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intrigue : concours de tee-shirt mouillé au festival palazza

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 you can dance beauty (Noa&Joy)

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MessageSujet: you can dance beauty (Noa&Joy)    Lun 28 Aoû - 13:45

Quand le médecin t’a appris que tu ne pourrais plus jamais exceller dans le domaine que tu adulais, tu n’as pas dit un mot. T’avais le souffle coupé. C’était l’incompréhension totale. Ta jambe était toujours là. En piètre état mais elle était toujours greffée à ton corps alors pourquoi elle refusait de marcher correctement ? Certains soirs tu te demandais même si tu n’aurais pas préféré qu’on te l’ampute. T’as même pensé à le faire toi-même. Un coup de hache c’est vite fait non ? Enfin bref. Pendant de longs mois, tu as été définie par ta blessure. La danse ne représentait plus rien. Perte de temps. T’étais jeune et égoïste. Tellement de personnes se retrouvent paralysées à vie et toi t’avais la chance d’un jour pouvoir remarcher. A l’époque, t’as pas su prendre le recul nécessaire. T’envoyais chier tout le monde et t’en voulais à la terre entière. Un nombre incalculable de fois, t’as hurlé sur les infirmières. Elles y étaient pour rien les pauvres mais c’était ton seul défouloir. Après tout, tu pouvais en vouloir à personne en vrai. C’était ta faute et seulement ta faute si t’avais lourdement chuté sur le sol écrasant par la même occasion ta jambe et tes espoirs d’un jour pouvoir atteindre le sommet. A seulement vingt et un an tu voyais ta vie fichue et sans intérêt, t’étais bien loin du compte. Finalement tu les remercies tes parents. C’est eux qui t’ont donné le courage de dire merde à cette jambe un peu fatiguée. Ils s’en sont tellement pris à toi que t’as trouvé la fougue nécessaire qui te manquait pour reprendre ta vie en main. Tu as coupé les ponts avec les deux. Tu t’es promis que tu soutiendrais toujours tes enfants le jour où tu aurais la chance d’en avoir et que tu parviendrais à danser de nouveau. La passion a repris sa place et tu arrives maintenant à la transmettre aux autres. Tu te sens bien avec tes élèves. Elles ont le même âge que tu avais quand ta carrière professionnelle a débuté et tu crois en elles plus que tu n’as jamais cru en toi. Ton expérience personnelle te force à tirer le meilleur de chacune de ces jeunes femmes tout en posant un regard tout à fait objectif. Madame Olga serait fière si elle te voyait, soit en sure.
22h45. C’est enfin l’heure pour toi de rentrer chez toi. L’entrainement a été productif et t’a enchanté. Ta jambe te lance un peu, t’as voulu faire toute la séance avec les filles histoire de te rappeler du bon vieux temps. T’aurais peut-être pas dû mais franchement qu’est-ce que c’était bon. Tous les jours tu es un peu plus impressionnée par la motivation des filles. Tu es prête à leur proposer des choses encore plus concrètes et compliquées. C’était ton objectif : les pousser toujours plus haut. T’avais déjà en tête la chorégraphie que tu souhaitais leur soumettre, restait encore quelques modifications. Ecouteurs sur les oreilles tu déambulais entre les lampadaires éteints. Encore cinq minutes et la rue seraient illuminées de mille feux. Les passants sont encore nombreux à cette heure-là. Ils t’observent effectuer quelques pas de danse en pleine rue concentrée comme à ton habitude. Ta jambe a beau te faire mal quand la musique survient à tes oreilles tu ne peux t’empêcher d’effectuer pointes et autres figures. C’est ton sang. Tu montes et descends du trottoir au rythme de la musique sans t’apercevoir qu’un homme te suit de près tapi dans l’ombre. Les lampadaires s’allument enfin et sans que tu ne comprennes quoi que ce soit ce fameux inconnu saute sur toi pour s’emparer de ton iPod et très certainement de ton sac à main. Tu penses à une mauvaise blague mais tu te rends compte qu’il ne rigole pas quand il te pousse te faisant trébucher sur le trottoir. Tu émets un gémissement de douleur alors que tu tombes sur ta jambe. Tes écouteurs sont toujours sur tes oreilles mais l’iPod n’est plus au bout… Ton sang ne fait qu’un tour, malgré la douleur tu te lèves difficilement et t’apprêtes à courir après ton asseyant, hurlant à quiconque qu’un abruti partait avec tes effets personnels.
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MessageSujet: Re: you can dance beauty (Noa&Joy)    Mer 30 Aoû - 12:22


