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intrigue : concours de tee-shirt mouillé au festival palazza

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 Nowhere to hide from all of this madness ft. Olaf & Antonio

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MessageSujet: Nowhere to hide from all of this madness ft. Olaf & Antonio   Jeu 24 Aoû - 21:52

Nowhere to hide from all of this madness
Antonio & Olaf

Avec appétit, Tony prit une bouchée de son kebab et le mâcha sans discrétion, se léchant les doigts pour savourer la moindre goutte de mayonnaise et ne pas gâcher une miette de son repas du soir. Il savait très bien que ce n'était pas l'attitude à adopter en compagnie d'un prince, mais il s'en fichait royalement, surtout qu'il ne l'avait jamais forcé à devenir pauvre l'espace d'un jour. Il n'avait qu'à assumer son choix. Malgré le soleil d'été et les températures qui avaient atteint les vingt-huit degrés l'après-midi, Tony était vêtu de son éternel bonnet gris et de sa veste en jean habituelle, déjà parce qu'il n'avait pas grand-chose d'autre dans son placard, mais surtout parce que c'était la tenue qu'il préférait porter. Le brun osa un regard vers son ami et sourit en coin en le voyant ainsi, assis par terre dans l'herbe, un kebab entre les mains. "On est loin du caviar, hein ?", lança-t-il, quelque peu moqueur, avant de reprendre une bouchée de son repas, ne pouvant s'empêcher d'observer Olaf de temps à autres. Il le préférait comme ça, simple, sans strass et paillettes. Il l'aurait d'ailleurs bien embrassé là, à cet instant précis.

Antonio avait profité de son jour de congé pour faire découvrir sa vie à Olaf, même s'il n'était pas forcément fier du peu de luxe qu'il pouvait lui montrer. Il l'avait emmené faire du basket avec les jeunes de son quartier - le seul sport que Tony appréciait un tant soit peu. Puis ils s'étaient fait un McDo, parce que c'était à peu près tout ce que le brun pouvait s'offrir, et ils avaient passé l'après-midi à grimper aux arbres à Tonto Forest, l'un des passe-temps favoris d'Antonio. Rien d'exceptionnel, en somme, mais l'étudiant n'avait plus passé une aussi bonne journée depuis... au moins tout ça. Malgré tout, il y avait deux choses qu'il craignait plus que tout. Première chose, qu'Olaf lui demande de lui montrer son appartement. Deuxième chose, que le prince lui demande comment il arrivait à payer celui-ci. Il n'avait pas la moindre envie de lui présenter ces endroits glauques où il passait trop de temps à son goût, parce qu'il savait que ça en avait fait fuir plus d'un. Et en l'occurrence, il n'avait pas envie de faire fuir Olaf, c'était d'ailleurs la dernière personne qu'il aurait aimé voir prendre ses jambes à son cou.

"Alors, monsieur le prince, qu'avez-vous pensé de cette journée des plus modestes ?", lui demanda Antonio, exagérant son vocabulaire et sa politesse, comme il le faisait souvent pour rigoler. Tout en écoutant la réponse d'Olaf, il termina son kebab, puis froissa le papier aluminium entre ses doigts et le lança vers la poubelle la plus proche, marquant un but des plus spectaculaires. "Appellez-moi Tony Parker", lança-t-il dans un sourire fier, avant de se coucher dans l'herbe, les bras croisés derrière sa tête. La nuit commençait à tomber, les passants se faisaient de moins en moins nombreux dans le parc et il faisait plus frais, mais Antonio adorait ce genre de moments. Il resta couché ainsi pendant quelques instants, laissant un silence léger s'installer entre les deux jeunes garçons, ce genre de silences que Tony aimait plus que tout. Au bout de quelques minutes, il tourna la tête vers son ami et le dévisagea un instant, avant de soupirer et de regarder sa montre. "Faut que je rentre chez moi", déclara-t-il en se relevant, sans attendre la réponse du prince. Surtout ne pas lui laisser le temps de poser la question qui tue. "On remet ça quand tu veux", ajouta-t-il en faisant un check avec son ami, un geste qu'il lui avait appris parce que c'était moins formel et tellement plus cool qu'une poignée de mains. Tony sourit brièvement et tourna les talons, bien conscient qu'il venait de changer radicalement de comportement. Il était plus sec, moins détendu, moins souriant aussi, mais il ne voulait qu'une chose : c'était rentrer chez lui, seul.  

