans les filets d'une histoire avortée qu'elle ne connaît pas. Tu admires son dos, la chaloupe de son pas, tu ne l'oublies pas du regard avant d'avoir vu la porte - malveillante - sur laquelle elle se referme, s'oublie, disparaît. Il ne reste plus que son ombre, entre elle et toi. Guère plus qu'une présence absence qui t'affole et t'abandonne en plein émoi. Et c'est à nouveau sur elle que tes iris froides s'arrêtent, sur elle et son visage d'ange, sa chevelure trompeuse, et tu te rends compte - sans doute pour la première fois - qu'elle affiche pleinement dans son allure toutes les mesquineries dont elle est capable. Elle est une garce incomparable. “ T'as un sacré culot de te repointer ici. “ Des années. De longues années séparent tes souvenirs de la réalité. Votre réalité. Celle dans laquelle vous étiez bien ancrés, amoureux puis séparés, le dur et brutal choc de la vérité. La haine se fait part belle dans ta voix. “ Alors, qu'est-ce que tu veux ? “ Tu la fixes, maintenant. Plus rien ne peut se dresser entre vous, désormais, sinon ce mur glacial que tu as mis des années à construire mais qui ne pourra plus se détruire au présent. Alors, bien abrité sous la glace qui te sert de réconfort, tu ne baisses plus les yeux, histoire de récupérer un peu de toute cette fierté blessée par les mots de la douce, de la belle, de l'angélique nico. Fierté rapiécée, maintenant, de tissus différents, patchwork de tout ce que t'as pu mettre comme pansement sous ce mal béant qu'elle a dispersé dans tous les coins et les recoins de ton palpitant. Fierté faite de Lighéa, d'Astréa, de ces âmes qui t'ont bercées, réconfortées, de ces âmes qui ont su apposer sur toi une marque plus douce que ne l'a jamais fait nicola. Elle, la briseuse de cœur, l'odieuse marionnettiste de ton malheur.

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MessageSujet: Re: ce qu'on était, ceux qu'on devient. (leevi)    Mer 6 Sep - 18:43

ceux qu'on devient

Tu détaches pas ton regard de leevi. Leevi qui embrasse avec tendresse son front blanc sous tes yeux jaloux. Leevi qui observe sa nymphe s'éloigner de lui, l'oeil brillant. Promesse de lendemain meilleur que ce jour qu'il lui offre, entaché de ta présence. De ce regard que tu connais bien, posé sur toi autrefois. Et c'est un coup au cœur. Poignard dans le myocarde, battement erratiques. Ton corps se fait façade impénétrable pour masquer une âme qui suffoque. elle hurle dans son silence. regarde-moi, arrête de suivre ses hanches qui roulent vers la sortie. Regarde-moi encore. toujours  il flotte dans l'air des cris inaudibles que la fierté t'empêche d'exprimer. Hémorragie interne. Il vogue dans le vide tant de choses que tu pourrais dire, tout ce que tu aurais du prononcer des années plus tôt déjà, et ce soir encore. Une multitude de possibilité enseveli sous le regret, la jalousie et l'égo. Étouffant toute la tendresse qui subsiste encore pour votre histoire. Son regard glacial n'arrange rien, un froid si puissant venu de ses iris clair qu'il brûle ta peau. Il a quitté son habit d'indifférence pour porter avec encore plus d'aisance celui de la distance amer. la houle aux embruns de haine. Et ses mots qui se détachent du silence comme une sentence. « j'ai toujours eu du culot quand il fallait en avoir. » n'est-ce pas une qualité que tu as toujours eu ? Le cran. Le cran de voler la place de River dans le groupe, le cran d'abandonner ta sœur pour la tournée, le traître culot de caresser le corps du bassiste pour perdre leevi. et garder le reste. Le courage malsain de revenir pousser la porte de chez lui comme un fantôme irrespectueux qui trouble le deuil qu'il avait réussi a faire. Nico-tempête. Carnage annoncé. Leevi est ta Nouvelle-Orléans. Ton nouveau monde. Comme christophe colomb à la conquête du bonheur. Toi t'étais sa Katrina. Ouragan dévastateur, des vents violents, des inondations et la désolation. A une époque pourtant, t'étais le soleil autant qu'il était le tien, toi tu t'en souviens.
et toi leevi?
tu sondes son regard impénétrable avec la désagréable impression que de vous, en lui, il ne reste rien. C'est un caméo de vos derniers instants, le pire de ce que vous étiez. Reflet de ce que vous êtes devenus. le néant. abîme sans fond plongé dans l'obscurité, duquel on n'échappera jamais.

