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intrigue : concours de tee-shirt mouillé au festival palazza

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 [hot] Sky full of stars {Edgar}

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MessageSujet: [hot] Sky full of stars {Edgar}   Lun 11 Sep - 18:23

La musique résonne trop fort dans l’habitacle de ta voiture, alors que tu chantes. Des paroles que tu connais par cœur. Une chanson qui te berce, régulièrement. Grand amour pour David Bowie dont tu ne te lasse d’aucun classique. Lunettes de soleil sur le nez, cigarette entre les lèvres, tu n’es qu’un être fait de nonchalance et désinvolture, alors que tu conduis, trop vite, une fois de plus, à travers les chemins de foret, en direction de la cabane du vieux grincheux à qui tu comptes rendre visite. Celui là même avec lequel, sans trop te l’expliquer, tu aimes passer du temps. Discuter de tout, de rien, l’entendre râler et le taquiner un peu plus. Refaire le monde à coup de whisky et de clopes. Tu es comme ça, forte d’insouciance et de moments léger. C’est comme ça que tu aimes vivre, entourer de ceux vers qui ton instinct t’emmène, comme en cet instant précis.
Tu te gares devant chez lui après un léger dérapage contrôler. Grande gamine bien trop amoureuse de son jouet depuis plusieurs années. Ce petit bolide facilement repérable et pourtant, grandement appréciable. Tu en effleures d’ailleurs la peinture bleue métallique du bout des doigts, alors que tu te diriges vers la portière passager pour récupérer une bouteille de whisky spéciale, pour une occasion quelconque, mais un être hors norme. Edgar. Certains te balanceront sur le ton du reproche que tu n’as rien d’autre à faire que de le rejoindre un soir de semaine pour boire plus que de raison, tu leurs cracheras au visage que tu fais ce qui te chante. Que tu n’as pas de comptes à rendre. À personne à part ta seule conscience.

Retirant tes lunettes de soleil pour les balancer nonchalamment sur le siège de cuir de ta voiture, tu refermes la portière avant de remonter le petit chemin et les trois marches du perron qui te séparent de la porte d’entrée. Porte contre laquelle tu ne prends même pas la peine de frapper, pénétrant chez lui sans une once de gêne. « Edgar ! » Beugles-tu alors que tu fais quelques pas, envahissant son espace comme si tu en faisais partie intégrante. Tes pas, grâce à la semelle en bois de tes bottines amples, résonnent sur le plancher alors que tu t’avances, bouteille à la main et sac à l’épaule, observant ses babioles et quelques effets personnels disséminés. La décoration n’a jamais été la discipline phare du garde forestier et bien que tu connaisses cet endroit, sans aller jusqu’à dire par cœur, suffisamment bien, tu sembles le redécouvrir à chaque passage. Curieuse que tu es. « Ramènes toi ! J’ai une putain de bouteille de whisky que j’ai gagné à un pari, j’ai pensé à toi ! » Oui c’est vrai, c’est à lui que tu as pensé en premier lieu, lorsque tu as songé à la personne la plus adaptée pour déguster ce breuvage vieux de pas mal d’années. Un délice pour beaucoup. Mais tu n’es pas femme à conserver juste pour conserver. Sachant que tu peux mourir bien trop jeune, tu préfères largement profiter de tous les petits plaisirs de la vie, en bonne compagnie. Et ce soir, ton choix s’est porté sur un grincheux à la réputation de râleur professionnel, que tu affectionnes. Il y a quelque chose chez lui, qui te pousse à passer du temps en sa compagnie, sans que tu saches réellement pourquoi. Votre alcoolisme vous rapproche, mais ce n’est pas le fin mot de votre histoire.
Tu te diriges alors vers ce que tu sais être sa chambre, pour en découvrir la porte entrouverte légèrement, du bruit juste derrière. « J’m’en fout si t’es à poil, je rentre ! » Lâches-tu comme une évidence alors que déjà, tu pousses la porte pour faire un pas en avant et le découvrir sur son lit. « Me dit pas que tu faisais une sieste, t’as quoi ? Soixante balais ? » Déclares-tu la mine provoquante et le franc parler évident. Tu te jettes sur son lit sans demander ton reste, finissant à genoux à ses côtés, pour ensuite t’asseoir tranquillement, en tailleur. Tu brandis enfin la bouteille avec un air triomphant et un large sourire sur le visage. « Ta dammm ! » Conclus-tu, fièrement, en le laissant contempler ton trésor de la soirée.

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MessageSujet: Re: [hot] Sky full of stars {Edgar}   Lun 11 Sep - 23:59

Il est bien décidé, Edgar, à passer une petite éternité de plus seul. Il se dit qu'un peu plus ou un peu moins, ça ne changera rien au point où il en est. Le garde a emporté Beethoven dans son vieux 4x4 pour rouler sur les chemins de campagne et se perdre dans cette cabane où jamais personne ne vient le voir. Couché sur son lit, les pièces sentent une odeur de renfermé alors que les vitres reflètent une lumière mâchée par les saletés qui y sont collézs. Il a jamais vraiment été adepte du ménage et pour le peu qu'il y vient, l'ours, il sait qu'il a pas besoin de faire de grandes manières. C'est sa tanière à lui, l'endroit où il se perd lorsque la ville lui donne la nausée et que le simple fait d'imaginer des gens autour de lui dans des maisons similaires à la sienne l'oppresse. Il aime ça, le sauvage, vivre à des kilomètres du reste du monde, entendre seulement le chant des oiseaux et les bruits parfois flippants de la nature. Il a besoin de rien d'autre, Edgar. Pourtant, il peut entendre les pas du chien se faire entendre sur le plancher alors qu'une voiture se gare dans l'allée. Un soupir quitte les lèvres de l'homme qui ne bouge pas d'un cil lorsqu'on toque chez lui. Le molosse chouine, content d'entendre la gamine, de sentir sa présence. Mais Edgar, pas d'humeur à voir qui ce soit ne répond pas à ses appels et se remue lourdement sur son matelas. Son regard vide se pose sur le plafond alors que ses sourcils se froncent soudainement. C'est là que le visage d'Erika se dessine sous ses yeux. Et lui, il se sent pas capable de sourire ou d'être content. Non, lui, tout ce qu'il se dit ressemble à un espèce de 'merde, je vais encore devoir la supporter'. Son torse se redresse légèrement contre ses vieux coussins alors qu'il ne prend pas la peine d'enfiler un t shirt. Seulement vêtu d'un pantalon usé et kaki, Ed n'a même pas encore eu la foi de se changer.

