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 what did you expect ? (bonnie & clyde)

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MessageSujet: what did you expect ? (bonnie & clyde)   Lun 28 Aoû - 14:02

what did you expect ?
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I'm gonna fight 'em all, a seven nation army couldn't hold me back. They're gonna rip it off, taking their time right behind my back... And I'm talking to myself at night, because I can't forget, back and forth through my mind, behind a cigarette. And the message coming from my eyes says leave it alone  ΔThe White Stripes.

J'arrive enfin au local de répétition. Pour ne pas changer, je suis la première arrivée. J'ai les bras chargés, avec un ampli dans une main, un café dans l'autre et ma basse sur le dos. Je peine à tourner la clé dans la serrure, si Eliot était là il se foutrait de moi. J'ouvre cette foutu porte, pose mes affaires, souffle un bon coup et referme la porte derrière moi. Je regarde la pièce, et un sourire s'étire sur mon visage. Il faut dire que ça me fait toujours plaisir de retrouver cet endroit. Je fais un petit tour du local que je connais déjà par coeur. Des câbles jack accrochés au mur, entourés d'un milliard de posters et de trucs à la cons, des photos de nous vieilles comme le monde, d'autres jacks sont par terre (ouais, on est pas à cheval sur le rangement non plus), des amplis un peu partout. La batterie de mon frère est au fond de la pièce. Je m'en approche, effleure légèrement la peau de la caisse claire et en fait tour pour m'asseoir sur le tabouret. Y'a plus qu'à l'attendre. D'habitude, on ne répète pas le lundi. Mais ce matin, j'ai reçu un texto de mon frère disant RDV au local de répèt à 13h, je pense que j'ai trouvé le meilleur guitariste. Je regarde à nouveau le texto, et ne peux pas m'empêcher d’émettre un léger gloussement.
Le meilleur guitariste ? On l'a déjà dans le groupe, c'est Lucius, mon meilleur pote et puis c'est tout. Impossible qu'il ait trouvé mieux. Le seul que j'ai pu connaître ayant un aussi bon niveau,
c'est celui que j'ai viré il y a des années de ça. Une grosse erreur, certes mais c'est arrivé. Ne vaut mieux pas reparler de ça.

En les attendant, je m'amuse à taper sur la batterie. Mon père et mon frère sont batteurs, c'est un instrument que je connais bien. Je ne sais même pas si Lucius compte nous rejoindre ou pas. Enfin de toute façon, quand il s'agit de faire rentrer quelqu'un dans le groupe, je suis la plus exigeante. Et j'ai toujours du mal à faire rentrer quelqu'un que je connais pas. Parce que dans un groupe, il n'y pas que de la musique et la qualité du musicien, il y a aussi les affinités. C'est comme ça qu'un groupe peut marcher, en se soutenant les uns les autres et en restant proches. Je ne me fais aucun doute sur mon amitié avec Lucius, c'est mon meilleur pote et ça risque pas de changer. Et mon frère bien-sûr, c'est mon sang. Alors Eliot qui ramène soit-disant le meilleur guitariste, il a intérêt d'être excellent s'il m'est inconnu au bataillon. Je soupire, et sors un paquet de clopes de ma poche et m'en allume une. Quoi, c'est interdit de fumer ici ? J'ai l'air d'en avoir quelque chose à foutre ?
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MessageSujet: Re: what did you expect ? (bonnie & clyde)   Lun 28 Aoû - 18:08


What did you expect ? (Bonnie & Clyde)
So what if I'm crazier than crazy? So what if I'm sicker than sick? So what if I'm out of control? Maybe that's what I like about it! You can say that I'm going insane. And I'm not quite right. And that I'm to blame. You can say that I'm sick on the inside. Bet you don't know I like it that way. You can say whatever you like! ► Three Days Grace - So what?

Tapotant le volant de ma caisse, ma clope au bec, je réfléchis au moyen le plus rapide de buter Eliot. C’est de sa faute si je suis devant ce local à la con, aujourd’hui. « Non mais tu verras, ça sera cool ! Comme au bon vieux temps ! Lucius, toi, Bonnie et moi ! ». Sur le coup, je lui ai demandé si l’encastrer dans le mur de l’appart’, ça serait aussi comme au bon vieux temps. Malin, il m’a rétorqué un cinglant « T’es tellement casse-couilles que t’es incapable de rester dans un groupe plus de 6 mois. Même si c’est le tien ! ». Il avait raison. Bien entendu. Ca m’arrachait la gueule de l’admettre, alors je lui ai juste fais un doigt d’honneur. Ca n’est pas de ma faute, si j’ai un caractère assez difficile à supporter pour les petites natures dont j’ai pu croiser la route, ces dernières années, et que ça a toujours fini par clasher, dans les groupes où j’ai tenté de jouer. Est-ce mal, de ne pas avoir sa langue dans sa poche, et de dire de suite dès qu’on trouve con un truc ? Est-ce un tort d’avoir essayé de faire comprendre, quelques fois, que concilier plaisir et musique, au sein d’un même groupe, c’était loin d’être l’idée du siècle ? Je le sais assez bien pour avoir fait cette immense connerie, il y a des années de ça, donc, je sais de quoi je parle, merci bien ! Mais non, les gens préfèrent les faux-culs, et refusent d’écouter les conseils. Qu’ils aillent tous servir de bûches humaines en Enfer, ça me fera des vacances ! « T’es sans groupe depuis 3 mois. Tu tournes en rond comme un lion dans sa cage. Et tu vas bientôt sentir pareil, en plus. », avait rajouté mon demeuré de meilleur pote, pour achever de convaincre. Mais il avait raison sur un point : ne pas avoir de groupe me rendait cinglé. Je jouais en solo, j’arrivais à faire quelques concerts, en jouant des reprises ou des compo solos, mais ça n’est pas pareil. J’ai besoin d’un groupe. De l’atmosphère qui s’en dégage, quand l’entente est présente. Et du petit « famille » qui s’en dégage. Ce qui revient à dire : j’ai besoin de remonter le temps pour retrouver le groupe que j’avais fondé avec Eliot, et de m’empêcher de me taper Bonnie, pour que le groupe ait réussi à traverser le temps. Ce qui a été le cas, mais sans moi. Les enfoirés. Car je n’ai jamais retrouvé une telle chose, par la suite ! « Et ça emmerdera Bonnie que tu reviennes, en plus. Car elle sait que t’es le meilleur pour jouer avec Lucius sans tout démolir. Et qu’elle sera obligée de te garder, car on a besoin d’un autre bon guitariste ! ». C’est surtout ça, qui m’a convaincu de venir ici, aujourd’hui. Cet argument parait tellement moins judicieux, aujourd’hui, qu’il ne l’était, à ce moment-là.

Des cendres tombent de ma cigarette, atterrissant sur mon jean, me faisant revenir à moi. « Fais chier tiens ! », grogne-je entre mes lèvres entrouvertes par ma clope, faisant écho aussi bien à mon agacement d’être présent aujourd’hui, que pour le fait de voir mon jean partiellement dégueulasé de la sorte ! Un rapide coup d’œil à ma montre m’apprend que je suis à présent en retard d’un bon quart d’heure, en ayant traîné une bonne dizaine de minutes dans ma bagnole. Au moins, ça, ça ne change pas. Et si Eliot croit que je vais faire des efforts pour arriver à l’heure, dans l’espoir que ça joue en ma faveur, il se fourre le doigt dans l’œil, et bien profond ! C’est déjà beau que je sois vraiment là et que je me motive à sortir de ma voiture, il n’a pas à se plaindre : je tiens parole. Mon agacement se perçoit à la façon avec laquelle ma portière se voit claquée, alors que j’ouvre la porte juste derrière mon siège pour choper ma gratte. Cette portière subit le même sort que sa camarade un peu plus, alors que je prends mon instrument. Des guitares, depuis le temps que j’en joue, j’en ai plein. Mais j’en ai une fétiche : celle-ci. Et c’était déjà elle qui m’accompagnait, la plupart du temps, pour jouer avec le groupe qu’on avait fondé, Eliot et moi. Une guitare offerte par mon frère, bien l’un des derniers cadeaux qu’il m’ait offert qui m’ait été réellement utile.

D’un pas décidé, quoi qu’un peu blasé, je franchis les quelques mètres qui me séparent du local. Et parce que ça n’est pas la politesse qui m’étouffe (de toute façon : à quoi ça sert ?), je me permets d’ouvrir la porte sans frapper. « Toujours le même bordel ! », dis-je alors, une fois entré. Pas le même local, pas le même groupe, mais toujours le même merdier. Y’a des choses qui ne changent pas. Comme Bonnie et les clopes, par exemple. D’un froncement de sourcils, je lui indique : « Tu te souviens pas ? Fumer tue ! », raillé-je, faisant allusion à ce que je lui sortais, à l’époque, quand bien même je n’étais clairement pas le meilleur exemple qui soit, ayant commencé à fumer à peine au collège. Tout en proférant ses paroles, laissant à croire que tout est normal, j’écrase ma propre cigarette sous mon pied, étant toujours à l’extérieur, avant de rentrer pour de bon, laissant la porte se refermer derrière moi. Et j’évite soigneusement de la regarder, préférant m’attarder sur la déco. C’est bien plus prudent. J’ignore encore si j’ai envie de lui hurler dessus, de lui en coller une, de lui demander froidement quel a bien pu être l’intérêt de me virer à l’époque, de la secouer dans tous les sens jusqu’à ce que j’en ai marre, ou de la plaquer contre un mur pour l’embrasser ? Et oui, pauvre de moi, ça, ça reste toujours une option qui me plairait bien, même si je l’engueulerais comme une merde avant de céder à  une telle connerie. Finalement, une poignée de secondes plus tard, je lâche juste un « Alors comme, parait que les bons guitaristes, ça court pas les rues ? Ca doit être comme les producteurs qui disent pas de la merde juste pour que des bassistes trop crédules écartent leurs cuisses devant eux ? », cinglant, sans oser la voix. Eliot, je suis désolé, vieux frère, j’avais promis de faire des efforts pour retenir mon venin, mais voir ta frangine m’a mis plus sur les nerfs que je ne l’aurai pensé… Et comme si je ne venais pas de me comporter en gros enfoiré, je pose ma guitare, l’appuyant contre le mur. J’ignore si ce que je viens d’avancer est vrai. Je m’en fous. Je m’en fous, n’est-ce pas ?

