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 Breaking the habit (Lilith)

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MessageSujet: Breaking the habit (Lilith)   Lun 4 Sep - 9:58


Breaking the habit

Cela faisait quelques jours que Lucius avait claqué la porte de chez son psychologue. Il n’en pouvait plus. Pour qui il se prenait celui-là à toujours lui dire quoi faire, quand le faire ? Le brun en avait marre de l’hypocrisie de ces thérapeutes qui feignaient de pouvoir se mettre à la place de leur patient, alors qu’il n’en était rien. Lucius se sentait seul, surtout dans sa tête. Il n’avait pas l’impression que quelqu’un puisse le comprendre puisqu’il ne se comprenait pas lui-même. Il brassait le chaud et le froid en permanence. Et ses crises de colères étaient telles, que de toute façon, ce départ avait été prévu à l’avance. Il était banni de cette case qu’on appelait la normalité, et il sentait qu’il resterait éternellement en proie à ses démons vengeurs.

Alors qu’il avait dit au revoir à son psy d’une manière assez abrupte, l’interne en psychiatrie qui était souvent présente lors de leurs consultations l’avait retenu, en lui disant qu’elle pouvait l’aider. La jeune femme avait tellement été sûre d’elle que Lucius avait accepté, non sans brocher, mais accepté quand même. Elle avait su le convaincre par la force de ses mots, et sans vraiment l’expliquer, le brun se sentait plus apte à suivre une thérapie avec elle qu’avec l’autre qui n’y connaissait strictement rien à son trouble.

Comme elle n’avait pas de cabinet et qu’elle faisait ça illégalement, Lucius était donc venu chez elle après sa répétition avec son groupe. Peut-être que quelque part, c’était ça qu’il aimait dans le fait de donner une seconde chance à sa nouvelle psy : le fait que c’était officieux. Personne ne savait qu'il allait lui rendre visite aujourd'hui. D'ailleurs, peu de monde savait que Lucius avait un problème d'ordre émotionnel même si ils pouvaient s'en douter. Il n'y avait que sa meilleure amie qui savait réellement le trouble dont il était atteint car il ressemblait au sien.  Les autres devinaient qu'il avait un trouble, sans savoir vraiment s'il jouait la comédie ou s'il était atteint d'un mal.

Il toqua, et se fit accueillir comme prévu par la brune.

- Bonjour, lança-t-il sur un ton suspicieux et plutôt distant.

Lucius était méfiant, et était d’ors et déjà sur la défensive. Il entra, et elle l’accompagna dans son bureau, où il s’installa et pris ses aises. Il avait pu remarquer qu’elle avait les moyens vu la taille de sa maison, et la décoration intérieure. On était loin de son petit appartement miteux. En même temps, il n’avait pas les moyens de s’en choisir un en meilleure état ; la drogue coutait déjà chère.

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MessageSujet: Re: Breaking the habit (Lilith)   Lun 4 Sep - 23:39


Breaking the habit

-Lucius —Lilith-


« Il est tentant, quand on n'a comme seul outil un marteau, de tout traiter comme un clou. »
Abraham Maslow, The Psychology of Science: A Reconnaissance(1966).


Lilith était tout à fait mal dans sa peau. Elle était confuse, agitée et irritable ces temps-ci. Elle n'avait pas grands aspirations ni loisirs. Elle se perdait dans le boulot et passait le plus clair de son temps au travail ou bien à la bibliothèque. Elle s'isolait beaucoup et elle gardait contact avec les autres, par messages plutôt que par contact humain. Ainsi, elle était dans une drôle d'imposture et d'inadéquation professionnel. Elle risquait gros en ayant proposé à Monsieur Prior d'être son patient. Elle ne comprenait pas réellement ce qui l'avait poussé d'instinct à faire cela. Bien qu'il y avait bien plusieurs raisons logiques à cela et qu'il était séduisant.

Sa maison était impeccable. Rien ne traînait. Le lieux semblait immaculé, l'endroit venait tout juste d'être dépoussiéré et lavé, cela se voyait et se sentait. Comme Lilith recevait son pseudo client chez elle, elle avait fait exprès de faire du rangement et du ménage. Les lieux était à air ouverte et il y avait un second étage avec les escaliers avec la mezzanine. Puis, elle avait installé dans sa seconde pièce fermée, à l'étage, une petite secrétaire, deux sofas confortables un en face de l'autre avec entre les deux, une petite commode avec une boîte de mouchoir et un verre d'eau avec de la glace. Le tout, pour faire penser à un endroit, où l'on pouvait recevoir un client en consultation. La pièce était lumineuse, mais pas aveuglante. C'était tout de même intime et chaleureux, mais assez neutre. Assez pour avoir l'air professionnel.

Le seul truc personnalisé de l'appartement, était les bibliothèques au salon, débordant de livres et de CD de musique. Il n'y avait aucune photo, à l'exception de dans sa chambre, au rez-de-chaussée, mais la pièce était fermée. Elle ne tenait pas à se dévoilé à ce jeune homme, bien qu'elle en sache beaucoup sur lui, pour le peu de consultes qu'elle avait déjà assisté avec son superviseur. Lucius, de son prénom, avait mis un terme à sa thérapie avec le Dr psychiatre en question. Lilith en avait donc profité pour lui offrir ses services, bien que cela ne soit pas légal du tout. Néanmoins, sont cas et la manifestation de son trouble la fascinait et elle tenait à l'étudier. Il était ainsi devenu, pour elle, le centre et le sujet de sa thèse. Elle devait en plus y parvenir en peu de temps, alors c'était une occasion en or qui lui souriait et elle avait donc saisi sa chance. C'est ainsi qu'elle pensait.

Elle était en train de se préparer. Habillée d'une petite blouse humble et neutre et d'un pantalon jeans. Elle laissa ses cheveux aux naturels, longs et bruns, sur ses épaules. Elle ne portait qu'un légère touche de maquillage et elle avait était en train de relire ses notes par-ci et là. Elle entendit ainsi cogner à la porte et alla ouvrir. Nerveuse, d'un naturel anxieux et préoccupée, elle ouvrit la porte en souriant. Lucius lui dit bonjour, d'un drôle d'air. Elle lui répondit : Bonjour! Entrez. Fit-elle en s'efforçant d'être sympathique, elle qui était réservée. Elle le guida jusqu'au bureau et referma la porte derrière elle. Les deux s'assoit sur les sofa. Ainsi, elle le regarde en prenant une grande inspiration.

On peut se tutoyer, je crois que ce serait mieux. Est-ce que c'est d'accord?, fit-elle. Ne sachant pas trop comment commencer la séance. Elle avait bien des connaissances, mais c'était la première fois qu'elle faisait cela en solo et dans un si drôle de contexte.