Toujours aussi aimable, le garde attrape la bouteille de ses doigts usés et y jette un coup d'oeil. La seconde d'après, la bête balance un regard noir à la môme. Vire tes sales godasses de mon lit. Qu'il ordonne brusquement en ouvrant d'un geste lent le trésor qu'il tient entre ses mains pour le sentir. L'odeur qui s'en dégage lui met du baume au cœur parce qu'elle lui rappelle ces soirées d'oubli total à ne penser à rien d'autre que ça : vider ses verres un à un. Edgar pourrait se ressaisir, lui offrir un joli sourire, quitter son lit pour la ramener dans le salon et sortir de beaux verres mais à la place de ça, l'homme se contente de rester là, le regard toujours aussi froid et détaché de tout. A croire que son cœur est mort là-dessous, qu'il est capable de rien d'autre que ça : mépriser la terre entière. Tu peux partir retrouver des gamins de ton âge maintenant. Qu'il balance d'un ton sérieux alors qu'il prend une longue gorgée d'alcool à même la bouteille, sans essayer de se servir un verre, de faire ça dans les règles de l'art. Merci pour la bouteille, j'te rembourserais ça s'il faut. Edgar pose alors le whisky sur sa table de chevet, soulève légèrement son bassin pour plonger ses mains dans ses poches et attraper un briquet dans celle arrière. Là, il se cale une clope entre les lèvres et se la grille, décidé à rester enfermé dans sa bulle. Il a envie de voir Erika abandonner, retourner avec les autres. Les autres, ceux qui n'ont pas l'âme brisée au point de devoir picoler pour vivre, ceux qui n'ont pas le cœur déchiqueté, trouvant le bonheur uniquement dans le silence et la solitude, ceux dont la tête est tellement tiraillée que même jouir est devenu un rêve inatteignable.  Il a terriblement envie de se sentir seul et minable, Edgar, et rien que pour ça, il ne voudrait pas que cette môme vienne perturber son envie d'être complètement pathétique. Sa main tapote les draps pour inviter Beethoven à les rejoindre. La bête pose sa tête baveuse sur le torse de son maître alors que ses doigts se perdent dans sa fourrure. Et la scène qu'il offre à Erika n'est rien de plus que du Edgar tout craché au final.

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MessageSujet: Re: [hot] Sky full of stars {Edgar}   Mer 13 Sep - 15:35

Evidemment qu’Edgar est fidèle à lui même, à commencer par te balancer une réflexion avant même de te dire bonjour ou encore d’apprécier ton cadeau « Mais quel vieux grincheux putain, toujours aussi agréable, c’est dingue ! » Lâches-tu en levant les yeux au ciel avant de virer tes bottines pour les balancer sur le sol de bois sans te préoccuper de leur atterrissage. Tu es bien trop nonchalante pour ça et pour toi, tes fringues sont des fringues, rien d’irremplaçable, rien de trop précieux. Ton attention se reporte sur Edgar qui détaille ta bouteille du regard, avant de te balancer de retourner avec ceux de ton âge. « Désolé mais le bac à sable est loin derrière moi, j’vais nulle part » Balances-tu avant de t’installer à ses côtés, un peu plus confortablement, calant même un oreiller dans ton dos. Tu sors ton téléphone de la poche arrière de ton jean pour le balancer nonchalamment à côté de toi, avant de tourner la tête vers le quarantenaire qui s’envoi une gorgée de ta bouteille sans une once de gêne. « Genre tu crois que c’est que pour toi ? Tu m’as pris pour une pigeonne ? » Question rhétorique, puisque déjà, tu te redresses, finissant de nouveau sur les genoux avant de te pencher au dessus de lui pour récupérer la bouteille d’une main et la rapprocher de toi. Tu en prends une gorgée directement au goulot toi aussi, avant de pincer les lèvres, les léchant légèrement pour savourer le gout du liquide ambré qui brule agréablement ta gorge. « Plutôt pas mal, ça valait le coup de foutre la pâté à ces mecs, au billard » Tu esquisses un sourire avant t’asseoir légèrement sur le côté, appuyé sur une de tes mains. Le silence s’installe entre vous alors que tu observes le grincheux appeler Beethoven à vous rejoindre, tu gratifies toi aussi la bête de quelques caresses, avant que ce dernier s’approche un peu de toi pour en réclamer davantage. « Même ton chien m’incite à rester, si c’est pas beau » Lâches-tu en observant le chien, posant la bouteille rebouchée, entre vous, avant de saisir la bouille de l’animal entre tes mains pour déposer un baiser sur sa tête. Brave bête que tu adores.