Finalement tu veux tant de choses et aucune à la fois. Lui rappeler qui tu es, qui vous étiez ensemble. Lui montrer que le monde tournait autrement quand il se composait selon votre amour, que la rotation de la terre est devenu plus lente. Lui montrer le temps qui s'étire a l'infini depuis que t'as fuis. Lui parler de ce sentiment de solitude qui te rattrape après des années à courir pour ne pas sombrer. La musique pour oublié tes fautes. Mais le myocarde en lambeaux refuse de prendre le risque d'être brisé un peu plus alors tu souffles simplement ce qui te viens. « j'en sais rien leevi. » et c'est sans doute la seul vérité que tu peux lui offrir aujourd'hui. A demi-mot, soufflé calmement. Tu savais avant même de frapper à sa porte que ta visite n'avait aucun sens, régie seulement par une impulsion folle, poussée par les souvenirs d'autrefois. Un soupçon de mélancolie incitant à retrouver un mirage que tu avais si bien su faire fuir. « je te l'ai dis, j'avais envie de te voir. » besoin égoïste de voir un peu plus tout ce que t'as perdu. Ta carrière, ton amitié avec river. Il ne manquait finalement plus qu'un regret a observer. Plus qu'une histoire gâchée à revenir hanter. La plus importante sans doute.
admiration du chaos.
Leevi,
ton plus beau gâchis.


avec l'aisance des moins gênés, tu t'assois sur son canapé, fatiguée de rester stoïque devant son air impénétrable. Vexée peut-être de ne pas susciter le même éclat que la nymphe faisait apparaître. Les jambes croisé, bras sur l'accoudoir comme une reine sur son royaume. T'imposant dans des contrées qui ne sont pas les tiennes. Conquérante sans gloire, t'as chassé la princesse pour finir sous le joug du regard d'un roi qui rêve de te mettre au bûcher telle une sorcière. Tu sais pas combien de temps tu laisses le silence planer douloureusement entre vous quand finalement t'ose la question sans pudeur qui titille ton âme depuis que la porte s'est ouverte. « est-ce que tu l'aimes? » est-ce que tu l'aimes plus que moi? t'adopte un ton neutre pour masquer une incertitude douloureuse. non serait sans doute un mensonge, oui sûrement un crève-cœur. Mais nico, dans tout les croisades il y a des pertes, c'est la tete de la reine ce soir, qui est tombée.

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MessageSujet: Re: ce qu'on était, ceux qu'on devient. (leevi)    Jeu 7 Sep - 23:01


ce qu'on était, ceux qu'on devient.
“ft nico, la briseuse de coeur.  :coeur:


T'as les iris qui flamboient de ta rage. Entre l'ombre de ta haine et les palpitations de ta colère, il n'y a plus aucune place pour la jovialité qui d'habitude tapisse le fond de tes prunelles. Tu t'es transformé, perdu entre l'appartement de ton présent - ce coussin si réel, cette table si nouvelle - et elle, droite devant toi, la pâleur d'un jour sans fin sur le visage, le passé qu'elle amène entre ses mains closes et qu'elle te tend, amèrement - poing en pleine gueule. Face à elle, tu deviens l'autre, l'inconnu, l'étranger. Le fuyard, l'immobile, le terrifié. A peine le reflet d'un gamin apeuré. Tu n'es plus que l'ombre de toi-même quand se dresse face à toi le spectre et ses souvenirs requiem. Tu bannis le sourire de ton visage enfantin, tu oublies loin derrière les errances de tes fantasques folies, trop obnubilé que t'es par les méandres de ton chagrin - dont, finalement, ta rage n'est qu'une copie déformée -. Et quand elle te dit avoir du cran, c'est là que tu la vois vraiment. Elle n'est plus face à toi le spectre déformant des souvenirs, mais bel et bien la nico du présent. De longs cheveux blonds qui tombent en cascades ondulantes sur ces frêles épaules, la bleuté de son regard clair dans lequel tu lis tant d'espoirs gâchés, sa bouche, pulpeuse, lèvres qui t'évoquent encore d'admirables délices, et tu constates qu'elle n'a guère vieillie mais que quelque chose en elle s'est tari. A la fraîcheur de son bonheur dans tes bras succède une inqualifiable obscurité ombrant la douceur de sa peau claire. Et tu recherches, sans même y penser, la cause de ce désastre, la raison de ce carnage. Tu te demandes où est passé la folie douce de vos belles années, et pourquoi elle a été remplacée par ce charme glacial de la blonde désœuvrée - à l'aune d'un archétype. Qu'est-ce que t'as fais, nicola, dans quels bras encore as-tu perdu ce qui te servait de bonheur ? Elle a ouvert les doigts et t'ignores dans quel fleuve elle a laissé glisser son nirvana.