Alors, comment a été votre semaine? Demanda-t-elle légèrement, histoire d'en comprendre davantage.


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MessageSujet: Re: Breaking the habit (Lilith)   Mar 5 Sep - 8:43


Breaking the habit

Lucius ne pouvait s’empêcher de se demander pourquoi il avait accepté. Lui-même ne savait pas. Cela faisait longtemps qu’il avait abandonné tout espoir en lui, en sa guérison. Les plaies béantes de son cœur ne se refermeraient jamais. Il avait trop reçu, son cœur. Il avait trop mal à cause des coups. Troisième arythmie de la journée. Son palpitant battait de façon désordonnée, ce qui lui causait pas mal de soucis, comme des vertiges, des faiblesses musculaires, des maux de têtes. En arrivant devant sa porte, sa vision devint trouble. Saleté cœur qui lâchait. Même lui n’était pas fiable. Personne ne l’était, en réalité. Il souffrait réellement de ce fait. Parce que du coup, il vivait dans la peur constante d’être abandonné. Dans la peur constante d’être seul face à lui-même, et à la noirceur qui l’envahissait comme une brume opaque qui engloutissait tout sur son passage.

En entrant dans la somptueuse demeure, il jeta un bref coup d’œil autour de lui. Tout était épuré, chic, classe, moderne. Lucius n’était pas un pro de la décoration mais il trouvait que toutes les couleurs se mariaient bien ensemble, que cette fille avait plutôt de bons goûts. Enfin, il ne pouvait déterminer à cent pourcent que la décoration venait seulement d’elle, parce que cette maison lui semblait bien grande pour une seule personne. Peut-être avait-elle un petit-ami ou un mari.

La brune l’accompagna donc dans une pièce aussi chaleureuse et lumineuse que les autres, où deux canapés se faisaient face. Il prit place sur le sofa, et se mit à l’aise. Il retira son perfecto en cuir, et passa une jambe sur l’autre en étalant ses bras sur les coussins. A lui seul, il avait réquisitionné la moitié du canapé qui pouvait accueillir au moins trois personnes. Il voulait déjà lui faire voir qu’il n’avait pas peur, qu’il était même plus qu’à l’aise, et adoptait avant même de commencer à parler, une posture arrogante, comme à son habitude. C’était sa meilleure arme de défense.

- Je comptais pas le voir autrement, répondit-il en haussant les épaules, lorsqu’elle lui proposa le tutoiement.

Puis, à sa deuxième question, il rigola d’un rire narquois.

- C’est quoi cette question débile que tous les psys posent tout le temps ? Tu vas après ça me demander comment je trouve le temps qu’il fait dehors ? lança-t-il en retour.

Ca y est, les hostilités étaient lancées. Mais il était là pour se faire soigner n’est-ce pas ? Alors il essaya de se contenir.

- Il y a une bonne copine à moi qui m’a surpris en train de dérailler. Le pire, c’est qu’à côté de ça, je parle à une autre fille et elle sait rien de tout ça. Comment tu veux que ça aille ?

Il n’aimait pas attirer l’attention sur lui. Alors en bon manipulateur, il allait concentrer l’attention sur quelqu’un d’autre comme… la psy.

- T’es plutôt jolie pour… une psy. Généralement, ils sont tous pareils les psys. Froids, agars et distant. Toi t’es avenante, bizarrement.

Ca ressemblait à un compliment, venant de Lucius.

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MessageSujet: Re: Breaking the habit (Lilith)   Mer 6 Sep - 9:00


Breaking the habit

-Lucius —Lilith-


« Il est tentant, quand on n'a comme seul outil un marteau, de tout traiter comme un clou. »
Abraham Maslow, The Psychology of Science: A Reconnaissance(1966).

Lilith lui avait ouvert cordialement et timidement jusqu'à le conduire dans la salle qu'elle avait aménagé en bureau. Elle vivait dans une grande maison qui n'était plus vraiment la siennes au contraire, paradoxalement la siennes... Elle vivait dans cette splendide demeure, celle de cette homme qui en avait rien à faire d'elle. Ils n'étaient officiellement pas ensemble, mais ils vivaient ensemble, par commodité. Puis, Lilith détestait se sentir seule. Elle doutait que son frère veuilles d'elle comme coloc et sa petite soeur la trouverait trop sur son dos. Elle qui ne voulait pas demander de l'aide ni se faire aider pour sa dépendance affective, si on peut dire, elle préférait donc utiliser son système D plutôt que d'avouer ses faiblesses. Ou dans pareil cas, subir la situation ou se sacrifier, quant à elle... Ainsi, ce n'était pas chez elle, mais elle y passait davantage de temps que cette homme et c'était pour dire, car, elle ne restait pas cloîtrer entre ces murs bien souvent avec le boulot et du fait qu'il était absent. Tant qu'à faire, elle préférait se noyer dans les livres à la bibliothèque ou bien dormir au dortoir de l'hôpital.

Arrivé dans la pièce, elle lui proposa qu'ils se tutoient. Il répondit de manière arrogante, semblant nonchalant. - «Je comptais pas le voir autrement». Tant mieux! Répondit-elle de manière assurée et du tact au tact. Ne faisant pas attention à son ton et son petit air fier et déplacé etc. Par la suite, elle voulu s'informer. Plutôt que de faire son son historique, chose qu'elle connaissait déjà à la suite de la lecture du dossier, mais aussi à la vue des quelques consultations où elle avait assisté. Il lui répondit: - «C’est quoi cette question débile que tous les psys posent tout le temps ? Tu vas après ça me demander comment je trouve le temps qu’il fait dehors ?» C'est vrai que de parler de la météo serait sans doute une perte de temps, comme je t'ai proposé et ce pourquoi tu as accepté de venir ici pour parler de toi. Je ne vois pas l'intérêt de parler de la météo moi non plus, bien que la science a démontré que cela avait un rôle sur l'humeur... Tu en penses quoi, toi ? Fit-elle en fronçant légèrement les sourcils. D'un air tout semblant, simplement, analysé l'issu de l'affirmation. Il était déjà sur la défensive. Elle ne voulait pas embarquer dans son jeu. Seulement, s'il dépassait les limites, elle allait devoir le recadrer ou tout simplement lui imposer des ultimatums. Il était certes du genre à apprécier les défis. Ce qui n'était pas de tout repos et pour facilité la tâche. Elle était déjà exaspérée, mais ne le ressentait pas véritablement, comme elle était concentrée. Il avait beau avoir un belle gueule et du charisme, ainsi qu'un vie professionnelle passionnante, cela ne l'intéressait guère dans son rôle de psy. Elle avait, après tout, elle aussi une vie professionnelle très intéressante et elle réussissait, mais il en était rien de sa vie personnelle. Tout comme ce jeune homme. Par chance, il ne semblait pas avoir d'idées suicidaires pour l'instant, il ne captait simplement pas avec quoi, jusqu'à preuve du contraire... Bien que c'était le début de la séance et du processus, c'était donc normal... pensa-t-elle!