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MessageSujet: Re: Nowhere to hide from all of this madness ft. Olaf & Antonio   Ven 25 Aoû - 14:47

Il avait passé la journée avec ce garçon, Antonio. Tony. Un garçon qui n'était pas du tout de son rang, ça se voyait rien qu'à sa tenue vestimentaire. Mais Olaf n'avait fait aucun commentaire. Ce garçon lui avait tout de même sauvé la vie. Et mine de rien, ça faisait réfléchir le petit prince blond. Il avait envie de le remercier. Malgré lui, il gardait son air hautain, son regard qui le jugeait. C'était sa carapace. Son mur de brique tout autour de lui. Personne ne devait voir Olaf comme un fragile sinon le cauchemar d'il y a 4 ans recommencerait. Mais il ne voulait plus y penser. Il voulait juste profiter de ce moment. Antonio ne se rendait peut être même pas compte mais il apprivoisait peu à peu, ce prince hautain. Ce même blond qui avait passé son temps à se moquer de lui. Il regarda son sandwich d'un air dépité. Ces américains mangeaient bien n'importe quoi. La remarque de son camarade de classe le fit sourire. Un petit sourire sincère. Le caviar. Olaf détestait ça. Mais sa remarque sonnait doux à ses oreilles. Qu'arrivait-il à Olaf Lindberg? Il était clean aujourd'hui. Il ne s'était pas drogué. Il fumait des cigarettes comme tout le monde. Le blond observa le brun. Il le trouvait attirant. Mais il n'avait pas le droit de penser ça. Ils n'étaient pas du même rang. Même si pour lui, Olaf s'en ficherait complètement.

Il soupira et croqua dans ce truc plein de graisse. Oh bon sang, il s'en fichait partout. Olaf grommela contre lui-même avant de répondre:

"J'aime pas le caviar... et c'est quoi ces clichés? Bon d'accord, on mange pas ça tous les jours, mais on mange normalement.. Enfin perso je mange normalement..."

Son ton était encore un peu distant, un peu froid. Ce n'était pas la faute d'Antonio. C'était bien la sienne et sa peur irraisonnée de se faire tabasser une nouvelle fois. Mais la journée avec lui, l'avait rassuré. Olaf sortit une cigarette, peut être la dixième de la journée et il se mit à fumer. Antonio lui reposa une nouvelle question. Sur leur journée. Olaf garda son sourire. Son ami en faisait des tonnes et il trouvait ça drôle. Olaf aurait pu parler comme les pauvres, mais il savait pas faire. Il répliqua alors:

"A part qu'on mange des trucs bizarres et un peu grasses, j'ai passé la meilleure journée de ma vie en 4 ans... Tu devrais venir venir vivre à la maison avec nous, tu mettrais de l'ambiance en moins... "

En parlant de maison. Olaf était curieux. Il voulait savoir où habitait Antonio. Il lui aurait bien demandé mais Olaf nota le changement d'attitude. Il n'y avait pas que lui qui jouait un rôle, à croire. Pourtant la dignité d'Olaf fut blessée. Et ses sourcils se froncèrent. Il allait redevenir le prince hautain qu'il était. Il se leva et attrapa le bras d'Antonio avant que celui-ci ne s'en aille. Il allait le planter là? Au milieu du petit peuple? Non, il était hors de question. Il jeta son mégot de cigarette avant de lancer:

"Ah ouais? Tu crois que tu vas me laisser seul ici? Non! Je vais t'accompagner chez toi... Après je me débrouillerais pour rentrer. "

Ce n'était même plus une question, c'était un ordre. Le futur roi commandait, son sujet devait obéir. Même si pour Olaf, Antonio n'était pas un sujet. Au contraire.. Non il chassa cette pensée et il se mit en face de son camarade.

"On dirait que tu veux me planter parce que tu ne veux pas que je vois où tu habites... Mais tu sais j'habite pas dans un palace.. je peux tout voir....."

Olaf pensait qu'il était allé un peu trop loin tout à l'heure, alors il tentait de se rattraper. Il n'avait pas encore de couronne sur la tête pour jouer aux petits chefs avec Antonio. Avec les autres, il en avait rien à faire. Mais il avait cette sensation étrange qu'il devait protéger et aider ce garçon.