Nico et son culot. Nicola et l'audace de se glisser dans d'autres bras quand t'es là, toi, yeux en amande et bonheur au creux des lèvres, juste à côté, à deux pas, à l'attendre patiemment. L'arrogance de revenir, trois ans passés, l'impertinence de soutenir ton regard, de t'installer dans ton domaine, sans gêne, la hardiesse, surtout, de laisser voguer sa voix jusqu'à toi sans donner la moindre raison, la moindre explication, et tu te tais, et tu peines à conserver le peu de sang-froid qu'il te reste au fond du cœur, tu laisses sa bouche s'entrouvrir, se fermer, tu devines sa langue qui se dessine dans le creux de ses lèvres pleines. Et le feu qui bouillonne. Intrépide. Insondable. Ce feu qui grandit à mesure qu'elle en attise les flammes. Et cette violence à peine contenue qui déforme la jeunesse de tes traits. Il y a le monstre inconnu qui titille tes membres, ce monstre héréditaire qui revient te hanter, lui aussi, et tu penses à ton père. Des coups, goût alcool.

Tu l'écoutes, tout de même, tu dévores ces mots comme le feu ses brindilles. Tu t'en nourris, monstre à peine rassasié, et tu attends le bon moment pour faire ton entrée sur la scène de ces retrouvailles amères. J'avais envie de te voir. Tu conserves ton silence. Douloureusement. Tu voudrais lui cracher ta haine au visage, lui ficher ton dégoût en plein cœur - en a-t-elle un ? , tu t'abstiens. Tes poings se serrent, tes mâchoires se crispent, mais tu ne dis rien. C'est elle qui, bien installée sur ton canapé, respirant ton air, planant sur ton désespoir, vautour à la gueule noire, rompt le silence que t'as eu tant de mal à instaurer. Elle ose parler d'amour. Non seulement elle a l'audace de se pointer chez toi, sans mot dire, disparue depuis trois ans dans un soupir, mais en plus elle vient parler d'amour, te questionner, s'insinuer chez toi, puis en toi ? Tu rêves, tu délires, Leevi, tu vas te réveiller dans la seconde, après un pincement, ou deux, tu seras dans ton lit aux côtés de Lighea à te demander ce que faisait nicola dans ton cauchemar.
Non, elle est bien là.
Un soupir, et le son de ta voix, qui fait écho contre les murs, contre ce silence cathédrale qui repousse le néant.
Non.
Un mot, et puis plus rien.
Jusqu'au déferlement.
C'est sur, t'avais du cran quand tu te vautrais dans les bras de l'autre connard. T'as eu le cran de mentir, trahir, clap clap, bravo ; et maintenant t'as même le cran de venir ici, de te pointer chez moi, sans prévenir, après trois ans de silence, de souffrance, pour me voir ? Sans but, sans même d'excuse au coin des lèvres ? Tu te fous de ma gueule, Nicola !?
Le monstre reprend son souffle. Le calme, et la tempête, contenue dans un soupir.
Dégage.
Et ton bras montre la porte. Tu ne soutiens plus ce regard glacé dans lequel tu ne lis plus rien. Tu baisses les yeux Leevi, mais tu ne portes plus l'étendard de la honte ou de la défaite, c'est le drapeau du dégoût que tu brandis devant toi. Le dégoût qu'elle t'inspire.