Puis, il ajouta:  -« Il y a une bonne copine à moi qui m’a surpris en train de dérailler. Le pire, c’est qu’à côté de ça, je parle à une autre fille et elle sait rien de tout ça. Comment tu veux que ça aille ?» Ainsi, elle hocha la tête, l'écoutant et semblant boire ses paroles, le croire sur parole et aveuglément. C'était un discours avec un contexte assez décousu, mais elle répondit, afin de faire un reflet à ce qu'il disait et pour tenter d'en savoir plus: Tu as déraillé de quelle façon, précisément? Et elle t'a surpris donc. Ça doit pas être prometteur pour toi. Tu crois que les choses pourraient aller mieux? Chercha-t-elle à savoir. Elle voulait voir où il se situait et le secouer un peu. Il n'était sans doute pas du genre à ce qu'on prenne son parti ni à ce qu'on lui dise quoi faire. En plus, avait-il vraiment conscience qu'il était vraiment un bon saboteur pour lui-même. Enfin, sans méchanceté, pensée.

Finalement, contre attentes, il dit: -« T’es plutôt jolie pour… une psy. Généralement, ils sont tous pareils les psys. Froids, agars et distant. Toi t’es avenante, bizarrement». J'imagine que ce n'est pas une insulte, fit-elle à demi-mot ne voulant pas le voir comme un compliment ni parler d'elle. Dans tous les cas, chacun à sa méthode pour travailler et sa personnalité. C'est tout. Fit-elle timidement. Puis elle se racla la gorge et ajouta: Tu as consulté combien de psychiatre dans ta vie, pour dire ça?, fit-elle curieuse et pour changer de sujet, en quelque sorte.

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MessageSujet: Re: Breaking the habit (Lilith)   Jeu 7 Sep - 10:10


Breaking the habit

Lucius aimait ça, déstabiliser ses psys en se comportant de manière impolie, et arrogante. C’était comme un jeu pour lui, mais cela lui évitait aussi de se confronter à ce qu’il ne voulait pas : ses peurs, ses angoisses, ses tristesses, et ce vide qui remplissait son corps un peu plus chaque jour. C’était une défense, un moyen de tenir à distance ses problèmes et de faire comme s’il n’en avait pas, alors que son inconscient l’avait bel et bien poussé vers sa nouvelle psy. Enfin, était-ce son inconscient ou autre chose qui parlait ? Parce qu’il l’a trouvait jolie, attirante, donc, ça aidait. Il n’était pas du genre à avoir dix milles petites amies et petits amis mais c’était un vrai coeur d’artichaut : il aimait les gens beaux, tout simplement, et plaire. Parce que plaire était pour lui un autre moyen de combler ce vide qu’il avait en lui. Il se sentait mieux pendant un temps, comme si la reconnaissance pouvait l’aider à se sentir vivant. Sauf que cette impression était vaine, et partait très rapidement, le laissant encore plus désespéré qu’avant. Bref, il se sentait mal.

La jeune femme avait quand même du tempérament. Lucius lui avait envoyé que prendre de ses nouvelles étaient complètement surfait, à cela elle avait renchaîné en lui posant une autre question. Il leva les yeux au ciel, feignant la lassitude, même si elle aimait ça, les rapports de force.

- La météo joue sur l’humeur ? J’ai pas besoin de ça pour être insupportable. Quoique, maintenant que tu le dis, c’est vrai que j’ai tendance à l’hypersexualité quand il fait ce genre de temps… la taquina-t-elle.

C’était complètement faux, mais c’était un message subliminal pour la taquiner et la narguer. A ce jeu, il aimait bien être le meilleur. Il aimait bien se faire entendre, et surtout se faire passer pour un petit con arrogant et prétentieux qu’il n’était pas du tout. Mais c’était son masque. La brune lui demanda de quelle manière il avait déraillé.

- J’ai explosé mon miroir, je peux plus mater mon corps d’Appolon du coup, plaisanta-t-il. Je sais pas si c’est prometteur, à vrai dire elle en sait trop maintenant sur moi… avoua-t-il, en grimaçant.

Puis, il ajouta un compliment à son intention. C’était le genre de mec franc, entier, et quand il aimait il ne faisait jamais les choses à moitié, et inversement. Donc une belle femme devait être au courant pour lui de sa beauté. Elle sembla intimidée et gênée, chose qui le fit sourire, amusé par la situation. Elle finit par lui demander combien de psys il avait vu pour déterminer ce qu’il disait.

- Houlà. J’en ai vu une quinzaine un peu près. J’en vois depuis que je suis petit. Depuis que j’ai perdu mon frère, répondit-il, la voix sombre. Mais bon, voilà, ça a jamais marché, au grand malheur de mes parents qui auraient aimé avoir un fils normal, tant qu’à faire, ajouta-t-il en essayant de se reprendre.

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MessageSujet: Re: Breaking the habit (Lilith)   Sam 9 Sep - 7:58


Breaking the habit

-Lucius —Lilith-


« Il est tentant, quand on n'a comme seul outil un marteau, de tout traiter comme un clou. »
Abraham Maslow, The Psychology of Science: A Reconnaissance(1966).

Lilith aimait bien sa pratique en tant que psychiatre. Elle aimait aller au fond des choses et aider les autres. Elle préférait ainsi, se sentir utile et avoir le sentiment de trouver sa place, sa voie et de réparer sa vie qui était un échec, de cette façon. Elle avait le sentiment d'être une personne meilleure, moins souillée et moins pathétique. Elle aimait analyser et observer les autres et détourner son attention de sa propre personne pour ne pas ruminer sur son sort, sur les choses qui allaient mal dans le monde, sur toutes les choses qui la faisaient angoisser la concernant et à propos de ses relations et aussi pour éviter son sentiment profond de vide envahissant et ses flashbacks plus horribles et intrusifs les uns que les autres, même avec les années qui passaient.  Elle avait donc accepté de prendre Lucius, car non seulement il était le cas parfait pour figurer dans sa thèse et même pour en être le sujet principal, elle pouvait aussi voler de ses propres ailes. Bien sûr, c'était risqué, illégal, mais en même temps, cela l'animait. Elle était prête au tout pour le tout, dans les limites de l'acceptable, se disait-elle, bien qu'elle dépassé les limites de l'éthique et professionnelles etc. De plus, elle pouvait se perdre dans son cas, le travail et poursuivre ses rêves, aspirer à une vie meilleure et à atteindre son objectif ultime, soit: de finir sa thèse.