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MessageSujet: Re: what did you expect ? (bonnie & clyde)   Lun 28 Aoû - 22:37

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Il ouvre la porte. Pendant une seconde, j'ai cru que c'était mon frère que j'attendais avec impatience. J'ai même eu le temps d'exhiber un grand sourire, avant de me rendre compte que non, quelqu'un ouvre la porte et ce n'est certainement pas mon frère. Clyde, le fantôme de mon passé, se trouve là. Et sans mon frère en plus. Sans même que j'ai le temps de réaliser, je crois qu'il prononce vaguement des mots sur le bordel du local, mais cela me passe tellement outre parce que.. juste parce qu'il est là sous mes putains d'yeux. Et ça suffit à me paralyser, j'arrive pas à ritirer mon regard de tout son être alors qu'il entre pour de bon. Lui, ne me regarde pas et c'est peut-être mieux comme ça, au moins il assiste pas au bug intersidéral auquel mon corps fait face. Toujours sur mon petit tabouret de batterie je le vois regarder autour de lui. Putain, Clyde. En fait je comprends pas ce qu'il fait là, je n'arrive toujours pas à percuter. Qu'est ce que je dois faire ? Lui répondre ? Fumer tue, oui je sais, c'est qu'il me disait souvent. Putain en plus il fait référence au passé, mais je vais jamais m'en sortir vivante! Oui en fait c'est ça, j'ai envie de partir en courant. C'est tellement lâche putain que ça ne me ressemble pas. Qu'est ce que je fais alors, je me lève, je m'approche ? Je m'excuse pour ce que je fais ou je fais comme si de rien n'était ? Je .. Putain je sens mon coeur s'emballer, à force d'essayer de trouver une solution alors mon cerveau est parti en RTT.

« Alors comme, parait que les bons guitaristes, ça court pas les rues ? Ca doit être comme les producteurs qui disent pas de la merde juste pour que des bassistes trop crédules écartent leurs cuisses devant eux ? » Et bim. Fuck, j'ai envie de pleurer. Evidemment que je le ferais pas, je ne pleure jamais. Mais je vous jure que c'est pas l'envie qui me manque. Je percute enfin mais c'est une idée d'Eliot d'amener Clyde. Le pire c'est qu'il est même pas là. Non, le pire c'est qu'il m'a même pas prévenu, il l'a fait exprès ce con! C'est pour se venger c'est ça, même 8 ans après ? Je crois que le plus déstabilisant c'est qu'il ne m'a pratiquement pas regardé, alors que moi je ne fais que le fixer du regard. Je réussi enfin à me lever, bordel un peu de dignité quand même. Ah bah non, c'est raté pour la dignité, vu que je réussie à faire basculer le tabouret derrière moi en me levant. Toujours aussi adroite, Bonnie. « Clyde, je.. » Ah je, je .. je quoi ? Je sais pas quoi dire surtout et je passe pour la pire des connes. Putain mais qu'est ce qu'il fou là et comment ça se fait que personne ne m'ai prévenu, bordel ? Ça y est, je sens que je m'énerve intérieurement et ça ne sent pas bon. Comment lui il ose parler du passé, comme ça ? Rien ne va, et faut pas que je m'énerve sinon.. putain faut pas que je m'énerve. D'un coup, j'envoie valser la cymbale devant moi et mon ton monte « Putain de merde, qu'est ce que tu fous là ? C'est l'idée de qui ça encore, c'est ton con de meilleur pote c'est ça ? Il est où lui, bordel ? » Raté, je me suis énervée. La cymbale par terre sonne encore dans un bruit strident.  Raté, je me suis énervée. Je voudrais tellement qu'Eliot soit là, ou Lucius, quelqu'un, mais pas toute seule,
là je me sens terriblement seule face à celui à qui j'ai fais le plus de mal. Tout le passé remonte à la surface d'un coup, sans que je sois préparée et je vous jure que c'est dur. Si je me suis arrangée pendant des années avec Eliot pour ne pas le voir, c'est bien pour ça. Mais je m'attendais à quoi ? Il fallait bien que ça arrive un jour. « Ne parle pas du passé, Clyde je..  » Je marque une pause, le temps de souffler. Pour reprendre de plus belle. « Je l'ai pas baisé putain, si tu viens pour dire de la merde tu peux te casser.  »
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Dernière édition par Bonnie Reeves le Mar 29 Aoû - 14:56, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: what did you expect ? (bonnie & clyde)   Mar 29 Aoû - 0:48


What did you expect ? (Bonnie & Clyde)
So what if I'm crazier than crazy? So what if I'm sicker than sick? So what if I'm out of control? Maybe that's what I like about it! You can say that I'm going insane. And I'm not quite right. And that I'm to blame. You can say that I'm sick on the inside. Bet you don't know I like it that way. You can say whatever you like! ► Three Days Grace - So what?

J’ai tenté de me préparer au choc que je ressentirais, mais soit j’ai manqué de temps, soit rien ne pouvait le faire. Elle a toujours éveillé en moi, avec une aisance déconcertante, le petit con que je suis. Et là, c’est pire : car elle m’a blessée comme personne n’avait osé le faire, car elle m’obsède toujours en dépit des années, car je suis toujours dingue d’elle (même si je préfère être le jouet d’un psychopathe qui tue lentement ses victimes que de l’admettre !). Je l’ai senti, à peine entré dans ce local. Alors, pour éviter qu’elle ne voit l’emprise qu’elle a toujours sur moi, je la dédaigne ouvertement. Un gentleman dans toute sa splendeur ! Il n’y a bien que le tabouret sur lequel elle était assise tombe, que je tourne la tête dans sa direction. « Clyde, je… », commence-t-elle, sans parvenir à terminer sa phrase. Moqueur, je la fixe, mes sourcils arqués, indiquant que je me fous de sa gueule, même si je ferme la mienne. Pour en rajouter une couche, je croise mes bras sur mon torse. Et je ne les en déloge pas, pas même quand elle s’énerve sur une malheureuse cymbale. La tigresse sort ses griffes. Enfin je la retrouve. Un sourire en coin apparaît sur mon visage, tandis que je suis amusé de la scène que la diva va me réserver, tout comme je suis énervé de la voir aussi énervée (Ca ne change pas !). C’est moi, qui devrait faire une telle scène colérique, pas elle. Sauf que si je devais laisser exploser ma colère, il ne restera plus grand-chose, dans ce local, capable d’être utile pour un groupe de musiciens. « Putain de merde, qu'est ce que tu fous là ? C'est l'idée de qui ça encore, c'est ton con de meilleur pote c'est ça ? Il est où lui, bordel ?». Et voilà qu’elle jure. Merde, ça me manquait presque. Car le temps qu’on passait à se prendre la tête, j’étais le seul à occuper ses pensées. J’aimais aussi le fait d’être en mesure de la calmer, quand son trouble du comportement lui faisait péter un câble. Mais c’est de l’histoire ancienne. Désormais ne restent que la colère, la déception, la haine et la rancœur, qui engloutissent le reste. « Ne parle pas du passé, Clyde je.. », expulse-t-elle, alors que la cymbale nous fait entendre son délicat tintement. « Je l'ai pas baisé putain, si tu viens pour dire de la merde tu peux te casser. », termine-t-elle, me faisant lever les yeux au ciel : comme si j'allais la croire !

Je détourne enfin le regard d’elle, réalisant seulement maintenant que j'ai passé mon temps à la scruter, comme un putain d'aveugle qui recouvre la vue. « Eliot m’a dit que t’étais une véritable casse-couilles pour trouver un autre guitariste ! ». Tout en disant cela, je décroise mes bras et fais quelques pas, dans sa direction, veillant à la contourner, à rester même loin d’elle, comme si elle avait la peste. « Il arrivera je sais pas quand. Sans doute quand ta scène aura pris fin ! ». Je ne cesse de marcher, pour me rendre vers la batterie, et en attraper les baguettes. Uniquement pour les faire tournoyer, entre mes doigts, et me tourne de nouveau vers la brune. J'ai à présent de quoi m’occuper l’esprit, partiellement, pour ne pas claquer la porte et quitter le pays. Ce que j’aurais dû faire, il y a des années de cela… « C’est marrant : lui l’a fait, d’une certaine façon… ». Ma colère est plus froide que la sienne, mais elle brûle tout autant. Je sais qu’il est inutile de parler du passé. Mais je n’ai pas pu le faire, à l’époque, ou pas comme je le voulais. J’étais trop abasourdi par ce qui se passait, pour dire quoi que ce soit, même si mon départ ne s’est pas fait dans le calme absolu, je vous le garanti ! Pour l’occasion, j’avais pulvérisé la batterie d’Eliot, avec la basse de Bonnie, avant d’envoyer la guitare de Lucius contre le mur. Une façon pour moi de leur laisser un souvenir ! Il n’est que trop tentant de souligner que le groupe n’a pas décollé, suite à mon départ, malgré ce qu’ils semblaient tous croire à l’époque. « Parlons du présent, non pas du passé…  ». Mon sourire indique que la page n’est pas tournée pour moi. Qu’elle ne le sera jamais. Elle en aura une petite idée quand je me déciderais à parler de son avortement, son autre coup de poignard dans le dos ! « T’as raison, Ebony… ». Mon regard se fait plus noir, tandis que j’utilise son prénom, aussi bien parce que je sais qu’elle ne l’aime, que juste pour lui faire prendre conscience du gouffre qui nous sépare : nous ne sommes plus rien l’un pour l’autre. Et, par-dessus tout, c’est pour mettre un terme à cette connerie de « Bonnie & Clyde », même si j’y ai cru, à l’époque. « Tu vas continuer à perdre ton temps longtemps, ou percuter que tu ne trouveras jamais meilleur guitariste que moi ? ». Je ne sais même pas pourquoi je tiens tant que ça à faire partie de ce groupe. Ca doit me manquer. Ils doivent me manquer. Elle doit me manquer.

J’arrête enfin de jouer avec les baguettes, pour les reposer à leur place, tandis que mon regard ne quitte pas Bonnie, rivé sur elle alors que je lui posais ma question finale. Alors que peu à peu, je recommence à me sentir vivant, rien que d'être à nouveau à ses côtés. Comme avant. Putain, fais chier...

