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 On croit conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène. (Bonnie & Clyde)

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MessageSujet: On croit conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène. (Bonnie & Clyde)   Ven 22 Sep - 0:01


On croit conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène. (Bonnie & Clyde)
Are you ready?! This place inside my mind, a place I like to hide. You don't know the chances. What if I should die?! A place inside my brain, another kind of pain. Another place I find to escape the pain inside. You don't know the chances. To burn, to burn, to burn inside! Live a life that seems to be a lost reality that can never find a way to reach my inner self. I stay alone. How deep can I go in the ground that I lay? If I don't find a way to seek through the gray that clouds my mind. This time I look to see what's between the lines. I can see, I can see, I'm going blind...  ► Korn - Blind

Depuis quelques jours, j’ai réintégré le groupe que je m’étais pourtant juré de ne jamais retrouver. Comme quoi, dans la vie, y’a que les cons qui ne changent pas d’avis. Enfin, pas sur tous les sujets, cela dit, parce que je peux vous garantir que je n’ai pas changé d’avis quant à ma résolution de me contenter de relations « pro » avec Bonnie. Ca vaut mieux, pour le groupe, comme pour elle, pour moi, ou pour nous, même. Ca foutrait tout en l’air. Et on peut pas se le permettre, pas cette fois. Ca détruirait tout, cette fois. Mon amitié avec Eliot n’y survivrait pas, j’en suis sûr et certain ! Je ne parle même pas de mon amitié avec Lucius, car elle, elle périrait, c’est indéniable ça ! Déjà que je me demande comment Eliot a bien pu faire pour ne pas vouloir me casser la gueule, plus encore en sachant que j’ai foutu sa sœur enceinte, à l’époque… Et Lucius, bah, Bonnie est sa meilleure pote, donc, forcément, si ça venait à mal finir, il la choisirait. Et je me retrouverais comme un gros con. Autant éviter. Eliot est bien la seule personne que je ne peux pas me permettre de perdre !

Mes sorties sont un peu plus fréquentes qu’auparavant. Me voilant la face, j’prétends que c’est surtout un moyen pour moi de décompresser, après les répètes, ou des journées de boulot trop chiantes. Ou juste pour essayer de me changer les idées, car renouer ainsi avec son passé, c’est loin d’être la chose la plus simple à faire ! Et non, n’allez surtout pas imaginer que c’est en lien avec le fait que Bonnie fasse de nouveau partie, dans une certaine mesure, de ma vie. Ca ne m’affecte pas plus que nécessaire, voyons ! J’ai juste besoin de prendre l’air. Voilà tout ! Me changer les idées, entre ces répètes durant lesquelles j'ai parfois l'impression d'étouffer, ce répertoire, que je ne connais pas forcément, et les élans de ressentiments que j'éprouve parfois, quand ils se font des private jokes que je ne peux comprendre, ayant été absent de longues années durant !

Ce soir, j’ai réussi à traîner Eliot avec moi pour une soirée de folie. Manque de chance, il a fini par me faire faux bond, pour aller retrouver sa blonde. J’aime bien Alexanne, mais j’ai parfois l’impression qu’elle me « vole » mon pote. Bon, après, je ne m’en plains pas outre mesure : au moins, on continue encore à se voir régulièrement, ce qui n’aurait pas été le cas, si Lexa avait été une casse-couille de première, interdisant à son mec de sortir sans elle ! Total : j’ai passé une partie de la soirée seul. Enfin, seul, je ne le suis pas resté bien longtemps. J’ai rapidement mis mes talents de Don Juan en marche, pour me trouver une nana. Après en avoir trouvé une qui paraisse avoir un minimum de cerveau, et avoir bu quelques verres en sa compagnie, j’ai le plaisir de l’entendre m’inviter à aller chez elle. C’est souvent chez elles que ça se passe. J’invite rarement des nanas chez moi. Même si Eliot ne s’en offusquerait pas plus que nécessaire ! Il se trouve que mon espace vital est quelque chose que je tiens à préserver, n’y invitant que de rares personnes.