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MessageSujet: Re: Nowhere to hide from all of this madness ft. Olaf & Antonio   Ven 25 Aoû - 16:16

Nowhere to hide from all of this madness
Antonio & Olaf

En voyant Olaf se mettre de la sauce partout, Antonio eut envie de rire mais il se retint, parce qu'il n'était pas forcément plus doué que lui mais aussi et surtout parce qu'il n'avait pas envie de froisser son ami. Il mangeait un kebab, et rien que ça c'était un exploit. Il l'aurait bien applaudi. Lorsque le blond lui répondit qu'il n'aimait pas le caviar, Tony haussa un sourcil, surpris. Tous les riches aimaient le caviar, non ? Lui aurait bien aimé goûter, même s'il y avait fort à parier qu'il détesterait ça au final. De toute façon, la question ne se posait même pas, vu qu'il ne pouvait même pas se payer une bouteille de lait correcte. Il prenait toujours la moins chère, et par conséquent la moins bonne, mais il s'y était habitué. Olaf affirma manger normalement dans la vie de tous les jours, et Tony se doutait bien qu'ils n'avaient pas la même définition de ce mot. Il ne releva pourtant pas, même si une remarque sarcastique à ce sujet mourait d'envie de franchir ses lèvres.

L'air hautain et le ton froid que gardait souvent Olaf à l'égard du jeune étudiant ne le dérangeait plus, à vrai dire il n'y faisait même plus attention. Olaf sans son regard plein de jugement ne serait pas Olaf, et Tony n'avait pas la moindre envie de le changer. Du moins, il n'irait pas jusqu'à lui ôter son trait de caractère le plus prononcé. Et puis, le brun savait très bien que sa vie était minable, et contrairement aux quelques hypocrites qu'il avait pu rencontrer, son ami le confirmait ouvertement et il lui en était reconnaissant. Lorsque le prince sortit une cigarette, ce fût au tour d'Antonio de lui lancer un regard agacé, parce qu'Olaf savait très bien que Tony ne supportait pas l'odeur de la fumée mais il ne semblait pas s'en soucier plus que ça. Antonio fit donc en sorte d'éviter celle-ci, balayant l'air de sa main de temps en temps. Il posa son regard clair sur le joli visage de son interlocuteur en écoutant sa réponse, et les paroles du blond le firent frissonner doucement. Il ne s'attendait pas le moins du monde à ce que son ami apprécie autant cette journée, et cette idée le réchauffa intérieurement.

"La meilleure journée de ta vie en quatre ans ? Ouah... les dernières années de ta vie ont dû être bien pourries", répondit-il, esquissant un sourire amusé en coin. Il ne connaissait pas grand-chose au sujet d'Olaf, ils étaient plutôt du genre à ne parler que du présent quand ils étaient à deux, mais ses paroles montraient bien que tout n'était pas aussi rose que ce qu'on pouvait croire. "Et pour ce qui en est de vivre chez toi... Merci pour la proposition, mais j'aime trop ma bouffe bizarre et grasse pour ça," plaisanta-t-il en reprenant les paroles d'Olaf. Il n'était peut-être pas tout à fait heureux dans sa piaule, mais avoir le cul dans le beurre n'était pas une perspective qui l'enchantait plus que ça non plus.

Le changement d'attitude de l'étudiant fit tiquer son ami, qui le rattrapa en lui agrippant le bras. Tony fronça les sourcils et dégagea son bras de l'emprise du blond, bien conscient que ce dernier ne lui lâcherait pas les baskets de sitôt. Il soupira et secoua la tête, agacé. Il refusait de laisser Olaf le commander. "J'suis pas ton chien, Olaf", rétorqua-t-il donc, "ne me donne pas d'ordres." Malgré la tension qu'il ressentait à l'idée d'emmener le prince chez lui, il ne pouvait pas lui en vouloir. Les yeux bleus du blond, rivés dans les siens, ne lui laissaient pas le choix, mais quelque part il n'avait plus envie de résister. Son regard s'adoucit alors, et les paroles du blond le firent soupirer à nouveau. "Tu vis peut-être pas dans un palace, mais je parie que c'est quand même vingt fois plus grand que chez moi", répondit-il sur un ton maussade, croisant les bras sur son torse, inquiet. Il ne pouvait pas l'y emmener, impossible... mais Olaf ne lui laissait pas le choix. "D'accord", poursuivit-il après un court instant de réflexion, "mais je te préviens, tu vas partir en courant."

Silencieusement, Tony se mit en route, râlant toujours un peu sur Olaf pour son insistance. En réalité, la réaction du prince le terrifiait. Il risquait de perdre l'un de ses seuls amis juste pour une histoire d'appartement, et cette idée lui était insupportable. Les mains dans les poches, il traversa la ville, réajustant de temps en temps son bonnet sur sa tête, plus par réflexe que par nécessité. Peu à peu, les maisons se faisaient plus rares, laissant place à des immeubles et des résidences qui manquaient d'entretien, ce genre d'endroits que les gens préféraient fuir parce que 'mal fréquentés'. Enfin, Tony s'arrêta devant l'un de ces immeubles, levant les yeux vers le quatrième étage, celui où se trouvait son appartement. "Voilà. Ca donne pas envie, hein ? Tu peux encore changer d'avis", lui lança amèrement le jeune homme, sans regarder son ami. Il avait honte. Tellement honte.   