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MessageSujet: Re: ce qu'on était, ceux qu'on devient. (leevi)    Ven 8 Sep - 22:57

ceux qu'on devient

Nico comme le ressac. Tu vas, tu viens, avec violence tu fracasses et tu brises. T'es la douce amertume, comme l'eau des océans. Le goût qui persiste dans la bouche qui fini par rendre la vie âpre. Leevi il connaît ce goût-là, cette bile venu du fond de la gorge qu'on exècre. C'est désormais, sans doute, ce qu'il ressent chaque fois qu'il songe à toi, que ton nom comme une plaie infectée sur son âme ravive la douleur. La tienne aussi. Leevi était devenu statut, roc immuable. Souvenir façonné au gré de tes besoins. Il était tristesse, souffrance et solitude. T'es venu troublé cette image aussi rassurante qu'égoïste ou sa vie sans toi était aussi calme que l'eau d'un lac en pleine nuit. Sale idée qui murmurait à ton songes amers.
non il t'a pas oublié nico,
t'es la fille des chansons d'amours brisés
des mélodies venues du coeur

Idéalisme imbécile, même dans tes erreurs tu veux encore la gloire. Tu veux encore être soleil, centre de l'univers. C'était magnifiquement triste, superbement poétique cette idée d'être ce nom qu'on murmure avec tristesse sur des accords grattés dans une nuit sans lune. Au creux d'une peine inconsolable apaisée seulement par une prose chantonnée sur un rythme beau à pleurer. Mais si leevi a pleuré ton absence sur le grattement de sa guitare c'est un temps révolu. Il compose des ode à la douceur des nymphes, oubli jusqu'à ton nom, efface ton visage et tes caresses en se soumettant à d'autres. Pour toi il ne reste que les désaccords, les mal accordés. Votre symphonie ressemble à un crissement d'ongle sur un tableau noir.

T'observe son visage figé dans un masque-patchwork. Rapiècement d'émotions, crescendo de mauvais sentiments. non, trois lettres détachés avec clarté. Il te dit non, à toi. Du bout des lèvres qui t'avais tout accordé autrefois, toujours pleines d’honnêteté. Tu sais plus aujourd'hui ce qui est vrai et ce qui ne l'est plus. A force d'user de faux semblant tu sais reconnaître les traits de celui qui veut masquer tout de lui. Leevi se cache, derrière le flamboiement d'une colère qu'il déverse petit à petit, bien loin de considérer qu'il te doit encore une réponse aussi vraie soit-elle. Le poids sur ton thorax ne s'allège pas avec sa réponse, comme un secret bien gardé que tu n'atteins pas, la vérité glaciale qui se cache derrière son non qui n'en est peut-être pas un. T'as vu la tendresse qu'il accordait à cette fille, la douceur d'un baiser, la caresse d'un regard. L'odeur putride de leur affection se mélangeait à celle de ta jalousie. Après toute ces années, tu connais encore les airs qu'ils arborent dans les instants de douceur. « menteur. » lâchée d'une voix atrocement calme qui masque savamment le tumulte dans ta poitrine. Ouragan désagréable qui bouscule les organes. Tu finis en situs inversus, pas certaine de déceler encore les battements de ton propre cœur. arrêt cardiaque