Ainsi, Lucius était chez elle. Il était installé dans cette pièce qu'elle avait aménagé exprès pour ça. Elle lui posait des questions toutes simples, choisissant avec précaution de ne pas lui faire répéter tout ce qu'il avait déjà dit avec le psychiatre d'avant, soit, le superviseur de Lilith. Elle commençait déjà à le voir à mille à l'heure. Il était un évitant et quelqu'un qui cherchait l'adrénaline pour toutes les mauvaises ou bonnes raisons qui soient, sans doute, pensa-t-elle. Il semblait apprécier et chercher la confrontation, l'excitation et essayer de se sentir presque supérieur, enfin, c'était l'effet qui lui donnait. Il lui donnait un transfert de la sorte assez puissant et prompt. C'était dur de résister à cette cadence. Il lui montra clairement, sans gêne qu'il était exaspéré.

«- La météo joue sur l’humeur ? J’ai pas besoin de ça pour être insupportable. Quoique, maintenant que tu le dis, c’est vrai que j’ai tendance à l’hypersexualité quand il fait ce genre de temps…» lui dit-il. En même temps, vaut mieux rester sous la couette avec un temps merdiques...J'imagine que tu n'as pas besoin de ça pour être ainsi et que ça ne t'apparaît pas comme un problème. Fit-elle d'un air à moitié amusé, à moitié sarcastique. C'était tout de même plus moqueur que malicieux etc. En même temps, elle ne savait rien de se détail. Elle questionnait sans doute, essayant de prendre ses aises et ses marques. Elle ne voulait pas se laisser intimider, malgré son propre d'anxiété etc. En même temps, elle était curieuse de voir où s'arrêtait cet air et ce masque qu'il se procurait et dictait à la face du monde extérieur.  «- J’ai explosé mon miroir, je peux plus mater mon corps d’Appolon du coup», dit-il. Elle acquiesça simplement. «Je sais pas si c’est prometteur, à vrai dire elle en sait trop maintenant sur moi…» avoua-t-il, en grimaçant. Elle fit abstraction de son gag et elle enchaîna tout de suite sur le fond de l'affirmation-ci et dit : Le fait que cette fille en sache trop sur toi te mets dans une position vulnérable et où tu te sens mal-à-l'aise. Fit-elle en laissant son affirmation ouverte. Ce n'était pas une question, mais en même temps, il ne pouvait pas s'arrêter-là. Où est le mal, avait-elle envie de lui demander, mais ce n'était pas la tangent à prendre avec lui.  En même temps, elle le comprenait...Personnellement!

Finalement, le jeune homme l'avait complimenté. Ce qui l'avait pris par surprise. Sauf qu'avec du recul, ce n'était pas si surprenant. Elle ne savait pas vraiment s'il le pensait vraiment, de toute façon, elle n'était pas du genre à croire à ce genre de compliments à son intention. Elle détourna le sujet, cela ne se faisait pas entre eux deux et bien qu'il était séduisant et qu'il aurait pu être son type d'homme, un écorché vif par la vie avec du contenu et de l'humour, un esprit aiguisé et un sourire à tomber, elle était trop prude et stricte pour dépasser ce cadre. Il ne fallait pas.... Pensa-t-elle. «- Houlà. J’en ai vu une quinzaine un peu près. J’en vois depuis que je suis petit. Depuis que j’ai perdu mon frère. » Elle l'écoutait avec attention et acquiesça de la tête compatissante. Elle soutenait son regard. «- Mais bon, voilà, ça a jamais marché, au grand malheur de mes parents qui auraient aimé avoir un fils normal, tant qu’à faire». Et maintenant que tu as retrouver ton frère, ça ne va pas mieux, tu ne te sens pas mieux, si tu vois un intérêt à venir ici? Fit-elle naïvement voulant creuser cet enjeux qui était déjà bien sérieux, mais dans les plus importants, sans nul doutes. Elle connaissait déjà la réponse à cette question. Elle ne pouvait pas lui soumettre de solutions ni d'analyses, elle le connaissait encore trop peu pour. Il n'était sans doute pas prêt et du genre à se faire dire quoi faire, surtout pas en début de processus comme ça. Elle devait aussi voir son niveau de déni. Elle ne savait pas même s'il avait confiance en la thérapie et goût en la vie. Choses importantes!

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MessageSujet: Re: Breaking the habit (Lilith)   Dim 10 Sep - 10:35


Breaking the habit

Lucius trouvait cet environnement bien plus réconfortant que le contexte aseptisé de l’hôpital. Il était très sensible à la décoration, la luminosité, et tout ce qui entourait une personne dans un endroit. Il trouvait cela très important, car au moindre sentiment de danger, d’insécurité, la personne pouvait se braquer directement. Il n’était pas psy mais il le savait, car lui-même réagissait comme ça. Peut-être était-ce pour ça qu’il avait envoyé balader tous ses thérapeutes. Aussi, il se rendait compte qu’aucun n’avait la répartie de celle qu’il consultait en ce moment même. Il y avait du défi dans l’air, et Lucius adorait ça. Cette brune au visage angélique piquait sa curiosité comme personne. Il sentait qu’elle était intéressante et surtout affirmée. Mais ce n’était pas le genre de filles qui lui convenait. Elle était belle et avait sans doute tout pour elle, mais une autre fille habitait son esprit. Une fille qu’il n’avait vu qu’en photo, d’ailleurs.
Un sourire coquin se dessina sur son visage en réponse à la psy :

- Ce n’est jamais un problème, ni pour mes conquêtes d’ailleurs.

Lucius était partisan des relations courtes, sans attaches, et si elles duraient un soir c’était parfait pour lui. Il n’avait pas envie de s’enticher de quelqu’un qui finirait tôt ou tard par le blesser dans son estime. Alors il vivait la vie au jour le jour, prenait et jetait les cœurs. Il se confia un peu à elle, s’ouvrit, un peu comme une fleur le ferait en recevant les premiers rayons de soleil. Il pataugeait, n’était pas sur de vouloir tout dire, après tout, c’était étrange comme situation. Pourtant, il en avait vu des psys, mais aucun n’avait vraiment réussi à lui faire dire autant de choses en aussi peu de temps. C’est dire. Il haussa les épaules à l’affirmation de sa psy. Il n’en savait rien, et il ne voulait pas savoir en fait.