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Dernière édition par Antonio Santini le Ven 25 Aoû - 23:00, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Nowhere to hide from all of this madness ft. Olaf & Antonio   Ven 25 Aoû - 19:47


Et il avait obtenu gain de cause. Il allait voir l'appartement de Tony même si ça n'avait pas l'air de l'enchanter. Tant pis, il n'avait pas le choix. Olaf posa son regard sur Tony. Qu'est-ce qu'il le trouvait beau. Le blond avait l'impression de découvrir son penchant pour les garçons. Peut être pour ça qu'il n'avait jamais eu personne. Peut être pour ça qu'il s'était toujours senti différent. Peut être pour ça qu'on l'avait tabassé. Olaf prit un air meurtrier. Qu'ils le voulaient ou non, il était prince héritier du trône. Homosexuel ou pas. Il sortit de ses pensées et vit le quartier. C'était le genre d'endroit où il venait faire du deal, pas vivre dedans. Il fronça les sourcils encore une fois. Pourquoi Tony vivait ici? C'était trop dangereux. Lorsqu'il s'arrêta et qu'il entendit le brun dire que c'était là où il habitait, Olaf leva les yeux au ciel. Il sortit une nouvelle cigarette et se mit à la fumer. Tant pis si ça dérangeait le garçon. C'était ça ou un cachet de cocaïne.

"Je te préviens que c'est hors de question que tu restes une minute de plus ici...." lança Olaf en fixant le garçon avec un air sévère.

Ce type lui avait sauvé la vie et il vivait dans un quartier aussi pourri. Olaf ne lui permettrait jamais. Même s'il refusait tant pis. Il viendrait vivre avec lui. Au moins, Olaf aurait moins à s'inquiéter. On pouvait le croire égoïste mais non Olaf gardait cette part de bonté en lui. Même s'il enterrait souvent. Il trouvait toujours que la vie pouvait être horrible avec les gens. Que tout le monde n'était pas un privilégié comme lui. Mais Tony méritait qu'on l'aide. Peu de gens lui aurait sauvé la vie. On l'aurait laissé crevé sous cette voiture, un connard de riche de moins sur cette terre. Il était persuadé que la moitié de ses camarades pensaient ça. Jetant une nouvelle fois son mégot de cigarette, Olaf attrapa la main du brun. Et il l'attira à lui. Il le fixa dans les yeux et il lança:

"Ecoute je suis peut être un petit con de prince héritier, mais j'ai de l'argent à volonté. Alors je vais t'aider. Et tu n'as pas le droit de refuser. Je te l'interdit. Déjà pour ce soir, tu vas venir à la maison... Mes colocs n'y verront pas d'inconvénient. De toute façon, je leur laisse pas le choix..."

Et une nouvelle fois, le blond fixa le brun. Une envie soudaine de nouveauté. Il en avait rien à foutre du regard des autres. Ce soir en tout cas. Il posa ses lèvres sur celles du brun et il l'embrassa. Olaf se choqua lui même de son geste mais bizarrement c'était agréable. Tony allait prendre ça pour un caprice de l'Islandais. Mais pas du tout. Un sourire s'afficha sur son visage. Un petit sourire tendre et amusé à la fois.

"Maintenant, tu as juste à aller chercher tes affaires et tu viens.. Tu n'as plus choix...." reprit le prince en fixant l'autre garçon. " Tu sais, je suis un prince capricieux .. j'obtiens toujours ce que je veux.... Alors même si tu refusais de bouger d'un cm, j'irais chercher tes affaires à ta place..."

Il évitait de parler volontairement de ce baiser furtif. Olaf avait besoin de faire le point sur lui même. Il s'en foutait qu'on le voit avec un garçon. Il s'en foutait moins de l'opinion de ses frères. Olaf aimait trop sa place de petit prince pourri gâté pour tout gâcher à cause d'une relation.