Ne tenant pas en place, hyperactive que tu es tu t’agites un peu pour te pencher de ton côté du lit et saisir ton petit sac à main, pour fouiller à l’intérieur à la recherche de ton paquet de tabac et filtre. Récupérant le tout, tu t’assois en tailleur à côté des deux bêtes, comme si tu étais chez toi, et entames de rouler ta cigarette. Le filtre entre les lèvres, tu brises pourtant le silence. « C’est tout c’que tu racontes ? Moi qui te croyais bavard » Tu le charries, tu le taquine, parce que vous avez toujours fonctionné comme ça. Le vieux et la gamine. Bien sur que tu le sais assez renfermé sur lui même, coupé de pas mal de monde. Sauf de toi, et de ses potes les plus proches, aussi. Tu t’entêtes à venir le voir, simplement parce que, sans trop l’expliquer, tu apprécies sa compagnie. Tu apprécies vos petites piques et taquineries, comme vos discussions alcoolisées. Ayant parfois donné lieu à des scènes pour le moins comique. Pitoyable peut être, mais vous n’êtes guère du genre à avoir honte de vous même. Toi en tout cas, tu assumes tout, même les pires de tes erreurs. Tu imagines que tu vis ce que tu as à vivre, ni plus ni moins. Que tout arrive pour une raison. Même les évènements négatifs.
Allumant finalement ta cigarette, tu restes là, observant autour de vous, détaillant ensuite sa silhouette et son regard clair fixant le plafond. « Pourquoi t’es pas chez toi, d’ailleurs ? J’y ai fait un saut mais en t’y voyant pas, j’ai bien compris que t’étais aller te terrer dans ta caverne » Nouveau sourire en coin.

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MessageSujet: Re: [hot] Sky full of stars {Edgar}   Mer 13 Sep - 16:25

Erika, elle lui rappelle un peu sa jeunesse, quand il était con et insouciant. Déjà plus réservé mais pas assez blasé pour ne plus s'ouvrir aux autres. Maintenant, il est quoi ? Rien de plus qu'un vieux con incapable de passer au dessus de ses déceptions et de ses douleurs. Pourtant, il lui sourit un peu lorsqu'elle s'impose dans sa caverne parce qu'au fond de lui, certainement qu'il avait pas envie de la voir partir. C'est qu'ils ont passé quelques soirées ensemble à picoler et se marrer. Ça lui écorcherait la gueule de lui dire mais il l'aime bien, cette petite. Elle dégage un truc qui le calme, qui le fait un peu se sortir de sa coquille et penser à autre chose qu'à son boulot. Son boulot, c'est son armure, sa protection à lui, son camouflage, son alibi pour ne pas vivre. Parce qu'avec le temps, vivre est devenu une chose compliquée pour lui alors il se cache, dissimule tout derrière une mauvaise humeur qui lui colle à la peau. Au début, c'était simplement un masque puis c'est devenue une réalité, sa réalité. Erika, il a juste à la regarder pour comprendre qu'elle n'est pas de la même trempe, qu'elle brûle, s'embrase, s'embrase et s'embrase. Tout en elle est d'une beauté qui coupe le souffle à plus d'un, même aux hommes beaucoup trop vieux pour la regarder. Erika, briseuse de cœurs, étoile filante qui ne s'arrête jamais de traverser les gens pour ne laisser rien derrière elle. Quelque chose en Edgar se dit souvent qu'elle finira par partir pour voir autre chose parce que le monde est trop petit pour elle, que stagner reviendrait à lui faire perdre de son éclat et que ce jour là, certainement qu'il aura un pincement au cœur. Dans la poésie lugubre de ses pensées, le garde pose ses yeux fatigués sur son chien et hausse les épaules. Il préfère les femmes, c'est un mâle comme un autre, rien de bien étonnant au fond. Et même si Edgar n'est plus apte à finir au lit avec l'une d'entre elles, il apprécie les moments partagés avec ces créatures qui lui décollent encore quelques traces de désirs, un peu comme la fine couche de tapisserie qu'il reste toujours sur les murs lorsqu'on l'arrache.

Alors qu'il reprend la bouteille pour retrouver le goût du whisky et l'effet exquis qu'il peut avoir sur son corps, Edgar reprend la parole ; arraché violemment à son silence par une Erika plus en forme que jamais. Tu veux que je te raconte quoi ? J'ai bossé aujourd'hui et j'ai pas eu la foi de faire la route jusque chez moi. J'ai croisé un énorme renard et on est resté au moins deux minutes à se regarder droit dans les yeux avant qu'il parte. J'ai aussi trouvé un de ces foutus pièges que les braconniers ont posé pendant la nuit. La routine quoi. A part la nature, Edgar n'a rien d'autre pour lui et de ça, il s'en rend compte à peine maintenant, alors qu'il essaie de creuser en lui pour en dévoiler un peu plus à Erika. Mais dévoiler quoi ? Le vide, qu'il s'est fait lui-même, tout seul, comme un grand. Sa carcasse se redresse dans la chambre tandis qu'il s'approche du tourne disque pour mettre un de ses vinyles de Cash. La musique résonne alors doucement dans la chambre pour lui donner une allure moins glaciale. Edgar prend le temps de recracher la fumée de sa cigarette avant de retrouver sa place sur le lit qui grince sous son poids. Alors, t'as prévu d'aller à la chasse pour cette saison ? Qu'il demande, en la sachant proche de ce milieu là depuis une éternité. Que les autres pensent bien à mettre leur gilet fluo avec toi dans les parages. Tu serais capable de confondre Jerry avec un ours. Jerry, l'espèce de chasseur bedonnant qu'elle s'est déjà certainement tapée. Il t'aimerait de suite moins. Edgar sourit à cette phrase parce qu'il imagine ce type là en train de la reluquer une énième fois.