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MessageSujet: Re: what did you expect ? (bonnie & clyde)   Mar 29 Aoû - 15:08

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Je m'étais souvent imaginé ce que ça ferait de le revoir un jour. Au fond, j'en ai toujours eu terriblement envie même si je ne faisais que l'éviter. Finalement, je suis là face à lui et j'étais loin de me douter que ça serait aussi intense. Il voit qu'il me fait perdre mes moyens, et je suis sûre qu'il jubile. Il fait ça pour avoir l'impression de gagner, d'avoir le dessus comme il pense que c'est moi qui ai gagné il y a huit ans. Mais il ne rend pas compte. Il ne se rend pas compte qu'à cette époque, j'ai tout perdu tout autant que lui. La preuve, c'est qu'aujourd'hui, oui je suis une véritable casse couille pour trouver un autre guitariste, comme il le dit, parce que je ne pourrais jamais être assez satisfaite de tous les autres qui se présentent. Lucius, Eliot, Clyde et moi, on étais tous aussi passionnés et c'est pour ça qu'on était les meilleurs, qu'on formait le groupe parfait. « C’est marrant : lui l’a fait, d’une certaine façon… » Oui c'est bon, j'ai tous fait foiré. On s'est tous fait baisé. Je soupire, au fond j'ai rien à dire, il a le droit de m'en vouloir. Il serait peut-être temps que mettre ma fierté de côté et de penser au groupe. Peut-être que je devrais le laisser me détester et quand même le ré-intégrer. C'est ça, laissons le passé de côté non ? Huit ans après, il faut bien faire preuve d'un peu de maturité, je passe une main dans mes cheveux. Je le vois sourire dans son coin, je préfère ignorer. Tant pis, je prend sur moi et je reste calme, j'ai plus qu'à lui dire qu'on tourne tous la page, qu'on avance. J’entrouvre la bouche, m'apprêtant à faire un pas vers lui. Mais je n'ai même pas le temps de prononcer un mot. « T’as raison, Ebony… »

Aucun son ne sortira de ma bouche finalement. Il peut aller bien se faire foutre. Lorsque je le regarde prononcer mon vrai prénom, l'air de rien, en faisant tournoyer les baguettes entre ses mains, ça me rend folle. J'ai envie de lui en mettre une, personne ne m'appelle comme ça, encore moins.. encore moins lui. Il a pas le droit. Je m'avance vers lui, sans même faire attention à ce qu'il ajoute. J'ai plus peur, à quoi ça sert d'avoir peur ? C'est Clyde putain, la seule personne en qui j'ai eu véritablement confiance à une époque, il peut essayer de me faire croire qu'il me hait, je m'en fou, s'il me haïssait vraiment il serait pas là. Je m'approche le plus près possible de son corps, de son visage. Je le regarde dans les yeux pendant un long moment, lui qui étais sûr de lui, on va voir s'il va rester aussi impassible. Ebony, hm ? Je n'élève pas la voix, je fais cet effort, mais il sait très bien ce que je ressens.  « T'as rien compris. Tu peux pas jouer à ce jeu là et espérer que ça marche. Tu peux pas revenir si ça t'amuse de m'appeler comme ça. » Je marque une pose, je suis si près de son visage que ça en est déstabilisant. Je ne peux pas m'empêcher de laisser échapper un regard vers ses lèvres, qui sont trop près des miennes. Et merde, ça c'était pas prévu dans le plan. J'ai le coeur qui s'emballe, et ça m'énerve. Ça ne peut pas arriver, Clyde, je l'ai oublié et .. et putain. Trop tard. Je lui arrache des mains les baguettes et les jettes contre le mur de l'autre côté. « T'as pas le droit! Tu sais que c'est pas Ebony qui joue de la musique, c'est pas Ebony qui est passionnée et qui tient à vous tous. Oui, même à toi, à une époque, t'as oublié ? Tu peux ne pas me croire, tu peux revenir dans le groupe si tu veux. Moi, mon nom c'est Bonnie. Et je me casse. »

Sur ces mots chargés de sens, je fais demi tour et me dirige vers la porte. J'ai les yeux humides, mais non je ne pleurerai pas, non certainement pas. Je vais vers l'extérieur du local et m'adosse sur le mur à côté de la porte d'entrée. Je m'allume un nouvelle cigarette et souffle la fumée tout en fermant les yeux. Je me retiens de pleurer mais putain ce que j'en ai envie. Comme j'ai envie de frapper tout ce qu'il se trouve autour de moi, tellement fort que j'en ai les mains qui tremblent. Je me rend pas tellement compte de ce que je viens de dire, bien-sûr que non j'ai pas envie de quitter le groupe et je le quitterai pas. Mais sous le choc de ce qu'il vient de dire je perds complètement mes moyens. A l'époque, il n'y a que lui qui pouvait me calmer, mais maintenant il veut m'en faire baver et c'est réussi. Sauf que moi, ça m'amuse pas de jouer de la musique dans ses conditions. Et vu qu'ils veulent tous récupérer Clyde (moi aussi d'ailleurs au fond parce que je sais qu'on ne trouvera pas mieux) je suis paumée du coup. Complètement paumée.
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What did you expect ? (Bonnie & Clyde)
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Je sens la chaleur de son corps, comme l’odeur de son parfum. Et ça suffit à m’embrouiller l’esprit, tout comme à agiter mon stupide palpitant. Je m’efforce de ne rien laisser paraître, mais c’est trop compliqué. Putain, j’ai passé des années à tâcher de ne plus avoir l’impression de la croiser à chaque détour de rues, à essayer de guérir d’elle, tout ça pour quoi ? Que dalle. J’en viens à retenir mon souffle, sans le souhaiter. Figé, je ne fais le malin qu’en apparences. « T'as rien compris. Tu peux pas jouer à ce jeu là et espérer que ça marche. Tu peux pas revenir si ça t'amuse de m'appeler comme ça. ». Je ne sais même pas où poser mon regard. Ailleurs que sur elle, ça serait admettre que sa présence me met mal à l’aise et me trouble. Sur elle, ça reviendrait au même. Piégé, me voici à regarder tout et n’importe quoi, changeant de point à observer toutes les 10 secondes. J’aurais dû mettre mes lunettes de soleil teintées, je le savais. Je sursaute presque quand elle vire les baguettes de mes mains pour les envoyer au loin. Ca a le mérite de me donner un autre endroit à regarder : le mur qui s’est pris les baguettes. « T'as pas le droit! Tu sais que c'est pas Ebony qui joue de la musique, c'est pas Ebony qui est passionnée et qui tient à vous tous. Oui, même à toi, à une époque, t'as oublié ? Tu peux ne pas me croire, tu peux revenir dans le groupe si tu veux. Moi, mon nom c'est Bonnie. Et je me casse. », poursuit-elle, alors qu’il me faut non seulement lutter pour que mon regard ne se perde pas sur elle, sur son corps ou sur ses lèvres, que j’ai assez observé pour 10 ans, ces dernières secondes. Et comme annoncé, elle part.

Mon regard est toujours rivé sur le chemin qu’elle a emprunté, quand je reviens à moi. D’un geste de la main rageur, j’envoie valser l’autre cymbale toujours présente sur la batterie, bousculant au passage le charleston. Les deux s’effondrent, dans un bruit retentissant, alors que mes poings sont crispés, et que je tente de canaliser la colère qui fulmine. Colère contre elle, mais surtout contre moi, de l’avoir emmerdé comme ça. Me passant une main dans les cheveux, j’essaie d’atteindre un calme relatif. Ce faisant, mon regard se pose sur un petit frigo. Les vieilles habitudes... Et comme si j’étais chez moi, je me dirige vers le frigo, pour l’ouvrir, et en sortir deux bières. C’est armé de ces boissons que je quitte à mon tour le local, bien décidé à retrouver la bassiste. Et comme un con, mon regard observe le lointain, en 1er lieu, avant de percuter qu’elle est là juste là, non loin de la porte. Poussant un soupir, levant la tête au ciel, j’inspire profondément, pour ouvrir les deux boissons, balançant les capsules au sol (navré, l’écologie n’a jamais été mon point fort !), et aller la rejoindre. « Ca aussi, ça tue. », dis-je en lui tendant une bière. Encore un truc que je lui rappelais fréquemment, à l’époque. Plus pour lui faire savoir qu’il n’y a pas grand-chose qui ne finisse pas par s’avérer mortelle, au final, que pour la convaincre d’arrêter tout ça. Ca aurait été hypocrite de ma part ! « Toujours un caractère de merde, Reeves ! », ajouté-je, en faisant taper ma canette contre la sienne, comme pour porter un toast. A quoi ? J’en sais que dalle ! « Rêve toujours pour que je t’appelle par ton surnom : à cause de toi, j’ai failli perdre mon meilleur pote. ». Et elle sait, plus que quiconque, l’importance qu’a Eliot pour moi, surtout vu ma configuration familiale. « A cause de toi, j’en suis venu à mépriser la musique. ». Au point d’être incapable de toucher une gratte avant de longs mois. Je ne savais plus jouer, à cette époque, et je n’exagère pas : à croire que je m’étais pris un coup sur la gueule, alors que dans le fond, c’était ma fierté et mon cœur qui avaient été mis à tabac. « A détester mon prénom, et tout ce merdier autour de…. ». Pas besoin de m’étendre dessus, elle sait parfaitement à quoi je fais allusion : l’effervescence qui peut exister encore autour du mythe de « Bonnie & Clyde ». Alors qu’elle m’avait rendu accro à mon prénom, quand elle le prononçait, que nous soyons seuls ou non. Tout comme elle m’avait rendu fier de cette coïncidence qui faisait qu’on s’harmonisait, jusqu’à nos prénoms/surnoms.