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MessageSujet: Re: Nowhere to hide from all of this madness ft. Olaf & Antonio   Ven 25 Aoû - 23:47

Nowhere to hide from all of this madness
Antonio & Olaf

Visiblement, Olaf n'appréciait pas plus que ça le quartier, ni l'immeuble d'ailleurs. Sa remarque agaça Tony, qui eut du mal à ne pas le prendre comme une insulte. Il savait que son quartier n'était pas le plus agréable d'Oro Valley, mais de là à ce que son ami lui interdise d'y rester... Il prit sur lui, pourtant, se mordant l'intérieur de la joue pour ne pas s'énerver. Il détourna le regard et le posa sur ses pieds, fourrant un peu plus ses mains dans ses poches d'un air détaché. Olaf n'avait même pas encore vu l'intérieur du bâtiment qu'il le critiquait déjà. A l'intérieur, c'était bien pire encore, entre les tâches de moisi qui envahissaient les murs et l'eau chaude qui marchait un jour sur cinq... Malgré tout, Tony avait tenté de s'approprier l'endroit un maximum en y installant le canapé en cuir le plus confortable du monde, en accrochant des affiches et des photos aux murs, ce genre de conneries. Qu'Olaf le veuille ou non, c'était son monde et il ne comptait pas le quitter tout de suite. "Je suis bien ici. J'ai pas besoin de ton aide", répondit-il simplement, tout en sachant que cette réponse ne satisferait pas son ami.

Alors qu'il fit un pas en avant pour rejoindre l'entrée de l'immeuble, il sentit Olaf agripper sa main et il baissa le regard vers celle-ci, déboussolé. Il se laissa pourtant faire, profitant plus que permis de ce contact de la peau du prince contre la sienne. Il n'avait pas à réagir de cette façon. Olaf était un futur roi, lui un futur rien du tout, une éventuelle histoire serait vouée à l'échec et il le savait. Le prince l'avait attiré vers lui, de sorte à ce qu'il puisse river son regard bleu dans le sien, et encore une fois, Tony se perdit dans ses magnifiques yeux. Il pouvait être terriblement convaincant quand il le voulait... Tellement convaincant que l'idée de passer la nuit chez lui ne dérangeait plus autant Antonio, qui sourit doucement en coin, pourtant prêt à refuser. "Non, vraiment, je...", commença-t-il, avant d'être interrompu par un baiser furtif de son interlocuteur. Les yeux écarquillés, il le regarda, surpris. Qu'est-ce que ça signifiait ? Pourquoi ce geste ? Il ne comprenait pas. Son coeur s'était mis à battre à tout rompre dans sa poitrine, mais il tenta tant bien que mal de garder son air de celui que rien ne pouvait atteindre. Olaf ne lui laissait plus le temps de répondre, enchaînant avec un nouvel argument pour qu'il le rejoigne l'espace d'un soir. Un léger rire franchit les lèvres de Tony, pour la première fois depuis qu'ils étaient arrivés dans son quartier pourri.

"D'accord !", lança-t-il enfin, levant les mains en s'avouant vaincu. "Je vais chercher mes affaires, tu peux arrêter de me forcer maintenant", ajouta-t-il en riant à nouveau, avant de se diriger vers l'entrée de son immeuble. Sur le chemin, il donna un coup de poing dans l'épaule de son ami, amusé. "T'es vraiment qu'un petit con de prince héritier."

Trois à trois, il monta les escaliers de l'immeuble jusqu'au quatrième étage, suivi du prince, même s'il était toujours terrifié à l'idée de montrer son appartement à quelqu'un, et surtout à lui. Néanmoins, le souvenir de ce baiser sorti de nulle part le rassura un peu, parce que le blond semblait plus attaché à lui que ce qu'il pensait. Une fois arrivé devant la porte de son habitation, il hésita un instant, la clef prête à tourner dans la serrure, et finit malgré tout par déverrouiller la porte. Cette dernière s'ouvrit sur un appartement baigné dans le noir, mais qui dégageait déjà une odeur de mec et d'humidité, comme s'il n'avait plus été nettoyé depuis une éternité. Tony alluma la lumière et resta silencieux l'espace de quelques secondes, laissant le temps à Olaf de découvrir cet horrible endroit qu'il n'aurait jamais dû voir.

"J't'avais dit", marmonna Antonio en haussant les épaules, s'avançant dans son appartement pour rassembler ses affaires dans un sac de sport. Dans un coin du salon trônait un vieux tourne-disque que l'étudiant hésita à allumer, mais il espérait surtout quitter l'appartement le plus vite possible et mettre de la musique n'était pas le meilleur moyen de le faire comprendre à Olaf. Tony fit un tour dans la salle de bains pour prendre les dernières affaires qu'il lui fallait, et en profita pour réarranger ses cheveux noirs devant le miroir et se mettre un coup de déodorant. "T'as dit bonjour à Sophie l'araignée ?", lança l'étudiant à son ami depuis la salle de bains, avant de le rejoindre et d'ajouter, tout en pointant la dite araignée du doigt : "Elle est là depuis tellement longtemps que je lui ai donné un nom. Je m'y suis attaché." L'autodérision était l'un des points forts du pauvre. Après tout, il valait mieux en rire qu'en pleurer, pas vrai ?