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MessageSujet: Re: [hot] Sky full of stars {Edgar}   Mer 13 Sep - 17:53

Tu expires une longue bouffée de fumée alors que tu l’écoutes avec fascination. Tu aimes sa connexion avec la nature, sa passion pour son job, même si en soit, il ne fait rien de foutrement glorieux, mais toi, ça te parle. A croire qu’il y a une dimension poétique dans la chose, qui fait écho à ton âme. Un sourire en coin se dessine sur tes lèvres alors que tu expires une nouvelle bouffée. « Duel de regards ? M’dit pas que le renard a gagné » Lâches-tu avec un sourire qui s’élargit alors que tu suis de tes prunelles claires son trajet, pour finalement fermer les yeux un instant en écoutant les premières notes de musique. « J’approuve pas vraiment tes choix en matière de déco, mais par contre en musique, j’valide totalement » Parce que la musique c’est un truc qui te prends aux tripes. Tu aimes chanter, jouer quelques morceaux, t’évader sur scène ou simplement sous ta douche alors que tu te laisses aller à la reprise d’une chanson quelconque. Les vieux morceaux de rock, plus ou moins connus, plus ou moins traditionnels, c’est ton truc. Tu bouges légèrement, comme de brefs mouvements de danses vers la gauche, la droite, rythmés par la musique. Calant ta cigarette entre tes doigts, tu calmes tes mouvements pour finalement boire une grande gorgée de whisky, sentant déjà les premiers effets d’euphorie de l’alcool. Légers, mais qui doucement, tu le sais, vont gagner en ampleur jusqu’à ce que tu éteignes totalement ta raison et ta conscience pour te laisser porter. C’est ça que tu aimes avec tes excès divers. Ce sont eux qui t’inspirent, qui te font voyager et rêver. Lorsque la notion de rationalité disparaît pour te laisser agir à l’instinct sous les effluves de l’alcool ou de l’herbe. Le tabac lui, n’est là que pour détendre un peu plus tes muscles. Un geste devenu habituel. Une routine maladive.

Tu lui tends de nouveau la bouteille à Edgar, parce que tu comptes bien en profiter avec lui, de ce petit cadeau. Il n’y a que lui pour apprécier à ce point le gout si particulier du whisky. Beaucoup s’indigneraient de vous voir descendre cette bouteille à même le goulot, sans en savourer pleinement les arômes. Mais vos palais sont suffisamment entrainés pour ça. Rôdés à la consommation d’alcool. Vous n’êtes pas en reste, ni l’un, ni l’autre. « J’y vais pas souvent, mais j’pense que j’y ferais un tour. Une sortie ou deux j’sais pas. Il y a au moins le repas de lancement annuel, la tradition tu sais bien » Un sourire en coin se dessine sur tes lèvres. Oui parce que Edgar, comme beaucoup dans cette ville, savent que la chasse, c’est toute la tradition de ta famille, directe comme élargie. Que ton père est le président de l’association. C’est tout ton monde depuis que tu es gamine. Un monde que tu n’as jamais rejeté. Trop famille. Trop proche des gens pour t’en éloigner vraiment. Tu es fière de tes racines et de ceux t’ayant élevé. Tu ne t’es jamais présumé meilleure. Juste différente, sur certains aspects.
Tu ris de la nouvelle réplique du quarantenaire. « M’en parle pas, ce vieux pervers ne mériterais pas mieux qu’une balle dans le cul, j’te le dis, ça calmerait ses ardeurs » Tu ris de nouveau, légère et amusée. Mais en vérité, Jerry, tu as bien remarqué son petit jeu, ses regards appuyés, ses attitudes un peu trop tactiles, parfois. Vous n’êtes pas beaucoup de femmes dans ce milieu de chasse, mise à part les épouses et compagnes des uns et des autres et au delà de ça, ta réputation n’est plus à faire. Tu n’es pas considéré comme une pauvre fille ou une catin, mais on te sait papillonnante, même avec ceux ayant deux fois ton âge. « M’enfin après t’inquiète pas, papa fait gaffe à toutes ces mesures là, il a pas envie d’être emmerdé. Puis j’ai toujours fais gaffe, j’me tiendrais juste loin de Jerry » Tu souris en coin de nouveau, avant de récupérer la bouteille pour t’en enfiler une nouvelle gorgée, reposant ensuite la bouteille entre vous. Tu te penches de nouveau au dessus d’Edgar, sans une once de gêne, pour écraser le mégot de ta cigarette dans le cendrier sur sa table de chevet, avant de t’installer de nouveau à coté de lui, le dos calé par un oreiller. « Tu devrais venir au repas de lancement de la chasse cette année, tu serais genre mon invité, j’crois qu’on a droit à un plus un » Tu ris légèrement à voir son air perplexe. « Tu pourras engueuler tous les chasseurs qui ne respectent pas les consignes de sécurité comme ça, avoue, j’sais que ça te fait fantasmer de tous leur gueuler dessus » Tu ris de nouveau, la bonne humeur contagieuse, toujours.