- Elle a été gentille pourtant avec moi. Elle m’a soigné, et m’a écouté. C’était agréable de se sentir accepté, et pas pris pour une bête de foire, avoua-t-il.

Puis lorsqu’il aborda le sujet de son frère, son regard s’assombrissait. Il devenait vide, vitreux et perdu dans les méandres de ses souvenirs qui lui avaient laissé pas mal de séquelles. Elle lui avait demandé s’il ne trouvait pas d’intérêt à la thérapie maintenant qu’il avait retrouvé Bart.

- J’imagine que c’est pour ça que je suis là. Je veux pas qu’il ait à porter mon état psychique sur les épaules, déjà qu’il va mal. Mais je suis pas sûre de vouloir aller mieux non plus. J’ai peur de devenir quelqu’un d’autre. Mais j’ai aussi peur de continuer sur cette lancée et de finir par me tuer. T’as déjà connu un tiraillement comme ça ?


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MessageSujet: Re: Breaking the habit (Lilith)   Mer 13 Sep - 6:44


Breaking the habit

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« Il est tentant, quand on n'a comme seul outil un marteau, de tout traiter comme un clou. »
Abraham Maslow, The Psychology of Science: A Reconnaissance(1966).

Lilith n’était pas totalement fan niveau esthétique du style minimaliste en thème de décoration. En même temps, cela était pratique, elle l’admettait et ça lui permettait d’avoir l’impression de se vider l’esprit en vivant dans pareil endroit et atmosphère. Certes, elle trouvait ce genre de décoration trop puriste et froid et ce n’était pas son choix. Elle vivait bien dans la maison d’un autre, elle lui rendait bien des comptes, mais elle ne se sentait pas à l’aise du tout. En plus de se faire traiter comme de la merde et que cette dite personne brillait par son absence. Ce qui rimait à un écho croissant synonyme de vide et de solitude insupportable pour Lilith. Néanmoins, c’était aussi commode et aisé de pouvoir pratiquer chez elle. Comme ça, cette chose illégale à laquelle elle s’adonnait, soit celle d’avoir un patient alors qu’elle était interne, alors qu’elle prisait son code d’éthique et tout un tas de conventions etc. Il restait que ce défi l’animait, chose que peut de choses avaient le pouvoir de faire pour et chez Lil’.

Ainsi, elle tentait de prendre ses marques, repères et ses aises avec «son patient». Ce n’était pas chose facile, puisque Lucius était confrontant, rusé et qu’il semblait la tester. Puis, il n’avait pas de cadre ni de tabous, enfin, c’est ce qui semblait être pour la brune.  Le pire dans tout cela, c’était qu’ils avaient le même âge et ils étaient très différents l’un de l’autre, mais aussi, ils occupaient leur temps tout à fait différemment. Bien que cela n’avait pas d’importance dans le cadre de leur relation thérapeutique  En même temps, ils n’étaient pas si différents, les deux étaient au fond paumés bien qu’il avait des carrières assez particulières et prenantes. Bien que Lucius soit tout à fait séduisant et curieux, bien suffisamment pour que Lilith veuilles s’intéresser à lui dans ce cadre, toutes ses pensées étaient la plupart du temps dirigées pour un certain Lux, un homme avec qui elle partageait une passion dévorante pour la musique. Chose que Lucius aussi avait en commun avec elle, comme il était musicien, va! Toutefois, ce jeune homme inconnu, elle ne le connaissait pas comme on connait un voisin, ni un frère ni même autrement qu’en photo et à l’écrit.


Alors que Lilith était en train de faire des reflets et de tenter de diriger la séance, Lucius affichai un sourire coquin à l’affirmation de la demoiselle. Il répondit que c’est habitudes sexuelles etc n’étaient au final pas un problème pour ses conquêtes. Il semblait dont dire qu’il en avait des tas. Lilith, nonchalante dans son rôle, acquiesçai tout simplement de la tête, fixant son regard et disant : hum hum… Cet éternel bruit de chouette nocturne…

Par la suite, Lilith lui avait demandé des informations sur cette fille et sur cette situation. Elle voulait en savoir plus sur le ressenti de cet homme par rapport au sujet qu’il avait engagé. Elle lui demanda, comme elle n’en savait pas tellement assez : Pourquoi as-tu l’impression qu’on te prend pour une bête de foire, comme tu dis? Pourquoi tu n’as pas fait en sorte de rester avec elle? Pourquoi tout saboter si finalement tu ressens le besoin de venir en parler avec un psy. Fit-elle de manière très confiante et affirmer. D’un regard scruteur, non pas voyeur, mais décidé et bien ancré dans la conversation et dans la réalité. La jeune femme était assise, appuyée sur son siège, posée et les mains croisées sur ses genoux. Elle ne voulait pas lui faire passer un interrogatoire, mais comment ne pas le faire...

Finalement, elle remarqua bien que Lucius s’attrista lorsqu’elle lui demanda davantage d’information sur son frère. Elle resta sur sa dernière phrase, pour le moment, car elle ne pouvait pas revenir sur l’ensemble de ce qui lui donnait comme information. Il lui demandait si elle aussi avait déjà vécu cela, ce sentiment. C’était toujours prioritaire et primordiale lorsqu’un patient s’informait sur nous et s’interrogeait. Elle ne voulait pas tout rompre par humilité et timidité. Bien que son rôle en tant que psy, était d’écouter, s’effacer et de guider. Elle répondit en prenant une grande inspiration, le regard quelque peu fuyant :

Je crois qu’il faut minimalement avoir connu de grands désespoirs pour réussir et cheminer dans cette profession, donc oui
. Elle marqua une pause, bien qu’elle avait été discrète, elle était craintive et ambivalente sur la réponse qu’elle lui avait fourni. Cela lui suffirait-il? Que voulait-il en posant cette question? Et elle reprit quelque peu sur ce qui lui avait confié : Si ta véritable question est de me demander si je peux comprendre, c’est oui, je t’écoute et j’apprends à te connaître. Je n’ai pas que des connaissances et je n’ai aucune solution magique. Il faudra travailler pour aller mieux, tu ne changeras pas du tout au tout en venant ici, je ne suis pas une sorcière, la psychiatrie, n’est ni une science exacte ni magique. Tu vas te transformer pas te métamorphoser. Ce n’est pas en allant mal que tu survivras et restera toi-même. Ce n’est pas en allant mieux que tu seras plus à risque d’être blessé, non plus. Au contraire, tu risque de devenir plus fort. Ce sont là, l’essentiel. Tu as aussi davantage intérêt à penser à toi, fis-je, confiante. Bien qu’en réalité, je n’aborderais jamais les choses en ces sens-là pour m’aider moi-même.
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MessageSujet: Re: Breaking the habit (Lilith)   Jeu 14 Sep - 13:07