Sur ce, je ne dis plus un mot, me contentant de boire une gorgée de bière. Je n’ai que trop parlé, pour laisser voir les blessures que je me traînais toujours par sa faute. Mais au moins peut-elle à présent comprendre pourquoi, pour moi, si j’intègre ce groupe, elle sera « Reeves », et non plus « Bonnie ». Parce que je suis Clyde, et que forcément, Bonnie ne peut qu’être à moi, et à nul autre. Sauf que ce temps-là est révolu, alors la brune ne verra plus son surnom franchir le seuil de mes lèvres, quand bien même il n’a cessé de hanter mes pensées, ces dernières années. Mais bien entendu, ma présence en face d’elle trahi le fait que non, je ne la considère pas comme une simple connaissance, contrairement à ce que je tente de faire croire. Comme avant, je suis là. Autrefois pour la calmer, à présent pour tenter de la réconforter (en quelque sorte). Appelez moi « Clyde, le clébard de Bonnie, qui déboule quand elle a besoin de quelqu'un », ça m'ira bien. Et je me fais pitié d'avoir conscience de ça.

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MessageSujet: Re: what did you expect ? (bonnie & clyde)   Mer 30 Aoû - 23:43

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J'arrive enfin à souffler. Je ne me sens plus oppressée entre quatre murs avec Clyde qui n'ose même pas me regarder. Ma clope me fais du bien, je savoure chaque lattes en soufflant la fumée lentement. C'est au tour de Clyde de s'énerver apparemment, vu que j'entends deux cymbales l'une après l'autre tomber en unisson. Autant dire que c'est mal parti si on va devoir se voir presque tout le temps pour le groupe. Et malgré ce que je viens de dire, j'ai pas envie de partir de ce putain de groupe, c'est ce qui me donne envie de me lever chaque matin alors bien-sûr que non je partirai pas.

Et sans que je m'y attende, le voilà qui arrive comme une fleur avec deux bières à la main. Il regarde d'abord au loin, pensant probablement que je suis partie. C'est ce que j'aurais fais en temps normal, j'y ai même pensé mais ce n'est pas un temps normal. Je ne l'ai pas fais, comme si quelque chose me retenait. Comme s'il me retenait. Il ouvre les bières et m'en tend une, j'ai un moment d'hésitation avant de l'attraper. « Ça aussi, ça tue. » Voilà qui est convaincant. On trinque, tandis qu'il ajoute au passage que j'ai pas changé de caractère. De merde bien-sûr. « Je t'emmerde. » Un léger sourire moqueur se dessine sur mon visage. C'est pas le plus grand sourire que je peux générer mais c'est déjà ça. J'ai déjà du mal à imaginer qu'on soit passé d'une presque destruction de batterie à, tout d'un coup, partager une bière ensemble presque avec le sourire. Néanmoins, ça me rappelle le bon vieux temps.

Enfin, bon vieux temps, ça dépend pour qui.. Vu qu'il énumère au fur et à mesure tout ce qu'il a perdu à cause de moi. Je sais que je lui ai fais du mal, et je me le suis jamais pardonné alors je vois pas pourquoi lui il le ferait. J'avais 16 ans, mais surtout, trop de fierté. « A détester mon prénom, et tout ce merdier autour de…. » « Bonnie & Clyde. » Sans même réfléchir, j'ai finis sa phrase. Bien-sûr que je savais de quoi il parlait, nos prénoms, ça nous tenait à cœur. « Ouais, c'était nous. » Avant. Dans le temps. Il y a huit ans. Maintenant, je suis Reeves ? Ça n'a plus de sens. Je le regarde boire une gorgée de sa bière pendant que j'en bois une à mon tour, puis j'écrase ma clope au sol. Je me dis qu'il va falloir qu'on soit amis, et j'ai du mal à me projeter. On était Bonnie & Clyde, et si je l'ai évité pendant toutes ces années, c'est bien parce que je ne me sens pas capable d'être juste amie avec lui. « Tu sais, il va falloir que tu tournes la page si tu veux qu'on avance pour le groupe. » Et c'est moi qui dit ça, alors que même moi je sais pas comment je vais m'y prendre, je n'ai aucune idée de comment la suite va se dérouler et ça me fait peur. Est-ce que c'est une bonne idée, est ce que ça risque de toute foirer comme la dernière fois ? Tout à l'heure, il osait même pas me regarder, est ce que par hasard.. ça lui arrive de penser à moi ? Tout d'un coup, je me fais cette reflex ion. Ça paraît improbable après ce que je lui ai fais. Mais après tout, il a accepté l'invitation d d'Eliot. Peut-être juste par amour de la musique, peut-être pas. En fait, je n'ai aucune idée de ce qu'il pense et c'est le plus perturbant. Avant, je pouvais lire dans lui comme dans un livre ouvert. Là je sens comme une carapace. Carapace que j'aurais probablement pu briser s'il m'avait regardé tout à l'heure. « A moins qu'en fait, tu aies accepté de venir parce que tu n'as pas réussi à tourner la page. » Oups, je l'ai peut-être dis un peu fort. Mes pensées se sont échappées de ma tête, ce n'était pas prévu.
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MessageSujet: Re: what did you expect ? (bonnie & clyde)   Jeu 31 Aoû - 13:39


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Je pourrais presque croire que rien n’a changé entre nous, avec son « Je t’emmerde. », qui accueille mon faux-sermon. Ca ne me choquerait presque pas de voir Eliot et Lucius arriver, pour râler du bordel qu’on a mis avant de se décider à boire avec nous, tout en raillant notre relation, difficile à cataloguer, avec Bonnie. Je me connais assez pour savoir que si ça n’avait pas été Bonnie, jamais je ne serais allé la retrouver avec une bière, ni pris le temps de lui expliquer à quel point je lui en veux. Je serre la mâchoire, en entendant qu’elle termine ma phrase, sur l’évocation de nos célèbres homonymes, me maudissant intérieurement d’aimer encore, bien trop, la façon avec laquelle ces prénoms « chantent », entre ses lèvres. Comme pour noyer mes putains de pensées débiles, je bois. Un silence nous unit quelques secondes, avant qu’elle ne le brise : « Tu sais, il va falloir que tu tournes la page si tu veux qu'on avance pour le groupe. ». Je me fige quelques secondes, ayant du mal à croire que je suis dans le groupe, comme elle vient de le dire. J’ignore si je dois être heureux de ça ou pas, je suis trop choqué de ces retrouvailles pour penser de manière cohérente. Et ce qu’elle ajoute par la suite est un coup de massue auquel je ne m’attendais pas. En poussant un soupir, je vais m’adosser contre le mur, à côté d’elle. « Bien sûr, que je l’ai pas tourné, cette putain de page. », dis-je, crachant presque ces mots, avant d’ajouter : « C’est parce que je ne prends mon pied à jouer qu’avec ce groupe de cons que je suis revenu. Parce que je ne veux gravir les échelons qu’avec vous et pas avec une bande d’éclopés ! ». J’ai parfaitement conscience d’avoir joué sur les mots, d’avoir interprété les siens de la manière qui m’arrangeait le plus. Il est vrai, cependant, que je n’ai pas tourné la page de mes aventures avec ce groupe. Que chacun des membres me manque, même si je continue à voir Eliot, ça n’est plus pareil, de ne pas être dans un même groupe. Lucius, je ne l’ai jamais revu,. Encore un truc que je n’ai pas dit à Bonnie : elle a foutu en l’air mon amitié avec lui. Et Bonnie, bien entendu, me manque aussi, même si je ne l’avouerais jamais, surtout pas à la principale intéressée. Pas plus que je ne lui ferais savoir que la page concernant notre histoire, j'ai échoué à la tourner, à l’arracher, à la brûler même. Me séparer de cette histoire avec Bonnie, ça reviendrait, à mes yeux, de me séparer d’une partie de moi-même. De mes bras (et par extension : ma capacité à jouer de la guitare), pour mieux que vous compreniez ce que ça me ferait. Comme la musique et Eliot, Bonnie fait partie de moi, même si ça me déplaît.

Tournant la tête dans sa direction, je finis par ajouter alors : « Puisqu’on est amené à rejouer ensemble, j’ai juste 2 dernières questions. ». Dernières questions pour aplanir, autant que possible, les choses entre nous. « Pourquoi tu ne me l’as pas dit ? Il était de moi, au moins ? ». Ca m’obsède, de ne pas savoir ce qui a fait qu’elle m’a caché sa grossesse. Nous n’étions plus ensemble à l’époque, mais j’aurai aimé le savoir, pour aviser, même si j’ignore ce que j’aurai fait. Et je me demande aussi s’il était de moi, comme elle l’a prétendu à Eliot : après tout, à l’époque, nous n’étions pas exclusifs !

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MessageSujet: Re: what did you expect ? (bonnie & clyde)   Ven 1 Sep - 18:08

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Bien-sûr que je le comprends. A l'époque, on avait cette force à nous quatre, et même si on était supers jeunes (enfin surtout moi), on avait l'impression qu'on pouvait conquérir le monde avec la musique qu'on a crée. Et ça venait pas seulement parce qu'on était des bons musiciens (bien qu'on l'était déjà, pour notre jeune âge alors imaginez maintenant), mais surtout parce qu'on avait quelque chose qui nous unissait. L'amitié, la vraie, le hasard des prénoms, la force de l'âge... plein de choses qui faisait qu'on se croyait invincible. Et ce fut très difficile de passer à autre chose, surtout quand t'es pas vraiment consentent, comme pour le cas de Clyde. Je me rends compte de plein de choses maintenant, qui fait que je réalise que j'ai mal agis. Mais il y a une chose que je comprendrais jamais, une chose qui m'a fait basculer. Une chose que je n'étais pas prête à entendre, et qui a été le déclenchement de beaucoup d'autres. Je ne le blâme pas, mais je lui en veux quand même, encore aujourd'hui. C'est bête, mais c'est comme ça.