quelle importance pourtant, qu'il l'aime ou la côtoie simplement ? Il déverse avec un calme effrayant ce qu'il retenait sans doute depuis qu'il t'a vu à la porte. Tu peux pas empêcher ce sourire malsain de déformer tes lèvres scellées, victoire au goût violent. Tu suscites encore quelque chose. Tu suscites encore la sale impulsion de dégoût qui naît de la tristesse. Bien plus que sa distance hostile, leevi ouvre une porte avec ses accusations. C'est un courant d'air frais, souffle d'espoir. Folie utopique. « Ca changerait quelque chose? Si je m'expliquais, si je m'excusais là, maintenant, tu crois vraiment que ça serait différent? » tu sais que non. Tu vois presque la réponse dans les yeux de leevi, des mots silencieux dans les nuances de ses iris. Il est trop tard pour s'expliquer. Trop tard pour pardonner. Tu ne saurais même pas quoi lui dire pour qu'il parvienne à saisir toute le tumulte de tes pensées à cette époque-là. Cette amour incommensurable que tu lui portais, cet instant ou t'as entrevu un avenir avec lui, sans musique et que t'en a eu envie, reniant la personne que t'avais toujours été jusque là. Il comprendrait pas cette auto-destruction programmée, ce besoin de t'échapper avant de tout abandonner pour lui. Ce myocarde qui hurlait son nom jour et nuit, ce besoin viscéral de toujours le voir près de toi, de le toucher dès que tu pouvais. Cette envie qui ne s'est jamais essoufflée de t'endormir au creux de ses bras, de murmurer des mots doux au creux de son oreille. Tu pourrais raconter à Leevi l'histoire telle qu'elle était : jamais tu n'as aimé quelqu'un plus fort que lui et c'est pour ça que t'avais tout détruit. Mais pour qui d'autre que toi cette justification est compréhensible ? Il froncerait sans doute les sourcils devant ton raisonnement sans queue ni tête, le goût amer des explications foireuses au fond de la gorge, alimentant un peu plus a haine qu'il ressent à ton égard. « la seule chose que je regrette c'est de t'avoir fait du mal. »  même si c'était ta seule option, même si c'était l'unique façon d'agir à tes yeux. Tu seras toujours hanté par le silence de cette chambre d'hôtel, du bruissement des vêtements qu'il mettait dans sa valise d'un geste pressé sans plus t’octroyer un regard. L'air ambiant teinté de rage et de souffrance, suffoquant de vos silences et les cris que vous ne vous êtes jamais accordé. Hantée plus encore par la porte qui se refermait derrière toi et ce vide, cette absence. ta propre souffrance « mais c'était une période de ma vie dans laquelle t'avais plus ta place. » l'honnêteté t'écorche les lèvres, le ton assuré mais le cœur tremblant. Pour ça aussi t'es désolée. Désolée de pas avoir su lui avouer tout de suite, craignant de rebrousser chemin et de rester suspendue à son âme. Désolée que ton égoïsme lui ai coûté si cher. Désolée de mettre votre fin chaotique sur le compte d'une erreur de timing plutôt que d'avouer une peur irraisonné qui te tourmentais. Et plus encore, désolée revenir maintenant que ton heure est passé, de te retrouver face à lui dans un besoin égoïste d'essayer de ne pas tout perdre.

Tu prends son invitation à t'en aller comme une claque, tranchant l'air pour finir sur ton silence. Murmure du vide entre vous deux, c'est un sifflement strident à tes oreilles. Acouphène provoqué par le son trop aigu de l'ordre lancé au visage. Tu retiens ton souffle, un instant suspendu dans le temps, partagé entre douleur et horreur.
il ose te faire affront.
Il a le droit.

Tu sais tout ça nico, mais tu bouges pas d'un pouce. Les yeux rivés sur un visage qui ne t'offre plus aucun d'intérêt. « seulement si tu viens avec moi. » c'est le sarcasme écœurant d'une phrase à double sens. Viens avec moi, maintenant, pour toujours. Juste un instant ou une éternité. C'est irrationnel, c'est inexplicable. Tu saurais pas dire pourquoi dans une impulsion désespéré t'as planté tes griffes dans son âme, tu fais durer le moment, craignant peut-être que ce soit l'aboutissement de tout. De vous. Le point final d'un magnifique chaos. et tu t'y accroches de peur qu'il ne te file entre les doigts. définitivement

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MessageSujet: Re: ce qu'on était, ceux qu'on devient. (leevi)    Sam 9 Sep - 15:00

ce qu'on était, ceux qu'on devient.
“ft nico, la briseuse de coeur.  :coeur:

Menteur. Ça claque dans l'air en réponse à ta négation. Elle a vu entre vous ce quelque chose qui crépite et flamboie, l'amour qui papillonne au creux des draps. Pourtant, tu n'aimes pas, ta jolie muse. Tes sentiments se sont ombrés après le désarroi qu'a engendré Nico, et t'as claqué la porte à l'affection qui pourrait à nouveau broyer ton cœur. Tu n'as plus jamais aimé, après elle. Si tu as ouvert ton lit à des silhouettes féminines pour oublier, pour divaguer, pour permettre un répit à tes sombres pensées, tu n'as plus jamais laissé quiconque pénétrer le cercle apeuré de ton palpitant endolori. Tu t'es permis une trêve, et t'as oublié quelque part dans les méandres de ton passé les papillons dans le ventre et l'âme en miettes que ça peut engendrer. Clôture électrique entourant ta vie. Mais Lighea t'a offert davantage que l'amour et ses mensonges, - elle t'a rendu à l'inspiration et, ce faisant, a redoré ton passé. Elle y a posé un calque apaisant, a pansé tes plaies et subjugué tes pensées. Elle t'a rouvert au monde et à l'écriture qui fait palpiter ton âme et vibrer tes doigts sur ta gibson quand ils ne sont pas trop occupés par la pâleur de son corps bouillonnant et l'excitation d'une ardeur éprouvante. Sirène envoûtante qui ondule dans tes draps, dans tes bras. Et au creux de la nuit, quand la lune flirte avec les étoiles, quand l'obscurité vous enroule d'un cocon délicieux, tu te relèves de ce lit où vous avez concurrencé les dieux de soupirs extatiques et tu écris, écris encore, écris toujours, poses les notes sur ton carnet de cuir noir, stylo foncé qui se joue de tes doigts vibrant au rythme de la mélodie que tu composes. Pour elle. Pour toi. Pour l'univers tout entier. Pour les fantômes qui reviennent du passé. Pour les erreurs qui t'ont forgées. Pour le mal qui tambourine au creux de tes reins. Pour le bonheur simple qui éloigne ces spectres malins. Pour vous, pour eux, mais toujours - surtout - pour donner raison à tes passions. Tu n'aimeras jamais plus rien d'autre que l'art et ses tourments, seuls à mériter les chamboulements qui meurtrissent encore ton cœur abîmé.
Ta musique. Pour combler le silence de l'absence.

Elle n'a pas d'excuse au coin des lèvres, Nicola, elle arbore à la place un sourire amer et sadique, de ces mimiques qui font trembler tes bras. Elle se joue de ta verve, l'adore, la goûte, s'en nourrit comme un monstre sorti de sous ton lit, et elle jouit de ton malheur, de ton ardeur à la confronter à ses erreurs. Trois années plus tard, et toujours ce même sourire hagard au coin des lèvres. Tu la frapperais, si tu osais, tu giflerais sa gueule d'ange pour y apposer la marque visible de tes mains, marque métaphorique de tes chagrins intérieurs qui se noient au fond de toi. Tu sais que ça ne servirait à rien - la douleur physique n'a que peu de poids face à la puissance du malheur. Alors, tu t'abstiens. Tu la laisses écorcher tes tympans et la peau de tes oreilles, à mesure que tu l'écoutes, tu la laisses déverser son fiel, ses regrets factices qui, pour un peu, t'amuseraient - si la rage ne bouillonnait pas tant au fond de ton palpitant. Elle y prend toute la place, volcan en éruption, elle laisse couler sa lave jusque de ton estomac, au creux de ta gorge, là-bas, et ton corps tout entier souffre de ce liquide acerbe qui ne demande qu'à sortir. Tu vomirais sur elle tout ce que t'as du retenir trop longtemps, ces soirs d'insomnie, quand tes doigts pianotaient son nom sur ton smartphone se retenir de lui écrire, à celle qui a bousillé ton coeur.
Une période de sa vie dans laquelle t'avais plus ta place.
C'est l'électrochoc. Ton cœur qui fait un bond dans ta poitrine à t'en faire mal. Plus ta place. T'étais là, toi, t'attendais, impatient, t'as laissé pour elle ta musique et ton art, tes passions et ta guitare, tant elle avait pris toute la place dans le fleuve de tes envies ; t'étais là, encore, pendant ses concerts, au premier rang, à la dévorer des yeux et à t'extasier sur le son de sa voix, à hurler au gré de son chant, à sentir au creux de toi l'harmonie de son souffle pour le faire tien, pour vivre au gré de ses lubies ; t'étais là, toujours, dans ses instants d'angoisse, calant ta tête sur son épaule, caressant la fraîcheur d'un cœur craintif et soufflant tes paroles d'amour au creux de sa bouche ; t'étais là, la nuit, la journée, les soirées, toujours à ses côtés, Rome, Paris, Madrid, Oslo, toutes les capitales du monde ont accueilli votre amour puis son absence, peu à peu, ce recul que t'a senti tard, trop tard sans doute, quand déjà elle se noyait dans les bras d'un autre ; toujours, t'étais là à te brûler les ailes dans son ciel. C'est marée haute, et l'eau déborde, et tu es cette goutte de trop qui le dérange, celle qu'on peut balayer d'un revers de la main sans honte et sans remord. T'as pas ta place dans sa vie, quand elle était absolument toute la tienne. C'est l'électrochoc d'une histoire qui se désagrège devant toi, qui perd de sa magie pour devenir folie, et tu te sens plus con que jamais, toi qui a perdu des années au profit d'une désœuvrée.