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MessageSujet: Re: [hot] Sky full of stars {Edgar}   Mer 13 Sep - 18:32

Il se sent pas à la page quand il est avec Erika. Fin d'habitude, déjà, Edgar est du genre à se trouver complètement périmé mais avec cette môme c'est encore pire. Le temps qu'il prononce une phrase, elle, a eu le temps de lui raconter ses journées détaillées des trois derniers mois. Son hyperactivité lui donne un peu le tournis parfois (à moins que ce ne soit le whisky qu'il boit comme du jus d'orange cette fois). Tout en l'écoutant, l'aîné tourne discrètement la tête pour écraser sa clope sur le cendrier de sa table de chevet. Beethoven, mort de chaud, se redresse et quitte le lit à son tour pour aller boire un coup dans la cuisine. On peut entendre sa grosse langue taper l'eau dans toute la cabane et son corps s'échouer sur le parquet violemment, poids mort qu'il peut être parfois. Edgar fait la grimace lorsque la môme lui parle du repas de chasse. Il fait sa tête des mauvais jours, pas vraiment motivé et redresse un sourcil. J'ai pas envie de perdre toute ma crédibilité de garde en me rendant au repas de chasse avec une gamine. Qu'il siffle, sans méchanceté au fond, seulement la vérité qu'il donne comme il la voit. Parce qu'il connaît les chasseurs du coin, que ce sont tous des espèces de machos qui ont déjà tendance à le dénigrer à cause des rumeurs sur son impuissance. Se ramener avec Erika et presque la moitié de son âge foutrait en l'air le peu de respect qu'ils pourraient avoir à son encontre. Puis en dehors de deux ou trois j'peux en saquer aucun. Ok, y a de quoi picoler mais vaut mieux se bourrer la gueule seul que mal accompagné comme dirait l'autre. T'crois pas ? Il lui demande en sachant qu'elle ne sera pas de son côté parce que c'est ce qui les définit depuis le tout début : leurs avis toujours différents.

Il ramène une nouvelle fois le goulot à ses lèvres, sentant déjà son esprit s'embrumer et ses résistances se dissoudre doucement. Edgar sourit un peu plus et ses yeux brillent à nouveau. Tout cela n'est qu'artifice mais cette sensation là le grise un peu plus à chaque fois. Et alors qu'Erika continue de le convaincre de l'accompagner, son regard dégringole instinctivement sur sa poitrine lorsque celle-ci se penche au dessus de lui. Il se retrouve tellement con qu'il en garde la bouche ouverte quelques secondes. Ses pupilles restent plantées sur les seins qu'il peut voir alors que sa chemise trop grande flotte dans l'air. A le voir comme ça, on pourrait croire qu'Edgar n'en a jamais vu. La vérité, c'est qu'il pensait pas que la gamine pouvait en avoir, elle, toujours écrasée sous une tonne de vêtements dégueulasses et informes. Il s'était jamais mis en tête que là dessous pouvait se trouver un corps de femme. Un corps de femme séduisant. Edgar est plus du genre à voir Erika comme un de ses potes et la vue le perturbe un instant. Un instant, oui, parce que le naturel revient au galop. Le garde s'enfile une nouvelle gorgée et pointe du doigt son torse. On t'a jamais dit qu'il fallait mettre un soutien-gorge ? Tu sais, cette invention magique que les hommes n'arrivent jamais à dégrafer une fois qu'ils sont prêts à vous sauter. Son état d'ébriété le pousse un peu à parler de sexe avec Erika. Non pas qu'il soit coincé, Edgar, mais disons qu'il a quelques complexes ces derniers temps. Si à vingt piges on lui avait dit qu'il lui faudrait attendre d'avoir quarante ans pour complexer, certainement qu'il aurait cherché à prendre d'autres chemins, à fuir quelques obstacles pour garder sa fierté intacte. Enfin, désolé, on disait quoi déjà ? Edgar se reprend de cet instant d'égarement pour ramener son regard dans le sien et lui tendre la bouteille pour qu'elle puisse à son tour en profiter. Le vieux remet alors en place ses coussins pour se redresser légèrement. Sa main se pose sur son torse nu alors qu'il caresse du bout des doigts la ligne de poils sous son nombril. J'ai déjà un coup de barre tu le crois possible, ça ? Il sourit alors en baillant à s'en décrocher la mémoire. Ses yeux rougis par la fatigue et les premiers effets de l'alcool s'humidifient un peu alors qu'il continue de la fixer, persuadé qu'elle ne le laissera pas dormir si tôt.

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MessageSujet: Re: [hot] Sky full of stars {Edgar}   Mer 13 Sep - 19:00

Tu aurais dû t’y attendre, à la réflexion d’Egdar. A son habituelle asocialité, simplement parce que se mêler aux autres, ça n’a jamais trop été son truc. En tout cas depuis que tu le connais. Tu lèves les yeux au ciel de ses remarques, simplement parce que tu as osé songer que peut être, il accepterait et que vous pourrez partager ce moment. Tu ne sais même pas pourquoi cette idée t’as séduite. Peut être parce que contrairement à beaucoup, il est apte à comprendre ce monde là. A s’y acclimater.  A s’y sentir presque bien. Mais non c’est peine perdue, et tu soupires avant de tirer de nouveau sur ta cigarette, pour ensuite te pencher et l’éteindre. Tu t’apprêtes à renchérir sur le repas de chasse lorsqu’il balance sa réflexion sur ta poitrine, devant laquelle tu écarquilles grands les yeux, de surprise. Fronçant ensuite les sourcils pour comprendre, tu fais rapidement le lien avec le fait de t’être penché au dessus de lui. Fringuée souvent large et plus ou moins n’importe comment, tu n’as même pas réalisé qu’en agissant ainsi, tu pourrais lui offrir la vue d’une partie de ton anatomie. « Au moins maintenant tu sais que j’suis pas juste une gamine, espèce de pervers » Tu as un sourire en coin, avant de prendre une nouvelle gorgée de la bouteille qu’il te tend. Tu n’aimes pas qu’il te traite de gamine même si tu sais que cela fait partie du personnage. Certes tu n’y accordes pas grande importance, mais tout de même. De toute manière, dés qu’il ose se montrer impertinent, tu l’es tout autant que lui, répliquant à chacune de ses piques. « Et les soutiens gorge c’est surfait, même si j’en porte parfois, au moins là comme ça, ça fait gagner du temps, tu n’crois pas ? » Tu as un petit sourire provoquant sur les lèvres. Tu entres dans un autre type de jeu, bien que restant à distance. L’alcool commence à cogner contre ton crâne, alors que pourtant, tu martèles ton organisme d’une nouvelle gorgée.