Il est tard et elle commence tôt demain, mais la fatigue est absente, ce soir. Au contraire, il y a l’énergie qui lui court dans les veines et l’envie de bouger, de quitter le studio trop petit, de sortir de son lit minuscule et d’aller prendre l’air. Il ne fait pas trop froid, juste assez pour qu’elle maintienne les pans de sa veste en jean contre elle, juste assez pour qu’elle craque pour un chocolat chaud à un dollar vendu dans la rue. Elle le savoure, le goût sucré lui envahit la bouche, et elle ferme les yeux une seconde pour apprécier, parce que c’est quelque chose qu’elle ne s’autorise pas si souvent. Elle s’est arrêtée dans une rue, mains enroulées autour du carton, l’air agité par la chaleur qui s’échappe du gobelet. C’est là qu’on brise le calme de la rue, son moment, qu’on interrompt son appréciation de sa boisson. Un type s’approche, et elle le laisse faire, Noa, parce qu’il a juste l’air maladroit, pas assuré, pas venimeux, juste un peu paumé, un peu bancal. Il met un instant à parler, comme s’il cherche ses mots, alors elle le laisse, trempe les lèvres dans le chocolat, passe la langue dessus. “Euh,” fait finalement le mec, et Noa arque un sourcil, peu encourageante. “J’te file dix dollars si tu embrasses mon pote, là-bas, c’est pour voir si la fille qu’il kiffe est jalouse.” Le sourcil arqué atteint des sommets, mais Noa est comme un chat, elle retombe sur ses pattes, et après un coup d’oeil au pote en question, elle lâche. “C’est jamais un bon plan, mais je prends les dix dollars.” Ca remboursera le chocolat chaud. Entre autres. Peut-être même qu’elle pourra aller embêter Reese dans la semaine, avec neuf dollars en poche. Le pote se balance d’une jambe sur l’autre, l’air aussi paumé que celui qui a abordé Noa, et elle affiche un drôle de sourire. Après avoir empoché le billet, le type lui dit que la fille en question est bien là, elle traverse la rue à grands pas, pose une main sur la joue du pote, et l’embrasse brièvement, juste assez longtemps pour qu’ils soient vus, juste assez longtemps pour que ça soit naturel. Puis, elle lui tapote l’épaule. “Bon courage.” Le chemin est repris en sens inverse, elle offre un clin d’oeil au type qui l’a payée, et les oublie une fois qu’elle a tourné au coin de la rue. Son chocolat chaud est tiède, maintenant, mais pas moins délicieux.

Elle se pose sur un rebord de vitrine, devant une boutique qui a dû fermer depuis un moment, vu l’intérieur à travers la vitre. Elle s’y adosse, observe la rue calme, les passants rares, et son regard se fixe sur la fille aux écouteurs, qui danse comme s’il n’y avait personne. Le goût du chocolat dans la bouche, elle admire, Noa, parce que la fille à l’air d’un oiseau, prête à s’envoler, mais pas tout de suite. C’est parce que la fille et sa danse sont magnétiques que Noa garde les yeux dessus, et voit tout ce qu’il se passe. Les lumières s’allument, éclairent la danseuse, et l’homme qui bondit sur elle. Oublié, le chocolat, la brune bondit, court après le voleur, le voit détaler et hurle à quelqu’un de l’arrêter. C’est un passant qui lui bloque le passage, l’empoigne d’une main de fer, alors que Noa les rejoint, à bout de souffle. Un sourire tordu aux lèvres, la poitrine se soulevant au rythme d’une respiration compliquée, elle s’empare du lecteur, du sac, remercie le passant, et balance un coup de pied encore trop léger au voleur, avant de faire demi-tour plus calmement, jusqu’à rejoindre la danseuse, qui semble plutôt mal en point. Noa lui tend sac et iPod. “Vous vous êtes pas fait mal ? Vous avez cogné le trottoir, ça doit pas faire du bien.” Elle parcourt la rue du regard, croise celui de quelques spectateurs qui n’ont pas bougé le petit doigt, montre les dents, les voit se détourner. “Ce sauvage, bordel, j’hallucine. Et y’en a pas un qui se bouge pour aider, hein.” Elle balance à l’adresse des spectateurs, qui se remettent en mouvement pour éviter la culpabilité. “Vous voulez vous asseoir ? J’espère qu’il a pas cassé vos écouteurs, c’est fragile et ça coûte une blinde, ces trucs-là.