Quand elle te parle de venir avec toi, c'est ton rire qui éclate comme une bombe dans un pays en guerre. La guerre qui désagrège, elle aussi, qui claque d'obus volants, de ces mines qui creusent des trous, les innombrables trous de votre histoire que jusqu'alors, t'as toujours tenté de combler. Tu sais, désormais, que ces gouffres demeureront béants, maintenant rouverts par elle et ce sourire, grincement. Pas ta place. T'avais pas ta place auprès d'elle, et désormais, elle te supplie de la suivre, yeux cristallins, garce au naturel. Ton rire claque autour de vous, il semble résonner contre les murs, écho dérangeant qui demeure parmi vous. C'est de lui que se remplissent les trous qui coulent de vos souvenirs.
Du cran ou de la folie, je n'arrive même plus à savoir maintenant.
Le croit-elle vraiment ? Envisage-t-elle une seule seconde qu'un jour, encore, tu pourras la suivre, redevenir pour elle cet être omniprésent et salutaire, pourtant prêt à s'effacer dans l'ombre de sa lumière ? Alors, elle est idiote. Ou folle.
Tu as raison, ça n'aurait rien changé. Tu n'as plus ta place dans la mienne depuis bien longtemps. Je t'ai suffisamment suivi, aveuglément, j'ai assez donné pour ta petite personne que je n'imaginais pas si décevante. Je regrette de m'être autant trompé, Nicola, je regrette d'avoir tant été là pour toi.
C'est le regret qui remplit les vides. Un regret amer, douloureux, mais un regret qui remplace un peu les lames de la douleur. Votre histoire s'enfonce dorénavant dans la fosse des erreurs passées. Si, avant son apparition, elle surnageait encore un peu à l'aune des belles rencontres - t'as la grandeur d'admettre l'amour que t'as éprouvé pour elle et de ne pas renier la beauté de cette légende -, elle s'est désormais parée du regret. Tant de présence offerte à la femme de ta vie quand tu n'avais simplement plus ta place dans la sienne... Cette claque a le mérite d'au moins t'ouvrir les yeux. T'as jamais été qu'un rien dans l'histoire de Nicola, à peine une passade, un clignement de paupière et le néant.
Tu te rappelles ? Je suis venu avec toi il y a longtemps. “  
Et tu l'as trompé, Nicola. Trahi, jeté dans le fossé, laissé là, abandonné pour mort, parmi les spectres des hommes oubliés. Il a disparu, ton leevi, il n'est plus celui que t'a délaissé. Pars.

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MessageSujet: Re: ce qu'on était, ceux qu'on devient. (leevi)    Mar 12 Sep - 9:16

ceux qu'on devient

Il rit. Il rit comme si votre conversation était une farce, ta présence ici une comédie. Il rit et tu te crispes contre le dossier du canapé. Les doigts qui s’agrippent à l'accoudoir, la rage irradiant ton corps. T'es comme ces enfants dont on se moque qui finissent par bouder, par se mettre en colère. Tu tapes du pied, c'est une mesure que tu bats mais une irritation que tu extériorise. du cran ou de la folie.
pourquoi pas les deux?
Folle nico, tu l'es sans doute. Démesurément irraisonné, sous couvert de cette raison qui est cher au humain tu te caches pour mieux agir stupidement. Folle, tu l'as été plus encore au contact de leevi, livrée à l'ouragan des sentiments, embarqué dans la tourmente de l'amour et de ses aléas. Aujourd'hui ta folie ressemble à une fêlure, la violente douceur des rêves inachevés, des espoirs déçus, des histoires qu'on a laissé passé. Ton imagination fertile brode sans cesse, coud et recoud cent fois les mêmes histoires, lui accordent des tournures différentes, des fins plus heureuses. Une éternité que tu ne goûtera jamais.