La légèreté t’envahi encore davantage, tandis que t’approches. « Soit pas désolé » Tu t’immobilises un peu plus près de lui, sur les genoux. Les rumeurs le concernant, tu les as entendu. Sa soit disant impuissance dont tu n’as jamais su le fin mot. Est-ce vrai, ou non ? Tu vois là une possibilité de confirmer ou démentir les non dits du coin. Faut croire que dans ce genre de petite ville, les gens sont plus enclin aux sales rumeurs. Il faut bien s’occuper et quoi de plus facile que de raconter des saloperies sur les uns et les autres. « On va voit si t’es aussi mou que ça, en parlant de barre » Aucune putain de finesse, alors que déjà, tu déboutonnes ta chemise pour dévoiler sans aucune gêne ta poitrine. Gardant toute fois le tissu, tu l’écartes un peu plus, dévoilant une partie de ta nudité.  Ta poitrine ferme, haute, bien dessinée. L’exemple même de ta jeunesse, tandis que tu viens t’installer sur ses genoux, une main glissant sur son épaule jusqu’à sa nuque. A la base de ses cheveux. Tu installes une certaine tension sexuelle entre vous, sans pour autant chercher à l’embrasser, à passer la vitesse supérieure. Son regard se perd sur ta peau et tu souris en coin. « J’suis encore qu’une gamine à tes yeux ? Une gamine qui te ferait honte à un putain de repas de chasse ? » Question plus ou moins rhétorique, comme si tu as quelque chose à prouver. Ta main libre vient chercher la sienne que tu places sur un de tes seins, frémissant sous le contact frais. Froid. T’as cet air provoquant sur le visage. Celui là même qui te colle tant à la peau. Que tu arbores dans bien des situations. Edgar, tu l’apprécies. Edgar est bel homme, derrière son côté ermite, mais toi, tu préfères te cacher derrière les piques et les conversation d’alcoolique. Parce qu’Edgar est au delà de la simple relation charnelle éphémère, mourant le lendemain. « Alors sors de ta grotte et viens à ce repas, au pire on arrive pas ensembles, mais j’suis sure que tu passeras un bon moment, arrête de faire chier » Comme un peu de normalité dans un moment qui ne l’est absolument pas. Toi, Erika, déstabilisante et déroutante, en toute situation. Tu en as même oublié de réaliser si ça lui fait l'effet escompté ou non, ton petit jeu à la con, complètement inapproprié.

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MessageSujet: Re: [hot] Sky full of stars {Edgar}   Mer 13 Sep - 20:12

Erika entre sur un terrain glissant qu'elle risque de ne pas maîtriser tout simplement parce qu'Edgar lui-même ne le maîtrise pas. Le jeu de séduction grossier qu'elle entame déclenche chez lui un espèce de mélange de honte et de fureur même s'il n'en dit rien, qu'il reste de marbre. Il la laisse venir sur lui, envahir son espace personnel et son regard n'hésite pas à profiter de la vue. Et lorsqu'il voit ses seins, l'homme ne peut s'empêcher de les dévorer des yeux parce qu'il reste malgré tout un être un humain avec des besoins et des désirs. Erika est une fille jolie, bien évidemment et puis elle dégage quelque chose d'unique qui l'aurait fait flancher s'il avait été plus jeune ou s'il l'avait simplement rencontré dans d'autres circonstances. Parce qu'aujourd'hui, Ed n'est rien de plus qu'un homme fatigué dont les gestes sont lents et lourds, dont la libido est détruite sous prétexte de quelques échecs. Il sait, qu'il est pas dans les standards, qu'il est plus long à réagir que les autres hommes une fois sous les draps et c'est pour ça qu'il y arrive plus aujourd'hui. Il s'est mis des chaînes, il s'est foutu la pression au point de ne plus savoir respirer correctement une fois que le moment fatidique arrive. A trop vouloir être comme tout le monde il est devenu personne. Edgar s'en veut parfois, se dit qu'il ferait mieux de se calmer, de cesser de penser aux autres mais ensuite il culpabilise. Il culpabilise parce qu'il s'en veut de ne pas être à la hauteur, de ne pas être aussi réceptif qu'il ne le voudrait. Son cœur se serre alors qu'il pose ses larges mains sur les hanches d'Erika pour profiter encore un peu de ce moment privilégié à ses côtés. Il entend la gamine parler des rumeurs, se foutre un peu de sa gueule mais Edgar ne lui en porte pas rigueur parce qu'elle est plus jeune, qu'il aurait été le premier à se moquer de ce genre de choses stupides.