Breaking the habit

Il pensait beaucoup à Lili, cette inconnue qui hantait toutes ses nuits. Elle était belle, du moins sur ce qu’il avait vu de sa photo, intelligente, cultivée, et tellement intéressante ! Plusieurs fois il s’était imaginé l’avoir dans bras, lui présenter son monde et l’embrasser. Il la désirait de plus en plus. Il lui semblait qu’elle n’habitait pas loin de chez lui, mais son quotidien faisait qu’il n’était pas prêt à la rencontrer. Il craignait le choc. Il craignait le rejet, la déception, et évidemment, qu’elle ne remarque qu’il ne ressemblait pas vraiment à la photo qu’il lui avait envoyé. Il ne savait pas vraiment pourquoi il n’avait pas été totalement honnête avec elle. Ses insécurités reprenaient souvent le dessus, puis, il ne voulait pas qu’elle commence à s’apercevoir qu’il commençait à être connu. Qu’il faisait souvent la une des magazines peoples à son grand désarroi. Et surtout, qu’elle aille lire ces magazines qui, évidemment, ne laissaient entendre que leur version erronée des faits.

Peut-être qu’en se livrant à ce sujet à sa psy il arriverait à y voir plus clair et à trouver une solution. Ou peut-être pas. Il s’était mis à parler de Joy, dont la relation le rendait assez perplexe. Au moins, elle, elle était là. Il pouvait la toucher, l’embrasser, rire avec elle… Ce n’était pas comme Lili. Joy était réelle. Et pourtant, même ça, il n’avait pas réussi à le gérer. La psy lui avait posé pleins de questions qui le déroutaient un peu. Lucius n’était pas le genre de type à se demander pourquoi il agissait ou pensait de la sorte. Il le faisait, c’est tout.

- J’ai cette impression que je suis pas comme les autres, et ils le remarquent tôt ou tard. Mais ça a toujours été comme ça. Je suis jamais rentré dans le moule. C’est pas quelque chose que je veux forcément, mais j’en ai marre qu’on prenne la différence pour de l’anormalité. Elle, elle m’a accepté. J’ai pas senti à aucun moment que j’étais bizarre, et pourtant… Mais j’ai pas envie de lui faire mal donc je lui ai demandé de partir le lendemain. Je suis pas le genre de mec attentionné et aimant, expliqua-t-il en croisant les bras.

Il était tout à fait attentionné et aimant quand il aimait une personne, mais c’était dur à avouer. C’était de la faiblesse pour lui. Il acquiesça longuement et silencieusement suite à ses remarques logiques et réalistes.

- Est-ce que aller mieux veut dire que je serai plus moi-même ? Que ma personnalité va changer ? Je sais pas comment je peux être autrement que celui que je suis.

Il avait peur que Bart ne le reconnaisse plus. Que Lucius ne se reconnaisse plus. C’était compliqué.

- Est-ce que ça veut dire que toi aussi t’as déjà eu des problèmes psychologiques qui t’ont affecté ? Changea-t-il de sujet.

Il n’aimait pas parler de lui, alors tous les moyens étaient bons pour se laisser oublier, puis, il n’était plus d’humeur provocatrice en cet instant. Pour l’instant.





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MessageSujet: Re: Breaking the habit (Lilith)   Dim 17 Sep - 5:05


Breaking the habit

-Lucius —Lilith-


« Il est tentant, quand on n'a comme seul outil un marteau, de tout traiter comme un clou. »
Abraham Maslow, The Psychology of Science: A Reconnaissance(1966).

Lilith n'était pas très bonne avec les contacts sociaux. Elle avait beau avoir une finesse d'esprit et un bonne capacité d'analyse, en groupe, elle était timide et prude comme une fillette de 12 ans. Le seul moyen de parvenir à sortir de sa gêne envahissante, était de boire. Ainsi, c'était pour cela qu'elle était aussi franche et prompte sur l'alcool et les bouteilles. Néanmoins, en tant qu'analyste, elle n'avait pas de mal à interagir. Elle se sentait davantage confortable, beaucoup moins vulnérable et moins à l'étroit. Elle était assez marginale, elle ne cadrait pas dans le moule des jeunes de son âge. Elle avait du vécu, un vécu qui l'avait terni et qui l'avait rendu pessimiste. Elle portait un masque en général, même à l'intérieur de sa pratique. Quoique c'était accepté, en thérapie et à son travail, d'être plus terre-à-terre qu'optimiste. Son pessimiste passait heureusement pour du réalisme. Ce qui lui allait et c'était pour cela qu'elle s'acharnait dans cette carrière, dans cette voie.

Lilith voguait et surfait sur le flow que Lucius lui donnait. Elle avait encore beaucoup de choses à apprendre sur lui et sans doute de lui. Elle ne voulait toutefois pas qu'il ait à se répéter. Elle savait comme c'était irritant de redire les mêmes choses encore et encore, à force de consulter etc. Il avait déjà le mérite de vacquer à son bien-être mental, d'une certaine façon, un peu à la fois. Déjà, c'était un pas, il venait à ce qu'elle lui avait proposé. Il avait pourtant, tout, aux yeux de Lilith, il avait du charme, il était canon, il avait de la rhétorique et de l'esprit et il était célèbre, bien que elle ne s'entichait pas de ce genre de détail, bien au contraire. Elle aimait l'anonymat. Tout de même, il avait réussi sa vie, de manière commune... N'empêche, les apparences ne voulaient rien dire, c'était le cas de figure ici, parfait. Lilith lui posa d'amples questions afin de l'aider à comprendre et pour le guider dans une certaine voie, soit, celle de l'introspection.  Il lui dit qu'il avait cette croyance et sensation d'être marginal ou à tout le moins marginalisé. Il en avait après le fait d'être considéré comme normal etc. C'était tout à fait normal en théorie comme personnellement, elle le pensait, Lilith. Est-ce qu'il fallait être aussi radical? Tu sembles l'apprécier, à moins que je ne m'abuse. Pourquoi ne pas avoir pu en profiter davantage plutôt que de l'expédier au risque de la faire fuir? Demanda-t-elle Un peu de manière audacieuse. Elle voulait aller au fond de cette histoire. À quoi ressemblait ces sentiments et émotions amoureuses, voulait-elle savoir.