« Joue pas les éploré leevi, tu t'en es remis pas vrai ? y a qu'à voir ton accueil glacial et ta façon de baver sur le déhanché de ta brune. » T’use de la facilité, la nymphe en cheval de Troie qui cache dans son ventre quelque chose de plus profond. La douleur de ses propos. La violence de la vérité. La souffrance face à ses mots tranchant, cette facette de toi qui n'a rien de glorieuse qu'il met en lumière. Spot sur l'horreur. Doigt pointé sur ta place de choix : celle au placard pour ne pas simplement dire que tu l'as mérité. Qu'a sa place, t'aurais sans doute fait bien pire, t'aurais voulu détruire sa vie, le détruire lui rien que pour une plaie causé à ton cœur. Leevi a la vengeance bien plus douce, elle se compose de mots-couteaux et d'une vie qui continue sans toi. « Tu t'en es bien sorti » constat amer émit dans un vague sourire, douloureuse sincérité. La vérité implacable. T'as tout brisé pour un rêve en lambeau. Il a perdu beaucoup pour mieux s'en sortir que toi. Il est froid leevi, distant mais tu l'as entrevu détendu. Peut-être même heureux quand il posait les yeux sur la nymphe. T’imagines sans peine ses petits instants de bonheur, l'amour que fleurit lentement, les rêves qui grandissent derrière ses paupières. T'es si loin de ce présent qu'il a forgé. A des années lumières de l'homme qu'il est devenu.

Les forces basculent sur un mot, une phrase. Tu peines à comprendre lequel de tes propos à provoqué ce renversement, l'instant ou son regard se fait plus distant et le ton plus sec encore. Ca se ressent, de vague fougueuse il passe a ouragan. Le calme plus terrifiant encore a chaque mot qui se détache de ses lèvres. Roulette russe à laquelle t'es attachée les couteaux qu'il lance toujours plus vite, tentant de viser le cœur. Ce sont des plaies partout sur ton corps, à l'intérieur. Écorchure à l'âme, à la fierté, à ton palpitant et pire encore : a chacun de vos souvenirs. Il réduit votre histoire à une erreur, une errance. Une chute virtigineuse pour lui comme si toi t'avais fait que l'utiliser. Il se fait pantin de ta mascarade sans percevoir tout le vrai qu'il y eu entre vous. Balaye la grandeur pour la réduire en cendre. Tu prends le coup comme on prend un choc frontal à pleine vitesse, le visage impassible qui s'effrite un peu, ce mue en une colère douloureuse. Une révolte assourdissante. Tes erreurs tu les connais sur le bout des doigts, t'en a fait le tour un million de fois, t'en saisis toute l'ampleur et tout les détails. Tu les assumes, difficilement mais toujours avec aplomb. Mais t'as jamais placé Leevi au rang de fioriture, petit accessoire sur ton histoire. C'était bien plus que ça, tellement plus que ce qu'il raconte. « Tu savais qui j'étais leevi. La place de la musique dans ma vie. Tu savais que je ferais n'importe quoi pour elle. » tu cherches son regard, comme si en le happant tu parviendrais à transmettre tout ce qui se cache entre les lignes. Tout ce que t'es incapable de dire et peut-être sûrement tout ce que tu ne diras jamais. « Un jour j'aurais eu à choisir. Je l'ai fait tant que je pouvais encore. » encore choisir la musique . Des demis-vérités que tu égrènes lentement sans jamais tout dire. Lui expliquer que c'était un choix que tu devais faire sans expliquer la place qu'il tenait vraiment dans ta vie. Nico à coeur ouvert. Tu balances ce qui vient des tripes mais toutes ces choses que tu a cachées au fond de ton âme restent l’abris des mots acides de leevi. Tu protèges vos derniers souvenirs de son amertume, tes vérités les plus sincères à l'abri de son incertitude. De son manque de confiance. Tu lui octroie pas le droit de briser ce qui était sincère avec sa colère pas plus que tu n'as le courage de les prononcer en espérant l'apaiser

tu te rappelles nico ?
Les journées douce,
les nuits intense,
les sourires et les rires,
les caresses et les baisers.
Tu te rappelles nico.
Absolument tout.

Le sourire triste. Cicatrice visible. Mélancolie à peine voilée. Il y avait des dizaine de chemins à emprunter, t'as choisi le tien. Ni totalement bon, ni vraiment mauvais. « Je changerais rien leevi. Ni autrefois ni maintenant. » et sur les cendres de votre histoire, c'est un terrain vierge. Une page a tourné, à déchiré, une autre a écrire. Celle de votre haine, peut-être. Surtout de la sienne.

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