Elle passe un cap Erika lorsque sa main attrape la sienne pour la poser sur la sienne. Un soupir quitte ses lèvres à ses questions pleines de provocations. Tu me ferais pas honte, déforme pas tout ce que je dis, t'as très bien compris. Qu'il balance d'un ton fatigué, limite un murmure alors que ses doigts pressent son sein et que son autre main vient faire de même. Son visage s'approche de son torse pour déposer un baiser sur sa clavicule gauche et descendre jusqu'à sa poitrine pour y glisser son visage dans un souffle brûlant. Edgar sent bien que quelque chose remue en lui mais pas suffisamment fort pour lui donner la moindre tension dans le slip. Et alors que l'agacement le reprend soudainement, ses sourcils se froncent tandis qu'il laisse sa tête revenir contre ses coussins. Ses mains quittent ses seins pour descendre sur sa taille. Okay, t'as gagné je viendrais. Contente ? Il a le ton agacé parce qu'il s'en veut silencieusement d'avoir cédé une nouvelle fois à ses caprices. Enfin, il reprend la bouteille de whisky pour se concentrer sur autre chose, l'oublier un peu ; elle et son corps encore si jeune et désirable. Je pourrais être ton père Erika. Il se cherche une excuse pour la rejeter, la dénigrer au lieu de se dénigrer lui-même, de se jeter la faute sur lui. Si ça excite les vieux dégueulasses du coin bah écoute, tant mieux pour toi. Mais oublie avec moi. Edgar se fait plus menaçant et sévère sur ses derniers mots pour essayer d'avoir la moindre autorité sur cette tornade. Si ça peut te rassurer, je suis comblé de ce côté là mais merci de t'en soucier. Énième mensonge de sa part. Bien sûr qu'il voit des femmes, que certaines lui plaisent plus que d'autres mais rien ne va jamais bien loin parce qu'une fois dans la chambre nuptiale, l'homme fuit. C'est ce qu'il aime le plus : fuir. Cash tourne encore en fond sonore et ses pupilles s'attachent à celles d'Erika, c'est là qu'il ressent une certaine énergie en lui ; il se fait aussi insolent qu'elle. Là, sa main claque brusquement sur la fesse de la gamine. Pousse-toi de là maintenant. Qu'il lui ordonne, prêt à reprendre le dessus, à pas la laisser avoir tous les droits sur lui.

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MessageSujet: Re: [hot] Sky full of stars {Edgar}   Mer 13 Sep - 21:50

Bien sur que tu joues sur les mots, bien sur que tu provoques, parce que tu aimes ça. Tu as toujours aimé ça. Et avec Edgar, il faut croire que vous êtes les rois pour ce genre de choses. La température grimpe d’un cran alors que tu te lances dans ce petit jeu, que tu frémis sous son contact, tout en ne cherchant pas à aller plus loin. D’ordinaire, tu t’enflammerais comme un début de brasier, pour ne te laisser aucune limite. Juste une passion ravageuse. Mais pas ce soir, pas avec lui, pas comme ça. Avec Edgar tout est différent. Avec Edgar, tout prend une autre dimension, sans trop expliquer pour quoi. Mais tu es une artiste qui fonctionne à l’instinct, qui fonctionne au ressenti. Et ces sensations là, tu les écoutes. Elles te guident, à chaque instant, celui là compris. Tu fermes les yeux sous ses baisers, sous son souffle brulant qui vient s’échouer sur sa peau. Sur toute cette dimension érotique qui s’installe entre vous, avec pourtant une certaine retenue, presque une once de chasteté. Tu laisses échapper un léger soupir d’extase avant de rouvrir les yeux et de revenir à la réalité à ses mots. « Très contente » Lâches-tu en guise de réponse, accrochant un sourire triomphant à tes lèvres, alors que tes mains sont venues se caler sur son torse que tu effleures de tes doigts. Tu restes là, un instant, l’observant boire une gorgée de whisky avant de prendre la bouteille pour faire de même. Avalant rapidement ta gorgée pour lui répondre, tu réprimes une légère grimace avant de t’exprimer « Arrête de dire de la merde, tu m’aurais eu beaucoup trop jeune si t’étais mon père » Et tu sais, que tu as raison. Qu’il se cherchent des excuses pour rester le sale ermite qu’il est depuis bien longtemps. Tu commences à cerner le personnage, au fil du temps qui passe, qui défile, parfois trop vite.

Sa nouvelle phrase par contre, ne te plait guère, alors tu fronces les sourcils à ton tour. « Ah parce que t’es pas un vieux dégueulasse toi ? » Lâches-tu avec impertinence, le défiant d’un regard pétillant de provocation, avant de rire « J’rigole ! » Tu ne relève pas le fait de l’oublier, le fait de te calmer. Tu sauras être correcte même si parfois, tu te laisses envahir par une pulsion, une envie du moment, guider par tu ne sais quoi. Certainement les méandres compliqués de ton esprit d’artiste. Trop sujette à l’inspiration. Il balance qu’il est comblé de ce côté là, l’ermite, mais avec tout ce que tu sais de lui, tout ce que tu as entendu, tu tends à ne pas le croire. À savoir que c’est faux et qu’il te ment pour ne pas perdre la face, certainement. Toi et ton corps qui s’oublie trop souvent. Au gré du vent et de tes coups de cœur trop rapides, intenses et pourtant vite oubliés. Les pages qui se tournent avec une aisance déconcertante. Tu vis d’expérience, papillonnante. Vos regards se croisent et s’accrochent, alors que tu ne bouges plus, que lui non plus. Il se passe quelque chose d’électrique, de grisant. Il règne une énergie particulière dans l’air, si bien, que tout ton être peut la capter. Sa claque sur ta fesse te ramène à la réalité alors que tu souris en coin « Si t’insiste, le vieux » Lâches-tu avec désinvolture avant de te glisser sur le côté pour venir ensuite reboutonner ta chemise, du moins en partie, avant de récupérer la bouteille pour en boire une nouvelle gorgée. Nouvelle grimace pourtant agréable. « C’est vraiment une tuerie ce whisky putain » Lâches-tu avec un « damn » sonore, réalisant à haute voix la qualité de ton breuvage. Tu lui souris un peu bêtement à Edgar, avec l’alcool qui monte et la légèreté qui grimpe. Tu t’abandonnes à des pulsions idiotes, mais dont tu aimes trop l’euphorie. « T’es conscients que j’vais crécher sur ton canapé ce soir hein ? Parce qu’après c’te bouteille, j’voudrais pas me foutre dans un arbre avec la bagnole » Désinvolte, nonchalante, mais certainement pas irresponsable au point de risquer ta peau en reprenant le volant. Tu sais qu’avec tes problèmes cardiaques, ta vie ne tient déjà qu’à un fil et que gâcher ton existence par un bête accident de la route, serait un foutu gâchis. « Beethoven me tiendra compagnie, soit pas jaloux surtout » Renchéris-tu en haussant les sourcils, avant de rire. Un rire idiot, simplement guidé par l’alcool qui te monte à la tête. Par cette énième gorgée que tu prends avant de te laisser tomber en arrière sur le lit, les jambes sur celles d’Edgar. Tu te mets à l’aise sans trop faire attention. Perdue au dans un moment hors du temps.