Son sac de sport sur l'épaule, Tony se posta devant Olaf et, tout en le dévisageant avec un peu trop d'insistance peut-être, il déclara : "On peut y aller ! A moins que tu veuilles une visite guidée de l'endroit, mais j'en doute fort." Gêné, il balaya la pièce du regard, réalisant seulement à cet instant à quel point il avait mis le bordel. Des vêtements traînaient un peu partout, des canettes de bière trônaient sur la table basse, et surtout, il y avait ce caleçon qui décorait le fameux canapé en cuir. La honte internationale. Tony rougit et, pour mettre fin à cette humiliation, il appuya sa main contre le torse de son ami pour le faire reculer vers la porte. "Dehors, monsieur le prince !" lança-t-il, essayant en vain de se rassurer en faisant de l'humour. De pire en pire...

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MessageSujet: Re: Nowhere to hide from all of this madness ft. Olaf & Antonio   Ven 1 Sep - 21:55


Encore une fois, Olaf avait obtenu gain de cause. Il allait le suivre et ça c'était une bonne chose. Olaf était rassuré, il ne serait pas seul ce soir. Et il allait protéger Antonio comme il le pouvait, à la hauteur de ses moyens. D'ailleurs, le brun était déjà parti, laissant Olaf avec ses vêtements de luxe seul dans ce quartier pourri. Il secoua la tête et il rejoignit Antonio, agrippant son épaule et le suivant jusqu'à ... son appartement? Olaf était horrifié de voir dans quoi il habitait et il se renfrogna. Ce n'était pas possible surtout si Olaf l'envisageait comme futur petit ami. Il ne pouvait pas le laisser vivre ici. Olaf pinca les lèvres et il fronça les sourcils, désapprobateur. Pourquoi une telle chose était possible? Et pourquoi il y avait autant de décalage entre lui et Antonio? Olaf ne comprenait pas. Il soupira, entendant les remarques de Toni. Il reprit:

"Ah ouais? Vivre dans un trou à rat te plaît? Mais bon sang, Toni, ouvre les yeux! Regarde où tu habites! Et c'est pas mon statut de prince qui parle! C'est l'ami étudiant là.... Je veux simplement t'aider... "

Olaf montrait une autre facette. Il se sentait peut être moins hautain. Il regarda Antonio avec moins de jugement dans le regard. Il se rapprocha de lui et mit sa main sur son bras.

"Traite moi de tous les noms que tu veux, je m'en fiche, tu quittes définitivement cet endroit que tu le veuilles ou non... et tu viendras vivre avec moi que tu le veuilles ou non... faudra me supporter... "

Et il montra l'araignée, Olaf ne se sentait pas du tout à l'aise. Il détestait ces bestioles. Et enfin, il décida de partir, Olaf s'en sentait soulagé. Il attendit dehors, et il attrapa sa main, spontanément. Peut être parce qu'il voulait lui montrer qu'il tenait à lui. Il attendit d'être dehors avant de dire:

"Je suis désolé de te dire que tu as un prince héritier sur ton dos... alors demande moi tout ce que tu veux, et tu l'auras... sauf retourner dans cet endroit... ça je te l'interdis formellement..."  

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MessageSujet: Re: Nowhere to hide from all of this madness ft. Olaf & Antonio   Mar 5 Sep - 10:48

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Antonio & Olaf

En entendant les remarques d’Olaf, Antonio fronça les sourcils et son visage se referma. Le tact n’était pas le point fort de son ami, visiblement. Il savait qu’il vivait dans un trou à rats, comme le disait si bien Olaf, mais il n’avait pas besoin de l’entendre de la bouche de quelqu’un d’autre. C’était exactement la raison pour laquelle il n’avait pas voulu montrer son chez-lui à son ami, parce qu’il ne savait que trop bien que ça ne lui plairait pas. Et voilà qu’il insistait encore pour que Tony vienne vivre chez lui… c’était hors de question. Il refusait de mener une vie de château alors que sa vie était celle d’un clochard. Il savait déjà qu’il ne s’y ferait pas, et dans le fond, il aimait le fait de devoir bosser dur pour survivre, pour vivre même. Ca donnait un sens à sa vie, et il n’était pas sûr que l’argent puisse le combler autant que ses petits jobs pourris et son appartement miteux.