Bon, je me contente d'acquiescer, ne pouvant que comprendre ce qu'il dit, tout en buvant dans ma bière. Je le regarde, puis il me regarde à son tour. Deux dernières questions, ça devrait aller Bonnie, tu vas pouvoir surmonter ça. « Pourquoi tu ne me l’as pas dit ? Il était de moi, au moins ? » Je sens aussitôt tout le sang de mon corps monter au visage, qui devient probablement écarlate. Je ferme les yeux, souffle un coup en tentant de me calmer mais rien n'y fait, mon corps brûle en moi, et le sentiment de culpabilité m’assomme. Je ré-ouvre pratiquement tout de suite les yeux, légèrement humides. Et merde, là je suis dans la merde. Je ne me doute pas une seule seconde que c'est par mon con de frère que Clyde l'a appris. Oui, c'était il y a huit ans et ça fait toujours aussi mal de parler de ça. Putain, que quelqu'un vienne m'aider, je ne me sens pas du tout prête à parler de ça. J'aurais préféré qu'il le sache jamais, mais bordel, pourquoi tout finit toujours par se savoir ? Encore une leçon à apprendre, Bonnie. Je n'ose plus le regarder vraiment, je regarde par terre tout en me mordillant la lèvre. Pourquoi je ne lui ai pas dis ? Je.. « Je.. C'était pas une bonne idée, c'était .. » Bafouillant complètement mes mots, et perdant totalement le contrôle, je ne sais plus quoi faire. Pourquoi est-ce que je dois me justifier sur ça d'abord, c'est pas lui qui le portait ce gosse à ce que je sache non ? C'était pas lui qui devait porter ce poids sur ses épaules à 16 ans ? Alors il a rien à dire, pourquoi mon con de frère se mêle de tout comme ça ? Sentant que j'ai plus la force, je me laisse glisser le long du mur où je suis adossée, en posant ma bière sur le sol. Pourquoi il est là, pourquoi il me pose toutes ces questions ?

Soudainement, un miracle. Le voilà qui arrive enfin! Non, pas cet enfoiré d'Eliot, mais celui que j'avais exactement besoin de voir là maintenant. Il marche vers notre direction, guitare sur les épaules. Je me lève d'un bond et me précipite vers lui.  « LUCIUS! » Je le prends immédiatement dans mes bras, c'était le réconfort de mon meilleur que je voulais, j'en avais bien besoin. Je me desserre de son étreinte, et je regarde en direction de Clyde, puis je lève la tête vers Lucius. « Lucius, je vais l'encastrer contre un mur je crois. » Il choisit de parler de la grossesse que j'ai eu maintenant, avec en plus la scène qu'il m'a fait juste avant où on failli dégommer la batterie, puis simplement, juste simplement la surprise de le voir débarquer ici, ça donne un trop plein d'émotions et d'humeurs changeantes que j'ai du mal à gérer.
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MessageSujet: Re: what did you expect ? (bonnie & clyde)   Sam 2 Sep - 12:07

Elliott avait envoyé un sms à Lucius, et surement à Bonnie pour une soit-disante rencontre avec un nouveau guitariste. Même si le brun n’avait rien répondu à cela, il n’était pas très motivé à y participer. En fait, pour lui, personne ne pouvait remplacer Clyde. Cela faisait un bail qu’il n’avait pas eu de ses nouvelles, et pendant un bon moment Lucius avait coupé les ponts avec sa meilleure amie Bonnie pour avoir mis le bazar dans le groupe de cette manière. Les guitares, basses, et tout autre instrument avaient volé dans les airs. Il avait été fou de rage. Trop fier pour le recontacter, Lucius avait juste attendu un message de Clyde, rien qu’un seul, lui expliquant son départ. Mais rien. Lucius avait fulminé intérieurement. Il lui en voulait. Après tout, c’était son pote non ? Entre potes, on se devait de se dire au revoir. Connaissant Clyde et sa fierté, il avait lui aussi surement attendu que Lucius en fasse de même.

Il s’habilla et essaya de se raisonner. Après tout, ce nouveau guitariste pouvait être cool et bon ? Avec sa guitare sur le dos, c’est ainsi qu’il partit rejoindre les autres membres dans leur local au plein cœur de la ville. Avant même d’entrer dans le studio, il entendit des voix derrière la porte. Deux personnes semblaient se prendre la tête, et il reconnut assez rapidement la voix de Bonnie. Mais pas seulement. Il reconnut aussi une autre voix, qui lui était très familière. Son cœur battait la chamade. Il fallait qu’il pousse cette porte pour en être certain, ce qu’il fit. A peine entré que Bonnie lui sauta dans les bras, ravie de le voir. Ils s’enlacèrent, avant que celle-ci n’ajoute une remarque visant la nouvelle personne. Il détacha son emprise de sa meilleure amie et son regard se posa sur…

- Putain, Clyde ! Lança-t-il choqué en détaillant le guitariste.

Il n’était pas sûr de lui sur ce qu’il ressentait. Entre la colère, la rage, et l’enthousiasme, c’était dur de coupler tous ces sentiments pour provoquer une réaction plus ou moins logique.

- Ca t’aurait écorché les mains de m’envoyer juste un message ? Putain j’y crois pas ! ajouta-t-il en tournant sur lui-même.

Son corps aurait voulu le serrer dans ses bras pour ces retrouvailles mais sa fierté l’en empêchait.

- Alors c’est lui le nouveau guitariste ? En espérant que pour cette fois tu nous lâches pas, et que Bonnie te jette pas. Vous me fatiguez tous les deux, sérieux, soupira-t-il en s’allumant une clope.

Ce n’était pas forcément autorisé mais bon, là, il en ressentait vraiment le besoin, il était sur le point d’imploser.




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MessageSujet: Re: what did you expect ? (bonnie & clyde)   Dim 3 Sep - 0:05


What did you expect ? (Bonnie & Clyde, feat Lucius)
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Je sais que c’est pas le moment pour lui poser ces questions, mais putain de bordel de merde, ça m’obsède, depuis qu’Eliot m’en a parlé. J’étais pas prêt, à l’époque, pour être père, surtout pas avec Bonnie, vu l’état de notre relation ! L’avortement aurait sûrement été la seule solution pour moi. Alors oui, Bonnie a raison : c’était pas une bonne idée, ce gosse. Le nôtre, apparemment, car elle ne dément pas cela. Mais elle ne m’explique pas vraiment sa décision. Un peu sonné par tout ça, blessé aussi qu’elle ne soit pas venue me voir pour m’en parler, déçu de moi-même surtout de savoir que je lui aurais claqué la porte au nez si elle l’avait fait, je tarde à reprendre la parole. « J’aurais… » aimé terminer ma phrase, ça aurait été pas mal ! Mais c’est ce moment-là que choisit Lucius pour débarquer. Et Bonnie qui se jette sur  lui, pour s’accrocher au guitariste, comme si sa survie en dépendait. Je ne cache pas que ça me donne des envies de meurtres, même après que j’ai reconnu le Prior. Comme autrefois, la jalousie me fait voir rouge, dès lors qu’un autre mec pose ses pattes sur la brune. A l’époque, ça allait quand il s’agissait de Lucius, car je savais qu’ils n’étaient que potes. Mais là, j’ai du mal. Sans doute parce que je sais parfaitement qu’ils ont pu devenir bien plus, au fil du temps. Et que j’ai comme la furieuse envie de démonter les conquêtes de Bonnie, celle de la veille, comme celles d’il y a 5 ans, ou plus longtemps encore. Quelle idée j’ai eu, de venir me paumer dans ce groupe, qui me verra juste serrer les dents et éclater quelques mâchoires, de temps à autre ? Tout ça par jalousie, pour une nana qui en a sans doute rien à foutre de moi, et qui m’est clairement toxique.

Je pousse un profond soupir en me redressant, pour accueillir Lucius, ne sachant pas trop comment réagir face à lui. La rancune tenace rend difficile la possibilité de profiter de ses retrouvailles comme il se doit ! Et la réaction de Lucius n’aide pas. Je lâche un rire mauvais, alors qu’il me fait la morale sur le silence radio qui a été le mien, depuis que j’ai été viré du groupe. Mais le pire est quand il râle, sur le fait que j’ai pas intérêt à me caser une nouvelle fois, et que Bonnie n’a pas intérêt à me « jeter ». Je lève les yeux au ciel, avant de pester à mon tour : « Je vous ai pas lâché, Lucius, on m’a gentiment indiqué la sortie. », dis-je, en posant un regard sombre sur Bonnie. « Ni toi, ni Eliot n’a levé le petit doigt pour empêcher notre bassiste de m’expulser. ». Et ça, je l’ai toujours en travers de la gorge, même concernant Eliot, en dépit du fait que notre amitié ait pu revenir. J’ai compris ses motivations, mais je reste dégoûté qu’il ait choisit un connard de producteur plutôt qu’une amitié, que notre amitié. On s’était juré que rien ni personne ne se mettrait en travers de notre duo amical, et il a échoué ! « Car j’ai été expulsé, pas jeté ! ». Je tiens à le préciser. Petit élan de fierté. « Jeté » concernerait plus, à mes yeux, une séparation sentimentale. Si Bonnie et moi avons eu une histoire un jour, celle-ci à pris fin car elle m’a viré du groupe comme une merde, pas parce qu’elle m’a jeté comme une merde après que je lui ai avoué mes sentiments. « Mais moi aussi, je suis content de te voir ! », finis-je par admettre, avant de boire une nouvelle gorgée de bière. Ma fierté me retient d’aller le saluer plus correctement. Mon peu d’intérêt pour les effusions de joie et gestes d’affections quelconques en public également. « Même si t’es toujours une tête de con ! », glissé-je, après avoir bu. Rien de méchant ici. Un simple moyen de lui faire savoir qu’il m’a manqué. Il faut savoir lire entre les lignes, avec moi, pour décrypter le sens réel de mes paroles !

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MessageSujet: Re: what did you expect ? (bonnie & clyde)   Ven 8 Sep - 14:53

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Voir arriver Lucius réussit à me réconforter. Comme à chaque fois d'ailleurs, Lucius a toujours été un bras droit, une épaule sur laquelle je pouvais pleurer (façon de parler, bien-sûr), un ami comme on en voit pas souvent. Il arrive pile au bon moment, c'est sa spécialité. Et en arrivant, il en fout plein la gueule à Clyde, comme s'il y étais pour quelque chose s'il était parti du groupe. Un peu maladroit certes, mais je le connais par coeur et je sais que c'est les émotions qui parlent. Clyde a toujours été son super pote et c'est la première fois qu'il le revoit aujourd'hui, comme moi. Alors oui, il joue le mec énervé mais au fond je sais que ça lui fait du bien qu'il soit là. « Vous me fatiguez tous les deux, sérieux. » Je souris légèrement à cette réflexion, j'imagine que déjà à l'époque ça devait pas toujours être facile pour lui, surtout quand Clyde et moi on s'engueulait. Bon, j'étais sa meilleure pote donc il était toujours là pour moi quand j'allais pas bien mais ça arrivait souvent aussi quand j'en faisais des caisses, qu'ils se vengent Clyde et lui en allant draguer des nanas ouvertement ensemble. Pour Lucius, pas de problème, mais il adorait emmener Clyde dans son délire et ça me rendait dingue. Mais au final, c'est vrai que ça fait des bons souvenirs.