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MessageSujet: Re: [hot] Sky full of stars {Edgar}   Mer 13 Sep - 22:35

Maintenant que l'adrénaline s'évade, Edgar sent la fatigue lui tomber dessus comme une pierre dans de l'eau. Elle coule, elle coule, tout au fond de son âme. Elle fait son chemin dans son corps, laissant rien au hasard ; son cœur, son cerveau mais aussi chacun de ses muscles. Le whisky s'en mêle et l'assomme en un rien de temps. Sa vue floutée se pose sur le visage de la môme qui continue de se marrer malgré la barrière qu'Edgar vient de lui mettre. Alors, sans trop savoir pourquoi, Ed se met aussi à rire, enchaînant sur elle, marchant sur le même fil délicat de la légèreté. Il a jamais été très bon funambule et une part de lui sait qu'il pourrait tomber à tout moment dans le bain de ses vieux démons qui lui collent à la peau. Ils sont peut-être pas loin de la retraite mais toujours aussi tenaces. Et chaque jour, chacun d'entre eux attendent leur pitance. Edgar, l'aide soignant de son enfer personnel. On m'a jamais dit que j'étais un vieux dégueulasse. Il baragouine un peu, mâche ses mots au fil des minutes qui passent alors qu'il est doucement mis à terre par l'alcool. Juste un vieux con. Qu'il se marre tout seul en imaginant le regard des voisins sur lui. Le monde est scindé en deux parties bien distinctes quand il s'agit du garde forestier. Il y aura ceux qui vous diront que c'est un homme solide dont la vie a parfois submergé sa conscience et d'autres vous diront tout simplement qu'il ne vaut rien, qu'une porte de prison serait plus aimable que lui. Aujourd'hui, il se sent flotté dans un monde où les jugements n'existent plus et c'est ce qui lui fait tant de bien sur le moment, en dehors du fait qu'il s'est encore une fois bridé au point de ne pas pouvoir profiter d'un énième moment charnel. La peau d'Erika, il en porte encore le goût sur les lèvres, le whisky n'a pas réussit à lui enlever ça -pas encore.

La tête toujours enfoncée dans les coussins, il la laisse s'installer dans le lit en fronçant les sourcils. Mon canapé ? Ah oui, j'ai un canapé, c'est vrai. Qu'il balance, d'une voix détachée et amochée par l'alcool. Ses pupilles détaillent les traits de son visage un instant alors qu'il finit par se redresser pour quitter à son tour le lit. Malgré sa carrure et son accoutumance à l'alcool, Edgar se rend compte qu'il est peut-être allé trop loin avec ce whisky mais qu'importe. Son corps se penche au dessus du lit pour attraper la môme qui pèse un poids plumes. Allez princesse, 'vais te conduire jusqu'à ton lit. Et alors qu'il formule difficilement cette phrase, Edgar parvient à la soulever et la porter telle une princesse. Tes bras autour de mon cou. Pendant la courte marche jusqu'au minuscule salon, le garde laisse ses yeux vaciller entre les pièces et le regard d'Erika. Ce n'est qu'une fois arrivé à destination qu'il se penche à nouveau pour l'allonger tout en se cassant violemment la figure sur elle. Son corps s'échoue lourdement sur la môme alors qu'il ronchonne encore une fois. Ça, l'alcool ne pourra jamais le détruire. Tain mais tu pèses une tonne. Faut y aller molo sur les gâteaux d'apéro. Beethoven redresse la tête un instant et les regarde, un peu dubitatif. Edgar tourne délicatement la tête vers lui en éclatant de rire la seconde d'après. Sa tête s'enfouit dans le cou d'Erika pour étouffer son rire et reprendre un peu ses esprits. J'te préviens, je ronfle. Toujours aussi classe, le Edgar. Mais la drague, ça a jamais vraiment été son fort finalement, de base. Alors là, c'est encore pire, parce qu'entre la gamine et lui, la gêne n'a jamais existé et n'existera certainement jamais. A force de se comporter comme de vieux potes, ils le sont réellement devenus. Et tandis que de l'autre côté des murs, un lit tout entier attend Edgar, l'homme sent que son corps est en train de flancher, que ses paupières lourdes l'empêchent de réfléchir correctement. Finalement, les chances sont nombreuses pour qu'ils passent une partie de la nuit sur un minuscule canapé inconfortable alors qu'un matelas deux personnes est disponible.
L'alcool rend toujours tout plus beau et heureusement pour Edgar parce qu'Erika serait bien déçue de savoir qu'elle est sur le point de passer la nuit avec un vieux alcoolo même pas foutu de se raser.

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