La main d’Olaf sur son bras fit glisser le regard d’Antonio vers celle-ci, déstabilisé. Tout allait si vite. Du prince hautain qui le jugeait à longueur de journée, Olaf était passé à l’étudiant généreux qui voulait seulement l’aider. Il ne savait pas quoi en penser. La vie lui avait appris à se méfier, et il ne parvenait pas à faire entièrement confiance à Olaf. Pas encore. Il posa à nouveau son regard sur le visage du prince, secouant la tête, agacé. Il ne savait plus comment faire pour lui expliquer qu’il n’en voulait pas, de sa proposition. Olaf n’aimait pas être contredit et il ne voulait rien entendre.

« On verra », répondit Tony, haussant les épaules. Il savait qu’il n’était pas particulièrement convaincant et que son envie de rester dans son trou à rats se lisait sur son visage, mais il s’en fichait bien. Ils verraient, oui. Pour lui, son choix était fait. Mais peut-être arriveraient-ils à trouver un compromis en négociant un peu, il n’en savait trop rien. « En tout cas, merci, Olaf », ajouta-t-il, posant à son tour sa main sur le bras de son ami, tendrement, avant de sortir de son appartement le plus rapidement possible, verrouillant la porte derrière lui pour éviter qu’on lui vole le peu d’affaires qu’il possédait. Une fois en bas de l’immeuble, Olaf poursuivit son argumentation et il décrocha un sourire en coin à Tony, exaspéré mais infiniment touché par l’insistance du prince.

« Je peux te demander tout ce que je veux, tu dis ? », répondit-il tout sourire, laissant le blond lui attraper la main. « Dans ce cas, je te demande de me faire confiance. J’ai toujours vécu comme ça, et je m’en suis toujours sorti. Je pense que j’aurais plus de mal à vivre ta vie que la mienne… » Il entraîna son ami pour l’inciter à reprendre la route vers chez lui, réalisant à cet instant que ses paroles étaient plutôt blessantes à leur tour. Il critiquait la vie du prince, tout comme le prince avait critiqué la sienne. Tant pis, chacun son tour. Il lâcha la main d’Olaf pour enfouir la sienne dans sa poche, soudainement conscient de cette proximité qu’ils avaient tous les deux. Ca le mettait étrangement mal à l’aise, même s’il savait depuis longtemps qu’il n’était pas attiré que par les filles. Seulement, il n’avait pas encore envie de vraiment se l’avouer, et encore moins de l’avouer aux autres. Il lui fallait du temps, c’est tout. « Pourquoi tu fais tout ça pour moi, Olaf ? », demanda-t-il soudainement, sans regarder son ami. « Pourquoi tu t’entêtes à vouloir m’aider alors qu’on est tellement différents tous les deux ? Je ne t’ai jamais rien demandé, alors pourquoi ? » Il se doutait bien de pourquoi il le faisait. Tony lui avait sauvé la vie. Mais était-ce une raison suffisante pour que le prince change radicalement de comportement envers lui ? Il avait l’air de se soucier de peu de gens, alors pourquoi se souciait-il de lui ? Il était perdu, et il ne savait plus quoi penser de cette relation improbable qu’il avait avec le prince Lindberg.


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MessageSujet: Re: Nowhere to hide from all of this madness ft. Olaf & Antonio   Dim 10 Sep - 22:12


Olaf restait à fixer Antonio. Pourquoi il était tombé amoureux. Pourquoi il recherchait de l'affection auprès de lui? Il soupira et enfonça ses mains dans ses poches. Olaf réfléchissait, peut être un peu trop. Mais il était amoureux. Fou amoureux de ce garçon qui n'était pas de son rang. Il était juste trop bête en agissant comme un parfait crétin. Un crétin de prince arrogant. Alors qu'il n'était pas comme ça. Comme la drogue. Il agissait en petit caïd pour cacher sa peur d'être rejeté. Olaf sentit l'air lui manquer en repensant à ce qu'il s'était passé il y a 4 ans. Mais aujourd'hui il était en sécurité, ici avec Tony. Et personne ne pourrait l'atteindre ou le juger. Il n'avait que lui. Et il l'aimait. Peut être qu'il était temps qu'il lui dise. Peut être que si Olaf réussissait à se stabiliser dans sa vie amoureuse, le reste en découlerait. Il lui parlait, et Olaf l'écoutait au loin. Bien sûr qu'il voulait lui faire confiance.

"Oui je veux te faire confiance... j'ai même confiance en toi... mais j'ai pas confiance en ce quartier.... et tu sais pourquoi? Parce que je le connais... J'ai déjà dealé là bas... oui tu m'entends? Je ne suis pas toujours ce prince parfait! Je deale, je me drogue et je me droguerais jusqu'à tout oublié..."