Alors oui Clyde, tu as été jeté, et personne n'a rien fait. Je lève les yeux au ciel quand il dit ça à Lucius. Si j'avais pas encore compris que j'avais fais de la merde, maintenant je pense que c'est bon, tout le monde est au courant. Heureusement, je crois qu'il commence doucement à jeter l'éponge. Il dit à Lucius qu'il est content de le revoir et ça fait vraiment plaisir à entendre. Soudainement, j'ai comme une boule au ventre, en les voyant tous deux comme ça à côté de moi, comme il y a huit ans. Est-ce qu'on fait pas une erreur, est-ce qu'on essaie pas juste de reproduire le passé par nostalgie ? Moi je sais que j'ai toujours été nostalgique de ce temps là, qui a été sans hésiter les meilleures années de ma vie. Mais pour autant, maintenant on a tous grandi, c'est peut-être pas si simple que ça. « Alors les gars... retour à la case départ, c'est ça ? Vous pensez qu'on va pouvoir y arriver cette fois ? » C'est plus le moment de douter Bonnie, c'est le moment d'avancer. On va faire de la musique, et ça va cartonner, de toute façon j'ai pas de plan B. Il y a rien d'autre que j'ai envie de faire dans la vie, c'est la musique ou rien. Je regarde respectivement Clyde et Lucius, et dresse un léger sourire. Même si j'ai quand même cette petite boule au ventre et ce petit doute au fond de moi, il faut pas que j'y pense, il faut juste y croire. J'ai envie de les prendre dans mes bras tellement je suis contente qu'on se retrouve tous ensemble mais c'est beaucoup trop délicat pour le moment. Certes, on a été une super bande de pote et un super groupe pendant des années, mais à un moment, tout s'est brisé et aujourd'hui même si on se retrouve, les fissures sont toujours là. Mais je suis optimiste, elles finiront par ne plus se voir.


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MessageSujet: Re: what did you expect ? (bonnie & clyde)   Dim 10 Sep - 10:38

Il pouvait comprendre la rancune de Clyde au sujet de son départ. Il était vrai que personne l’avait retenu. Parce que réellement, Lucius pensait que quelque part, c’était mieux pour le groupe. Dès qu’il y avait une histoire entre deux membres, c’était le bordel assuré. Et ça l’avait été, bien évidemment. Puis, il pensait aussi au bonheur de sa meilleure amie. Ils étaient toujours entrain de se chamailler pour un oui et pour un non même si ils s’aimaient énormément et ça, ça crevait les yeux. Pour autant, Lucius n’en avait jamais vraiment fait part à Bonnie parce qu’elle savait que celle-ci s’amusait toujours à nier l’évidence. Alors, il aimait la taquiner avec des remarques subtiles. Enfin, subtiles, si on veut.

- Peut-être qu’on l’aurait fait si t’avais été arrêté tes crises de jalousie avec Bonnie, répondit-il au tac au tac.

Quand il ajouta qu’il avait été expulsé et non jeté, Lucius leva les yeux au ciel. Pour lui c’était du pareil au même mais il savait que la fierté du guitariste en avait pris un coup. Ces deux là étaient chiants avec leurs sentiments inavoués. Donc oui, Lucius avait choisi son groupe à Clyde, mais il tenait à donner des explications à son ami.

- J’ai pas choisi le groupe à toi. J’ai choisi le groupe à vos crises de couples, c’est différent, s’expliqua-t-il en regardant Clyde et Bonnie.

Ca avait le mérite d’être clair. Lucius n’était pas du genre à prendre des gants, il était franc, frontal, et appelait un chat un chat. Il n’avait pas peur des répercussions que pouvaient amener son impulsivité mais il essayait de la travailler du mieux qu’il le pouvait. Avec des personnes proches comme Bonnie et Clyde, il avait du mal à se contenir et devenait encore plus honnête que possible.

Lorsque le guitariste ajouta qu’il était content de le voir avant de lui lancer une plaisanterie, Lucius ne pût s’empêcher de sourire en coin, amusé de retrouver l’humour de son acolyte.

- « La tête de con » va t’apprendre à être un bon guitariste tu vas voir ! Répondit-il sur le même ton en fumant sa cigarette.

C’était un moyen de lui faire comprendre qu’il voulait qu’il revienne dans le groupe. Parce que Lucius sans Clyde dans le groupe c’était pourri. Puis, Bonnie demanda si ils pouvaient repartir comme avant, et recommencer sur de nouvelles bases.

- Je pense que c’est à vous deux de vous poser la question. Moi, Clyde, à part qu’il sait pas draguer, j’ai rien à lui reprocher ! Lança-t-il en plaisantant.

Ca lui avait manqué de le charrier. Il avait toujours aimé lui lancer des piques sur le ton de la plaisanterie et faire les cons ensemble.

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MessageSujet: Re: what did you expect ? (bonnie & clyde)   Lun 11 Sep - 1:52


What did you expect ? (Bonnie & Clyde, feat Lucius)
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J’ignore si je pourrais vraiment oublier qu’on m’a viré comme une merde : ma fierté en a pris un coup, plus encore parce que mes potes n’ont rien fait. A leur place, j’aurai sans doute agit pareil, je le sais bien, même si désormais, j’ai placé l’amitié avant la musique (quoi que, si une occaz’ d’enfer se présente, je ne réponds de rien !). C’est volontairement que j’ignore la remarque de Lucius, concernant les crises de jalousie que je pouvais parfois faire, quand il était question de Bonnie. J’enchaîne, mais mes mot se figent, quand il évoque les crises de couple, qui auraient été à l’origine de son immobilisme quand on m’a mis à la porte. Là, pour le coup, je ne m’y attendais pas trop. Putain, c’est qu’il vise parfois juste, le con. J’avais presque oublier qu’il était sans filtre, et que c’était l’une des raisons qui faisait que notre groupe était aussi explosif : il n’y avait bien qu’Eliot qui savait réfléchir avant d’agir et de parler ! Une fois encore, je préfère ne pas rebondir dessus, même si mon silence est éloquent, mais toutes remarques l’auraient été tout autant… J’me tirerais une balle dans le crâne, pour perdre mes mots, dès lors qu’on met un peu trop en évidence ce qui a pu exister entre la bassiste et moi, ce qu’il ne doit plus exister désormais. C’est avec un ricanement moqueur que j’accueille la prétention de l’autre musicos, quand il prétend m’aider à devenir un meilleur guitariste. J’en lève même les yeux au ciel, pour souligner à quel point je suis sceptique qu’il parvienne à cela, indiquant clairement que je suis déjà bien trop doué pour cela. Et oui, les bonnes habitudes reviennent vite, on dirait bien ! A l’interrogation de Bonnie, Lucius est le 1er à répondre, et, bien entendu, tout en me vannant au passage, il en profite pour évoquer, une fois de plus, l’ancien couple terrible qui existait dans le groupe. Levant les mains comme pour demander le silence, je me râcle la gorge pour expliquer alors, d’un ton solennel : « J’ai 2-3 petites choses à aplanir pour toi, gringalet ! », dis-je, pointant Lucius non pas du doigt (je suis poli, moi !), mais de ma bière (peut-être pas si poli que ça, en fait !). « Petit 1 : je suis tellement un Dieu avec une guitare entre les mains qu’il arrive régulièrement que des gens prennent littéralement leurs pieds en m’écoutant jouer ! ». Un immense sourire de fierté illumine mon visage, alors que je balance cela, avec autant de naturel et de sérieux que je parlais de géo-politique. Un mélange de fanfaronnade et de fait avéré : sur certaines personnes, très passionnées de musique, un bon musicien peut avoir un certain effet, sans même le chercher… « Petit 2 : je suis certain que j’ai foutu plus de nanas dans mon pieu ces 2 derniers mois, que toi, durant ces 2 dernières années ! ». Là, il s’agit de beaucoup de vantardises, même s’il est vrai que j’arrive assez facilement à me taper des nanas. Le coup de guitariste, c’est dingue comme ça les incite à vous convier sous leurs draps ! Je ne doute pas, cependant, des talents de Lucius à ce niveau-là : on s'amusait assez à draguer "ensemble" à l'époque pour que je n'ignore pas qu'il est doué, quand il s'y met (ou même sans vraiment s'y mettre !) « Petit 3 : déstresse, mon vieux, quoi qu’il ait pu se passer entre nous », ajouté-je en désignant, de ma bière, la brune, toujours bien décidé à ne plus l’appeler par son surnom, « c’est de l’histoire ancienne. ». Brièvement, mon regard s’ancre dans celui de la bassiste, comme pour bien lui faire passer ce message. A moins que ça ne soit pour le rentrer plus profondément dans mon crâne. Il ne se passera plus rien entre elle et moi, c’est préférable, et je m’y tiendrais, même si ça risque d’être compliqué, car, putain de bordel de merde, elle m’attire toujours beaucoup trop. « Bon, après, elle est toujours aussi casse-couilles qu’avant, de ce que j’ai vu, mais ça devrait être supportable ! ». Du moins, je l’espère. J’apprendrais à étouffer ma jalousie, en m’imaginer étouffer tous les types qui pourraient bien lui lancer des regards lubriques, ou poser leurs sales pattes sur elle. « Donc : ouais, on va y arriver ! On est trop bons pour échouer ! ». Conclusion apportée alors que mon regard se porte de nouveau sur Bonnie, vu qu’elle s’interrogeait sur nos chances de réussites. « Faudra juste penser à acheter des bières dignes de ce nom ! », pestais-je en buvant une nouvelle gorgée de celle que j’avais pris un peu plus tôt. Elle est pas trop mauvaise, mais j’en ai bu des bien meilleures que celles-là. Et pour un groupe aussi bon que le nôtre, il faut le meilleur, en tout point. Non ? Même si là, je m'en contenterais parfaitement, pour fêter nos retrouvailles. Putain que c'est bon, d'être de retour au bercail. Je crois que j'ai pas afficher un putain de sourire de ce genre depuis un paquet d'années ! Il ne manque plus qu'Eliot, et nous serons enfin au complet. Mais que glande mon débile de meilleur ami ?