- «Est-ce que aller mieux veut dire que je serai plus moi-même ? Que ma personnalité va changer ? Je sais pas comment je peux être autrement que celui que je suis», dit-il. Nos émotions ne nous définisse pas, à moins de se laisser dominer par ses humeurs et ses émotions. fit-elle en sourcillant. C'était osé de dire cela aussi franchement. C'était la réalité, malgré tout. Elle rajouta: Je sais que parfois les émotions sont trop intenses, probablement souvent, selon moi. Sinon, tu n'aurais pas aussi peur de l'engagement, tu ne serais pas ici, tu ne prendrais pas autant la fuite face aux sentiments et tu n'aurais pas autant de problèmes de consommation si ce n'était pas pour essayer de te réguler. Elle avait envie de dire, « essayer de se réguler, sans se régulariser,» mais elle se tût.

On parlait à présent de son frère. Un sujet certainement chaud, vif et important. Toutefois, il se défila et il lui demanda plutôt si elle aussi avait eu des problèmes psychologiques. Elle avait essayé d'être discrète pour toutes sortes de raisons personnelles et professionnelles. Sans succès! Elle ne voulait pas jouer au jeu du chat et à la sourie bien longtemps, alors elle essaya de répondre honnêtement, sans véritablement être transparente. De plus, il fallait qu'elle l'épargne. Elle répondit, hésitante, mais réfléchissant longuement avant toutes choses. Oui, j'en ai eu. On est tous vulnérable à vivre ce genre de difficulté. D'autres sont moins bien nantis, mais malgré tout, il est toujours possible de faire du cheminement et du travail sur soi. Il ne faut pas perdre espoir. Fit-elle en essayant d'être sincère, bien que dans son cas, elle pouvait pas réellement parler.

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MessageSujet: Re: Breaking the habit (Lilith)   Jeu 21 Sep - 11:06


Breaking the habit

La question de la psy le laissa perplexe. En effet, il aurait pu la garder plus longtemps, profiter d’elle comme il se devait. Mais il n’en avait pas été capable. Pour la simple et bonne raison qu’il ne voulait pas s’attacher, et prendre cette habitude d’avoir besoin d’elle. Il ne désirait pas être dépendant des autres. Jamais. C’était quelque chose de douloureux, de sournois, qui allait surement l’amener à sa perte. Du moins, c’est ce qu’il pensait. Il n’avait jamais eu de sécurité ni de repères stables dans ses relations aux autres. C’était toujours bizarre. Soit on avait profité de lui, soit il profitait des autres. Et quand il s’attachait à quelqu’un, c’était toujours trop extrême. Il en voulait toujours plus jusqu’à détruire cette relation. Il l’avait déjà expérimenté maintes et maintes fois avec Bonnie, sa meilleure amie. Il l’aimait trop, beaucoup trop cette sœur qui lui avait été offert par la vie, et cet amour le consumait, comme un feu ardent brûlant tout sur son passage. Il était très souvent possessif avec les autres, et désirait toujours l’exclusivité. Alors, s’attacher, et laisser une personne entrer dans son univers allait toujours mener à une relation toxique.

- Parce que je ne veux pas lui faire de mal. Je ne veux pas qu’elle souffre et c’est toujours ce qui arrive avec les gens autour de moi. Je ne suis pas une bonne personne, avoua-t-il en haussant les épaules.

Il essayait de feindre la nonchalance mais admettre cela lui faisait mal. Puis il lui demanda si cela n’allait pas affecter sa rémission n’allait pas affecter sa personnalité. Quand on était en perte constante d’identité, c’était un problème majeur qui venait à se questionner. Et s’il perdait ses émotions ? Sa créativité ? Son empathie ? Pleins de choses qui le définissaient aujourd’hui comme Lucius Prior. Elle n’avait pas réellement répondu à sa question, préférant enchainer sur une hypothèse pour le moins crédible.

- Pleins de gens essayent de contrôler leurs émotions et ne doivent pas forcément voir un psy, lança-t-il en soupirant.

C’était là une manière de dire qu’il n’était pas si atteint que ça psychologiquement. Il préférait diminuer la gravité de sa maladie pour ne pas qu’elle l’encombre et c’était même une tentative dissimulée d’avoir une approbation de la part de son psy qui le conforterait dans l’arrêt de sa thérapie.

- Je suis un cas désespéré, je le sais, et je l’accepte. Pas sûr que vous me reverrez ici. C’est pas mon truc de parler, et de perdre du temps pour des conneries,Toi qui a vécu des trucs, tu vois un psy en ce moment ? J’imagine que c’est un comble, mais passons, je trouve que c’est un truc de faible. Mon frère a vécu surement pire et il est pas là à se plaindre, répondit-il, provocateur.

Sa deuxième facette reprenait le dessus. Il devenait provocateur, arrogant et mesquin.


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MessageSujet: Re: Breaking the habit (Lilith)   Sam 23 Sep - 7:03


Breaking the habit

-Lucius —Lilith-


« Il est tentant, quand on n'a comme seul outil un marteau, de tout traiter comme un clou. »
Abraham Maslow, The Psychology of Science: A Reconnaissance(1966).

Lucius était pas tant que cela difficle à cerner si on écoutait son instinct et qu'on ne se collait pas trop et ne se bloquait pas trop à la théorie. Il avait beaucoup de vécu et il refusait quasiment de l'admettre, ça en avait tout l'air. Enfin, c'est ce que croyais fermement Lilith, elle s'accrochait à cette pensée et elle s'efforçait de ne pas se laisser décourager. Elle était également elle-même et voulait être sûre de bien accomplir son rôle, de ne rien manquer. Il était tout de même le patient central de sa thèse. Il était le cas de figure parfait pour ses connaissances et écrits. Ainsi, je lui posais des questions, en essayant d'assembler les pièces du puzzle. J'essayais de suivre son ton, son flow.
Ils parlaient de relations et en même temps, Lilith était d'un genre évitant. Elle l'avait toujours été, à l'exception de ses frangins. Elle s'était entichée et agrippée à son meilleur ami, son superviseur, pour vivre avec lui. C'était certes pour ne pas tomber amoureuse pour ne pas réellement vivre cela véritablement, à hauts risques avec quelqu'un d'autre, de plus intéressant que lui.. Comme elle ne l'aimait réellement. Elle l'appréciait, elle avait de l'affection et c'était commode. Pratique, logique, froid, distant. Ils leurs arrivaient bien de coucher ensemble, mais elle n'était pas très à l'aise avec ce genre de rapports, de toutes façons. Elle n'avait jamais réussi... À moins de prendre une cuite et de se couvrir de son masque de femme forte et indépendante qui en avait rien à faire des autres et qui n'avait besoin de personne. Elle était d'un orgueil dangereux, surtout pour elle-même. Elle se gelait à l'alcool pour être capable de tenir le coup et foncer en plus de se creuser dans le travail et s'y perdre comme une vrai workalcoolic.