Olaf ne pensait pas se confier à ce point à Antonio. Mais il l'avait fait. Il voulait être honnête avec lui. A sa dernière question, Olaf le fixa et reprit sa main. S'il était honnête, autant l'être jusqu'au bout. Son coeur commença à battre la chamade. Mais il se lança:

"Ecoute... tu m'as sauvé la vie alors que je t'ai traité pire qu'un cafard. J'ai appris à te connaître, à connaître les gens de ton rang;... mais j'ai surtout réappris à avoir confiance envers les gens du peuple. Et j'ai appris à aimer... parce que je suis amoureux de toi... Je t'aime... Antonio.... et je me rend compte maintenant....que sans toi, je suis rien "  

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MessageSujet: Re: Nowhere to hide from all of this madness ft. Olaf & Antonio   Jeu 21 Sep - 11:03

Nowhere to hide from all of this madness
Antonio & Olaf

Le coeur d'Antonio manqua un battement en entendant Olaf lui dire qu'il dealait. Et après il osait critiquer sa vie ? Son quartier ? Son logement ? Cette nouvelle refroidit Tony, et son visage se ferma presque instantanément. L'étudiant faisait tout pour ne pas sombrer dans ce monde-là, pour ne pas basculer dans l'illégalité, alors que sa vie lui criait de céder à tout ça. Il avait toujours vécu parmi les gens louches, ceux qui n'ont que ça pour survivre. Mais lui refusait de se laisser aller et s'entêtait à rester sur le droit chemin, parce qu'il n'avait pas envie de devenir comme ses parents, ni même comme ses frères et soeurs. Il voulait offrir une belle vie à sa future famille - s'il arrivait à en avoir une un jour - et faire en sorte qu'ils vivent tout le contraire de ce qu'il avait vécu en étant jeune. Et voilà qu'Olaf lui confiait qu'il faisait exactement ce que Tony cherchait à éviter, alors que le jeune homme au bonnet gris voyait la vie du prince comme un modèle à suivre, petit à petit, à son rythme.

"Ce quartier n'est mauvais que quand on n'en voit pas les bons côtés", marmonna Antonio, encore vexé par les remarques de son ami. Parce que oui, des bons côtés il y en avait, par ici. De l'entraide, malgré le peu de fric qu'ils possédaient. De la solidarité, parce qu'ils se trouvaient tous dans la même merde. Des soirées passées dehors à jouer au basket entre pauvres, parce que dehors c'était toujours mieux qu'à l'intérieur. Oui, des bagarres éclataient régulièrement, mais quelques excuses soufflées à contre-coeur et une tape dans le dos parvenaient toujours à régler ces histoires.

Olaf lui prit à nouveau la main et Tony la sortit de sa poche, même s'il n'en avait pas forcément envie. Il s'arrêta pour regarder son ami, le regard malgré tout un peu fuyant. Oui, Antonio lui avait sauvé la vie alors qu'il l'avait traité comme une merde pendant des mois, mais ce n'était pas une raison pour que tout à coup Olaf soit prêt à tout donner pour lui. Antonio n'avait pas besoin qu'on le sauve, qu'on le couvre d'argent et de cadeaux. Puis Olaf lui sortit des paroles qui déstabilisèrent le garçon. Il l'aimait ? Il n'était rien sans lui ? Antonio fronça les sourcils. Ces paroles auraient dû lui faire plaisir. Mais avec tout ce qu'il avait vécu, tous ces mensonges qu'on lui avait déballés, il n'arrivait tout simplement pas à croire à ce que lui disait le prince. Il lui disait ça parce qu'il lui était redevable, à ses yeux. Il n'y avait rien de sincère derrière tout ça, tout ce qu'il cherchait à faire c'était le flatter en guise de remerciements. Antonio secoua la tête, lentement. Non, il ne laisserait pas le prince lui donner de faux espoirs.

"Tu ne dois pas me dire tout ça pour me faire plaisir. Je t'ai sauvé la vie, oui, mais tu ne me dois rien !", lança-t-il à son ami, perdu. Il fit un pas vers celui-ci et poursuivit, énervé : "Je suis pauvre, Olaf ! Tu n'as rien à faire avec moi, alors arrête tes jolies paroles parce que je n'en crois pas un mot." Il soupira sans discrétion, replaça son sac de sport, qui avait glissé, sur son épaule et, d'une voix plus douce, il ajouta : "Je ferais mieux d'y aller. S'il te plaît, ne me suis pas. J'ai besoin d'être seul." Sur ces paroles, il passa à côté de son ami et rebroussa chemin, partagé entre le désir de se retourner pour embrasser Olaf et son envie brûlante de s'enfermer chez lui pour ne plus jamais en ressortir.

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