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MessageSujet: Re: what did you expect ? (bonnie & clyde)   Mar 12 Sep - 23:25

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Je m'attendais vraiment pas à ce qu'à un moment, quelqu'un dans cette conversation prenne (un peu) ma défense. Mais Lucius, il est putain de royal. Et même si je sais que j'ai une grosse part de responsabilité là dedans, lui qui a vu toute l'histoire se dérouler d'un oeil extérieur, il a quand même trouvé des choses à reprocher à Clyde. Des crises de jalousies, des crises de couples, oui il y en a eut, même s'il était pas le seul à être jaloux. Je regarde Clyde à ce moment, pour voir sa réaction, mais il ne dit rien. Et il a bien raison, il n'y a rien à dire. Il ne peut pas le nier, ça. Lucius a toujours été du genre à poser cartes sur table, à dire les choses putain de franchement, un trait de caractère que j'apprécie beaucoup. Heureusement, tous les deux restent sans rancune, c'est déjà ça. Lucius fait quand même la remarque que c'est à Clyde et moi de se poser la question par rapport au futur du groupe. C'est sûr que l'idée ne me serait jamais venue toute seule de faire revenir Clyde dans le groupe, mais maintenant qu'il est face à moi, c'est presque comme s'il s'était rien passé et qu'on était de retour huit ans en arrière. Enfin presque, il faut toujours qu'il rajoute sa couche lui. Oui, il sait bien jouer, ça personne ne peut lui enlever. « Petit 2 : je suis certain que j'ai foutu plus de nanas dans mon pieu ces 2 derniers mois, que toi, durant ces 2 dernières années. » Je soupire et lève les yeux au ciel, je ne peux pas m'en empêcher. En écrasant ma cigarette par terre, tout en regardant la sol, je ne peux pas me retenir de lâcher ce qui me vient tout de suite, comme d'habitude, je réfléchis pas avant de parler. « On s'en fou de ça Clyde, ça intéresse personne. » Non, je ne suis pas énervée, je n'avais juste pas spécialement envie de savoir ce genre de détails. Mais ça fait parti du jeu ma petite, et le pire c'est que tu peux rien faire. Jalouse ? Putain j'espère pas. Parce que là je ne peux que prendre sur moi, si j'y arrive... c'est pas gagné, tout le monde sait ici que je suis la patience et la sagesse même. Je vois son regard se poser sur moi pendant un petit moment. « C'est de l'histoire ancienne. » Et c'est mieux comme ça. Même si ça aurait été plus facile de ne pas repenser à cette histoire ancienne, en ne voyant pas Clyde pratiquement au quotidien. Mais il va falloir faire avec, je vais devoir le supporter même s'il est « toujours aussi casse-couille qu'avant » fuck Clyde, j'allais dire la même chose de toi, tu lis dans mes pensées ou quoi ?  « T'en fais pas, t'as pas changé non plus, même si je suis pas sûre que ce soit très rassurant. » C'est vrai il a pas changé. Mais en vrai, je crois que ça me plaît un peu.

Je dessine un léger sourire sur mon visage, et à ces mots, je me dirige vers le local et pénètre à l'intérieur. Pendant qu'ils terminent la conversation, je remets les cymbales à leurs places, en espérant ne pas devoir le refaire à chaque répètes à cause de nos conneries. Une fois la batterie remise sur pieds, je sors ma basse de sa housse, m'assoit sur un tabouret et commence à jouer tout naturellement un vieux morceaux qu'on avait composé à l'époque. Je ne l'ai pas joué depuis des années, mais doucement, les notes viennent unes à unes comme si je l'avais composé la veille. Mes doigts défilent sur les cordes, tandis que je fredonne un air qui doit paraître familier à Clyde et Lucius. C'était un de nos morceaux les plus cultes, un de ceux qu'on préféraient jouer. En live et avec tous les instruments, c'était un vrai morceau rock'n'roll digne de ce nom. Doucement je murmure les paroles, qui sont restées gravées dans ma tête. J'en ai des frissons rien qu'en le jouant à nouveau, après toutes ces années. So give me something to believe, 'cause i'm living juste to breath, and i need something more...


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MessageSujet: Re: what did you expect ? (bonnie & clyde)   Sam 16 Sep - 17:39

Lucius avait connu de belles années avec Clyde. Ils avaient été proches, fusionnels, et du coup, ça s’était forcément ressenti sur scène aussi. Cela valait aussi pour Bonnie, et Eliott, même si il avait eu moins l’habitude de le côtoyer. Peut-être parce que c’était le sage du groupe, et Lucius ne l’était définitivement pas. Le brun avait besoin de régler ses comptes avec Clyde parce que leur amitié avait été mise à mal. Puis, leur relation avait été mise sur off, comme si les deux avaient appuyé sur « pause ». Alors qu’il l’avait taquiné sur certains sujets, le guitariste ne se laissa pas démonter et s’était mis à argumenter. Quand il aborda le sujet des filles, Bonnie s’énerva. Evidemment qu’elle avait toujours des sentiments pour lui.

- Les gens qui t’écoutent prennent juste leur pied ? Moi je donne des orgasmes rien qu’en lâchant une note, petit joueur, répondit-il en souriant, amusé. Et pour les filles, c’est toujours ceux qui parlent le plus, qui en font le moins, mec, ajouta-t-il en lui lançant un clin d’œil.

Bref, ils agissaient comme des mecs. Toujours celui qui avait le plus. Cependant, cette situation amusait beaucoup Lucius parce que le tempérament de Clyde lui avait manqué. Quand il ajouta que c’était de l’histoire ancienne, Lucius acquiesça avec un regard approbateur. Evidemment qu’il voulait qu’ils fassent table rase du passé même si, généralement, il était assez rancunier. Mais bon, il ne se voyait plus jouer sans le groupe au complet, alors il fallait qu’il ravale sa fierté. Il était de bonne humeur, fallait croire. Il ria quand il ajouta que Bonnie était toujours chiante.

- Je confirme, elle l’est toujours, répondit-il en taquinant sa meilleure amie. Mais ça serait pas Bonnie si elle l’était pas.

Il hocha de nouveau la tête quand son ami admit qu’ils étaient bons.

- De la bière, des clopes, et des meufs ! lança-t-il en levant les bras. Sans rancune ? demanda-t-il en tendant sa main à Clyde.

Bonnie était déjà en train de remettre en ordre la salle, et quelques minutes plus tard, Lucius l’entendit chanter à travers les murs. Il éteignit sa clope en l’écrasant, et la rejoignit. Il sortit sa guitare, la brancha à l’ampli, et termina les réglages du son. Il était heureux de ce retournement de situation. Il lança un regard complice, et souria à sa meilleure amie pour lui traduire son accord vis-à-vis de cette reformation du groupe.

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MessageSujet: Re: what did you expect ? (bonnie & clyde)   Dim 17 Sep - 18:22


What did you expect ? (Bonnie & Clyde)
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Non, décidemment, rien n’a changé, par rapport à avant. Je suis toujours en train d’essayer de faire croire que je ressens rien pour la brune, en parlant de nanas devant elle, et on se vanne comme on en avait l’habitude. Manquerait plus qu’Eliot, et notre groupe de débiles sera là ! Lucius n’est pas en reste : comme avant, faut qu’il ouvre sa gueule pour prétendre être un meilleur tombeur que moi. Bordel, on pourrait vraiment croire qu’on s’est quitté la veille, vu les conneries qu’on balance. En un sens, ça me fait plaisir. Ca devrait être plus facile de rebosser avec eux. D’un autre côté… Déjà, il va falloir supporter la connerie de Lucius (même si ça, c’est facile, je suis aussi con que lui !). Et il va surtout falloir que j’évite de tout mettre en œuvre pour rendre Bonnie jalouse. Je vais continuer à draguer, ça, c’est clair et net. C’est pas parce que je risque de traîner de nouveau avec le groupe, que je vais m’en priver. Mais ça sera par envie, pas dirigé contre Bonnie. Ou je tenterais de faire en sorte que ça ne soit pas le cas ! Au pire, je pourrais bien me dire que c’est juste pour défier Lucius. Ouais, ça, c’est une bonne excuse ! « On verra bien qui est le meilleur de nous deux ! », dis-je, à l’intention de Lucius, qui prétendait que je parlais trop pour être aussi bon que je le prétendais. Nous sommes clairement aussi cons que quand nous étions lycéens ! Je fais remarquer que Bonnie n’a pas changé, ce que Lucius approuve, avant que la brune ne me fasse savoir que je n’ai pas changé non plus. J’ose les épaules, faisant un petit signe de tête plutôt fier de moi : « J’étais parfait comme j’étais avant, pourquoi aurais-je voulu changer ? ». Il y a de la prétention, dans ma voix. Comme avant. Une façade qui, au fil du temps, est devenu ma réalité. Quand on joue trop longtemps un rôle, ce rôle vous colle à la peau. J’ai presque réussi à me convaincre que je n’éprouvais aucun doute quant à mes capacités et mes talents !

Bonne s’éclipse, me laissant quelques minutes seul avec Lucius, qui propose plus de bières, de clopes, et de meufs, à ma remarque qu’il faut acheter plus de bières. Avec vigueur, je hoche la tête : « Lucius président ! ». Peut-être pas du pays, par contre, car bien que j’apprécie mon pote, il faut avouer, il serait un piètre politicien ! Ou il réhausserait peut-être la merde actuelle, allez savoir ? Puis il me tend la main, cherchant à savoir si la situation est clean entre nous. C’est avec un sourire aux lèvres que je lui serre la main, déclarant un : « Tu me paies à boire, dans un bar, après la répét’, et ça sera bon ! ». Hey, je peux tenter ma chance d’avoir une boisson gratos, non ? Puis, quoi de meilleur pour fêter des retrouvailles que de le faire dans un bistrot ? Surtout après une répét’ ! Ca sera comme au bon vieux temps. Je me demande, par contre, si Bonnie sera de la partie. Putain, j’espère que oui. Bordel, je devrais prier pour que ça ne soit pas le cas. Ca commence mal, si j’en suis déjà à vouloir la croiser, en dehors des moments où le groupe se réunit ! Comme pour conclure plus officiellement ces réconciliations, je flanque une tape amicale sur l’épaule de Lucius, alors que nous allons rejoindre Bonnie. Elle a remet un peu d’ordre dans la pièce, avant de commencer à chantonner. Et ça me fait bizarre, de la réentendre. J’ai été dans un paquet de groupes, depuis qu’on m’a viré de celui-ci. J’ai rencontré un paquet d’individus s’essayant, avec plus ou moins de succès, au chant. Je me suis tapé quelques-unes des chanteuses avec qui j’ai bossé. Mais très peu avaient le niveau de Bonnie, au chant. Cette facilité à transmettre des émotions, rien qu’avec la voix. Je pousse un soupir, pour me concentrer sur ce qui m’attend : tenter de suivre, en répét’. Je ne connais pas leur répertoire, et encore moins les éventuelles chansons originales qu’ils peuvent interpréter. Il va me falloir remédier à ça !