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MessageSujet: Re: you can dance beauty (Noa&Joy)    Lun 4 Sep - 17:51

T’as observé la scène de loin. Pourtant t’aurais voulu aller lui botter le cul toi-même à cet abruti. T’avais la hargne nécessaire mais ton corps t’a totalement lâché. Il faut le savoir, tu te considères comme presque totalement guérie sur le plan physique. Depuis ton opération ton état n’a fait que s’améliorer et t’as même retrouvé quatre-vingt-dix-huit pourcents de ta condition physique d’après les médecins. Pour une danseuse, la frustration est énorme mais tu es vivante et ça tu sais maintenant que c’est un miracle. Malheureusement certains jours, quand tu forces un peu trop ta jambe anciennement blessée, la douleur revient et vient te réinscrire dans le dur souvenir de ta chute. Avec le temps t’as dû faire un choix, la danse et la douleur ou ton canapé et ta mauvaise humeur. Ça a été vite fait. T’as appris à vivre avec ces appels au secours constant de ta jambe. Le problème, c’est que tu reçois par moment des signaux tellement forts que tu manques de défaillir…comme ce soir. T’as pas su gérer toutes les émotions qui se sont emparées de toi et tu t’es juste effondrée avant d’avoir pu faire quoi que ce soit pour contrer ce pseudo-voleur qui au passage n’a pas fait dix mètres avant de se faire arrêter par un passant et une jeune femme qui ne tarde pas à venir dans ta direction. Tu as été éblouie par l’intervention de cette dernière. Pas une seconde elle n’a hésité avant de se ruer vers celui qui t’avait attaqué et tu t’étais retrouvée en elle. Pas celle que tu es maintenant, celle que tu étais quand tu avais vingt et un an. C’est à cette période où l’injustice t’horrifiait et que tu te battais bec et ongle pour ce que tu pensais être juste. C’est cette énergie que tu avais l’habitude de mettre dans ta danse et qui sommeille très certainement encore en toi.
Ton regard est attiré joyeusement par les effets qu’elle te tend. Ton sac tu aurais largement pu t’en passer si seulement il avait servi à quelqu’un d’honnête et pas de fourbe et brutal comme cet homme. Ton iPod par contre c’est comme une troisième main pour toi, il était donc impensable que l’on t’en sépare. Heureusement il est là. Tu souris à la jeune femme et dépose ton iPod dans ton sac que tu déposes sur le sol. « Merci beaucoup ! » dis-tu à la jeune femme avec un sourire un peu déformé par la douleur. « Je suis mal tombée, il n’y a pas été de main morte cet abruti. » continus-tu en levant les yeux au ciel. Tu es tombée sur un point sensible et ta jambe te lance plus que d’habitude. La jeune femme semble révoltée de l’attitude des personnes qui vous entourent. Un léger sourire se dessine sur ton visage. Sa hargne ne s’arrête donc pas à l’instantané. C’est plutôt intéressant. Tu acceptes ensuite son invitation à s’assoir, ta jambe ne tient plus. « J’en ai des centaines vous en faites pas. » tentes-tu de la rassurer. Tu es de plus en plus fascinée par ce que tu es en train de voir et des flashs de la jeune femme sur un parquet te semblent de plus en plus nets. « Vous en avez du courage… On ne voit pas ça tous les jours. » lui dis-tu en montrant du regard les quelques personnes encore présentes. « Je peux vous demander ce qui vous fait vibrer dans la vie ? » Question pouvant paraître un peu étrange mais c’était la première question que tu posais à tes élèves avant de commencer ton cours.

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