Ainsi, il lui dit : - Parce que je ne veux pas lui faire de mal. Je ne veux pas qu’elle souffre et c’est toujours ce qui arrive avec les gens autour de moi. Je ne suis pas une bonne personne, Elle répondit donc, le sentant sincère et vulnérble, Elle l'écoutait attentivement. Donc elle n'a pas souffert, elle n'a pas eu le temps de s'attacher à toi, tu crois? Demanda-t-elle naïvement, sans vouloir le heurter.

Il semblait nonchalant aussi, certes, elle n'en croyait pas un mot. Elle savait bien qu'en théorie, on ne pouvait pas être indifférent à une telle croyance. C'était une pensée qui nous atteignait fortement. il lui dit: - Pleins de gens essayent de contrôler leurs émotions et ne doivent pas forcément voir un psy. Ainsi, elle haussa les épaules, se donna de la constance, bien droite, tout en hauteur, elle haussa les sourcils et dit, bien honnêtement : Il n'y a que toi qui peux le savoir, en réalité, il faut essayer pour le découvrir. Sinon, tant pis. Tu préfères mijoter et ruminer sur tes problèmes plutôt que les affronter ou bien d'avoir des regrets plus tard de ne pas avoir tenter le coup? Fit-elle avec un vois délicate, un ton et débit posé.

Ensuite, - Je suis un cas désespéré, je le sais, et je l’accepte. Pas sûr que vous me reverrez ici. C’est pas mon truc de parler, et de perdre du temps pour des conneries,Toi qui a vécu des trucs, tu vois un psy en ce moment ? J’imagine que c’est un comble, mais passons, je trouve que c’est un truc de faible. Mon frère a vécu surement pire et il est pas là à se plaindre, fit-il. Il semblait avoir changé de filtre, masque et personnalité, quasiment. Tu es libre de venir. Je ne veux pas te forcer. Je te soutient coûte que coûte et moi je demeure dispo, même si ça ne fait pas ton affaire ou que tu n'y crois pas. Bien qu'elle était anxieuse de le perdre et elle voulait réellement l'aider. Elle ne voulait néanmoins pas l'obliger en rien ni lui tordre le bras. Elle était en fin de compte, une personne dévouée et polyvalente. Elle essayait d'être flexible et de ne pas juger les gens. Elle démontrait beaucoup de compassion dans son non-verbal, son regard et ses sourires. C'était au fond, une fille attachante, mais meurtrie, tout en étant douce. Elle avait des traits singuliers, mais délicats à l'exception de quelques trucs. Elle avait une voix très mielleuse et mélodieuse. Même lorsqu'elle parlait fort, on aurait dit des oiseaux qui gazouillaient.

Elle rajouta: Peut-être que ça l'aiderait non? Les psy, c'est pas pour les fous, ni seulement pour les gens qui ont vécu la guère du Vietniam. C'est pour ceux qui se remettre en question et qui se sente malheureux ou insatisfaits. J'aime croire que tous symptômes ne sont qu'une solution mal-adaptatives... Plutôt que de croire que des gens sont fous, ou rentre dans telle case ou qu'il mérite ou doive voir quelqu'un pour en parler et pour trouver des solutions.

Elle le sentait agité, presque méchant, sur ses grands chevaux. Il avait un pied de recul, elle n'aimait pas cela. Il traînait du pied, il avait reculer. Il était toutefois très animant, intriguant, mystérieux et séduisant. D'un éternel physique avantageux et charismatique, il la charmait tout de même, malgré son identité de patient, à son égard.
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MessageSujet: Re: Breaking the habit (Lilith)   Dim 24 Sep - 10:42


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Il devait se l’avouer, mais cette psy attisait de plus en plus sa curiosité. Elle avait beaucoup de réparti, chose qui l’animait. Il aimait les femmes fortes, avec du tempérament, qui ne pleurnichaient pas toutes les cinq minutes. Pour autant, il adorait discerner une parcelle de fragilité chez celles-ci et de ressentir l’envie de couvrir leurs blessures comme il avait senti avec Joy, cette fille forte mais fragile à la fois. Là, avec elle, c’était pareil. Il sentait chez elle une grande barricade qui cachait une montagne de douleurs. Généralement, son hypersensibilité lui permettait de voir ce que les autres ne voyaient pas. Son empathie le rendait totalement vulnérable, mais en même temps, c’était un outil utile pour comprendre les autres, les rendre meilleurs, et se rendre meilleur.

- Je la connais suffisamment pour savoir qu’elle redoute l’attachement, et surtout, l’attachement à moi. Donc non, elle n’a pas souffert. Enfin, on sait tous les deux que c’est mieux comme ça, finit-il par admettre en haussant les épaules.

Il n’allait pas la laisser gagner du terrain sur sa personne. C’était à lui d’avoir le dernier mot. Puis, il avait l’impression qu’elle devenait de plus en plus provocatrice dans sa manière de parler. Cela allait de pair avec l’attitude de Lucius qui se voulait plus frontal.

- Je préfère ni l’un ni l’autre. Je préfère qu’on me foute la paix, répondit-il avec une voix froide.

Il était vrai que le jeune homme avait donné dans sa vie. Ses parents ne l’avaient jamais considéré comme quelqu’un de normal qui pétait un plomb parce qu’on lui avait arraché la chair de sa chair. Ils n’avaient jamais compris, alors que pourtant, c’était compréhensible puisqu’eux aussi avait vécu la perte de leur enfant. Mais non, Lucius avait toujours été perçu comme le vilain petit canard.

La psy envoya des ondes positives, et lui confirma son aide à toute épreuve dans ce périple. Lucius s’envoyait presque… touché ? Il n’avait pas l’habitude qu’on s’intéresse autant à lui et surtout en bien.

- Pourquoi tu fais tout ça pour moi ? Tu sais que là je pourrai te tuer ? T’as pas peur d’être seule ici avec un inconnu ? lança-t-il sur la défensive.

Evidemment qu’il n’était pas un meurtrier, mais il aurait pu l’être et en finir avec cette belle jeune femme qui animait son être de diverses émotions toutes contradictoires. Elle finit par dire que la psychothérapie n’était pas réservée aux fous, mais aussi à des personnes saines d’esprit. Il lâcha un rire mesquin et la défia du regard.

- Tu parles ! C’est un truc de faible. Tu m’expliques comment les gens s’en sortaient justement avant, quand ce métier n’existait pas ? Bah ils s’en sortaient quand même, la provoqua-t-elle.

Il aimait la voir parler de son métier, et le défendre bec et ongles. Lucius aimait le rapport de force, lui qui s’ennuyait très rapidement et dont cela lui causait des angoisses.


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