A l’instar de Lucius, je branche ma guitare à l’ampli, et vérifie que tout sonne correctement. Quelques minutes plus tard, Eliot nous fait enfin grâce de sa présence. Bien entendu, je le vanne sur sa sublime ponctualité. Et la répét’ ne tarde pas à commencer. Et putain que c’est bon, d’être de nouveau avec eux, à jouer avec eux. Ce sont des enfoirés complets, mais ce sont des enfoirés que j’apprécie ! A l’issue de la répétition, alors qu’on est occupés à ranger notre matos, je lance : « Y’a Lucius qui se proposait pour payer sa tournée, pour fêter nos retrouvailles ! ». Comment ça, je déforme les propos de Lucius ? C’est pas mon genre ! Si peu ! Bon, OK, c’est ce que je fais ! Et j’en suis fier, il suffit de voir le sourire que je lance à Lucius. « Plus de bière, plus de clopes et plus de nanas ! », indiqué-je, à son attention. Reformant, à ma convenance, les mots qu’il a prononcé un peu plus tôt ! « Y’a un bar pas loin de là. ». C’est ça, de connaître ce bled comme sa poche. Et mon petit doigt me dit que ce local n’a pas été choisi par hasard, d’ailleurs !

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MessageSujet: Re: what did you expect ? (bonnie & clyde)   Mer 20 Sep - 16:11

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I'm gonna fight 'em all, a seven nation army couldn't hold me back. They're gonna rip it off, taking their time right behind my back... And I'm talking to myself at night, because I can't forget, back and forth through my mind, behind a cigarette. And the message coming from my eyes says leave it alone  ΔThe White Stripes.

Des nombreux souvenirs reviennent dans ma mémoire tandis que je chantonne le morceau. Les garçons se réconcilient comme des mecs, en parlant de bières et de meufs quoi. Oh je sais, c'est cliché mais c'est leur jeu à eux. Clyde va continuer à draguer devant moi et je pourrais rien dire. Je crois que c'est ça le pire, je vais devoir me contenir, et dieu sait que c'est très rare que j'y arrive. Les deux guitaristes me rejoignent, et Lucius prend l'initiative de brancher sa guitare pour commencer la répèt. Il me regarde et je lis tout de suite dans son regard qu'il est plus qu'heureux de cette réformation du groupe. Si déjà je peux faire plaisir à Lucius en ré-intégrant Clyde, j'ai tout gagné. Je sais qu'il va pas toujours bien et qu'il a des périodes plus difficiles que d'autres, et je fais tout pour l'aider. Et je sais que s'investir à fond dans le groupe tous ensemble comme avant, ça peut lui faire que du bien. Peut-être qu'à moi aussi, en fait, je ne sais pas, parce qu'avec moi quand Clyde est à mes côtés, tout se complique. C'est comme si tout s'embrouillait dès que je le sens près de moi.

Eliot nous rejoint enfin, et après que je l'ai engueulé pour d'abord son retard, puis aussi pour la divine surprise qu'il m'a fait aujourd'hui (surtout en faisant exprès de me laisser seul avec lui au début), la répèt peut enfin commencer. On joue pendant deux bonnes heures, et comment dire... c'est simple, on s'éclate. Je ne connais pas de meilleurs moments que ces moments-là, et ce n'est que le début. C'est pour ça que je sais que c'est ce que je veux faire dans ma vie, parce que je ne sais rien faire d'autre. Et la cohésion qu'il y a entre nous quatre, je sais qu'on peut faire transmettre des émotions avec ce qu'on créé. Une fois terminée, c'est l'heure. L'heure du joint. Ça a toujours été pour moi le meilleur moment de le faire, après les efforts intenses, le moment détente. Pendant que je commence à le rouler, les garçons rangent le matos, je range ma basse, enroule les jacks qui traînent.. et Clyde propose de fêter nos retrouvailles dans un bar.  Bon, c'est pas comme si on avait besoin d'une bonne raison, à l'époque, après la plupart des répèts ça finissait comme ça c'était comme une évidence. Là bien-sûr, ça me parait moins évident. « Plus de bière, plus de clopes et plus de nanas ! » Je souris, me sentant pas tellement concernée. On sort du local, je le referme derrière moi, pétard à la bouche et me tourne vers les trois musiciens. Je pense que j'adorerais venir avec eux, mais peut-être que boire avec Clyde, ce n'est pas une bonne idée, c'est toujours à cause de soirées qu'on commençait à faire n'importe quoi. Là le temps a passé, c'est totalement différent et c'est peut-être pour ça que j'appréhende. Je ne sais pas si lui a vraiment envie que je vienne de toute façon. Oh et puis qu'est ce que ça peut me faire ? Ce soir, je laisse les gars entre eux. Mais Clyde va se douter que si je ne viens pas, c'est pas par rapport à lui. Alors, je décide d'allumer mon pétard, et tire quelques lattes. « Les gars, désolée, je ne serais pas de la partie. » Je fume à nouveau sur le joint, en soufflant lentement la fumée. « Je dois voir quelqu'un ce soir. » Je jette un léger coup d'oeil vers Clyde, tout en tendant le pétard à Lucius qui le récupère, puis je finis par tourner les talons en faisant un bisou dans le vide, souriante. Ce n'était pas vrai, je ne sais pas trop pourquoi j'ai fais ça. J'ai menti, bon bien-sûr je vais m'empresser d'envoyer un sms à Lucius pour lui dire la vérité parce que je suis incapable de lui mentir, d'ailleurs je suis sûre qu'il a senti que c'était pas vrai. Mais je devais partir pour une raison valable, Clyde s'est beaucoup vanté aujourd'hui de pouvoir choper n'importe quelle fille, donc au moins je montre qu'on a tous les deux tourné la page. Mais ça reste un mensonge.
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MessageSujet: Re: what did you expect ? (bonnie & clyde)   Dim 24 Sep - 10:45

Ce groupe avait été pour Lucius une manière de s’échapper de sa réalité. Il y avait la drogue aussi, certes, mais la musique était un moyen plus sain de parvenir au même résultat, même s’il y avait toujours une descente infernal, qui le poussait dans ses retranchements les plus sombres. Il n’aimait pas s’arrêter. Il n’aimait pas retrouver ses esprits, ses démons qui le menaçaient sans cesse de mettre fin à sa vie. Là, pour le coup, il était bien. Un peu trop excité, exalté, mais bien. Dans ce genre d’humeur, il était bavard, blagueur, taquineur, survolté, mais jamais méchant, quoique parfois irritable si vraiment on le poussait à bout mais ce n’était pas du tout le cas présentement.

- Tu pleureras surement dans les jupes de Bonnie quand tu t’apercevras que c’est moi, répondit-il à Clyde en lui lançant un clin d’œil.

Il aimait bien les charrier tous les deux. Lucius était assez possessif avec Bonnie, mais il savait que Clyde était un gars bien derrière ses airs enjôleurs. Il était droit, au moins, mais le brun ne pouvait s’empêcher d’avoir des doutes sur une relation entre les deux. Ils étaient tous les deux explosifs, de vraies bombes à retardement, alors s’il voulait que leur relation tienne, il fallait qu’ils mettent chacun de l’eau dans leur vin, chose que Bonnie en tout cas aura du mal à faire. Néanmoins, il n’avait jamais vu sa meilleure amie agir comme ça avec un autre mec, seulement avec Clyde. Il savait donc mieux qu’elle à quel point elle en était amoureuse même si par fierté, elle s’évertuait à dire le contraire.

Lorsque Bonnie s’était éclipsée dans la salle de répétition, il avait tendu sa main en guise de drapeau blanc avec Clyde. Celui-ci lança une remarque, et Lucius lâcha un petit rire.

- Je paye ma tournée si tu payes la tienne après !

Il fallait bien négocier dans la vie, surtout s’ils étaient tous les deux en torts. En rejoignant la salle, quelques instants plus tard Eliott s’invita dans la pièce. Ils jouèrent un petit répertoire de musique que chaque musicien connaissait. La fusion des sons était telle, qu’on aurait pu penser qu’ils étaient simplement tous fait pour jouer ensemble. Il s’éclatait avec Bonnie dans le groupe, mais il avait oublié à quel point Clyde avait manqué à l’alchimie de leurs liens. Puis à la fin, Clyde prit l’initiative de les amener dans un bar en indiquant que Lucius offrait sa tournée.

- Je me souviens aussi que Clyde a dit qu’il payait sa deuxième tournée pour s’excuser d’avoir remis en question mon talent ! lança-t-il en souriant.

Ce n’était pas un non, bien évidemment, Lucius était heureux de pouvoir fêter leurs retrouvailles. Lorsque le jeune homme reprit la phrase de son acolyte, il rétorqua :

- Il nous la faut en nouveau slogan du groupe ! Bonnie, mets-toi aux filles maintenant, plaisanta-t-il en passant un bras autour de son épaule.

La jeune femme était en train de rouler un joint, et ajouta qu’elle ne serait pas de la partie pour le bar car elle devait voir quelqu’un. Lucius fronça les sourcils, en réponse au fait qu’il n’était pas au courant. C’était bizarre venant de sa meilleure amie qui lui disait tout, surtout les rencontres qu’elle faisait. Il comprenait que cela devait surement être un prétexte pour ne pas s’attarder en la présence de Clyde. Il tira sur le joint en regardant Bonnie partir.

- Ca nous fera plus de bière, haussa-t-il les épaules en regardant Clyde.

Il aurait aimé profité de sa meilleure amie mais elle ne lui avait pas vraiment laissé le temps de la convaincre.

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