J’ai le sourire aux lèvres, alors que nous commençons à prendre la direction de son appart’. Mais voilà qu’à peine avons-nous fait quelques pas en dehors du bar, un haut-le-cœur s’invite du côté de ma proie, et lui fait rendre tout ce qu’elle but, et sans doute mangé, ces dernières heures. Et merde, c’est bien ma veine, ça : draguer une nana pas fichue de tenir 3-4 verres d’alcool. Se tenant contre le mur, comme si cela allait l’aider à aller mieux, elle dégueule, pire que dans un film d’horreur. Je pousse un soupir, bien blasé, en levant les yeux au ciel. Voilà qui est loin d’être glamour. Prenant une distance raisonnable (nulle envie d’avoir des résidus de ce que contenait son estomac !), je m’adosse contre le mur. J’extirpe de ma poche une clope et un briquet. Mettant ma main gauche de façon à couper le vent nocturne, j’allume ma cigarette. Bien entendu, ça ne plaît pas à ma conquête, qui peste, de me voir tirer une latte, au lieu de me soucier d’elle. « Navré ma belle, mais si tu voulais un enfoiré qui jouerait le prince charmant avec toi juste pour te sauter, t’as pas choisis le bon connard ! ». J’ai pourtant été clair avec elle, dans le bar, non ? Je lui ai pas joué le grand jeu. Je ne l’ai joué à personne, de toute façon, ce grand jeu. Je suis un salop. Je le suis même resté, les rares fois où j’ai été en couple. Ou du moins, dans une relation pouvant s’y apparenter. Et oui, je suis Clyde, après tout, je me casse pas non plus en 3 secondes avec la 1ère pouffiasse croisée ! J’ai jamais voulu être en couple. Et je crois que j’ai été dégoûté de cette perspective, il y a des années de cela. On remercie Bonnie, pour ça ! D’ailleurs, en parlant du loup, ou plutôt, de la louve, on voit débarquer l’animal, hein… Un nouveau soupir m’échappe, bien plus fort que précédemment, alors que je vois Bonnie s’approcher de nous. Je sais pas trop d’où elle vient, si elle vient de la rue, ou du bistrot, mais elle est là, et c’est bien tout ce qui compte : c’est chiant pour moi ! « Tu veux rejoindre le club des gerbeuses toi aussi ? », demandé-je, railleur. Charmant. Oui. Comme d’habitude ! Je vais passer sur le fait que je ne cesse de m’interroger non pas pour savoir d’où elle vient, mais si elle est seule ou non. Après tout, je m’en fous, elle fait ce qu’elle veut de sa vie. Tant qu’elle roule pas des pelles au 1er fils de pute venu, devant moi, ça me va. Et oui, arrêtez : elle peut faire ce qu’elle veut, tant que c’est hors de mon champ de vision.

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MessageSujet: Re: On croit conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène. (Bonnie & Clyde)   Ven 22 Sep - 18:24

On croit conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.
bonnie & clyde

Cela fait maintenant à peu près une heure que je ma balade dans Oro Valley, bouteille de rhum à la main (j'aime beaucoup trop le rhum, on m'a déjà surnommé le pirate plus d'une fois), toute seule mais sans vraiment être seule vu que je m'arrête tous les 300 mètres pour parler à n'importe qui dans la rue. Oui, il faut le dire, je suis complètement saoule, mais dans le bon sens du terme, je ris avec des groupes de gens, je leur transmets ma joie de vivre. Joie de vivre pour une raison particulière ? Non pas spécialement, mais à vrai dire, le samedi soir à Oro Valley, tout le monde est dans le même état que moi, et ça facilite l'échange et la communication. Je dois être sûrement heureuse que tout se passe à peu près bien dans ma vie, ça faisait plusieurs mois maintenant que je me tannais à trouver un putain de guitariste, mais maintenant il est enfin là. Il était en fait juste sous mes yeux depuis le début, mais même si ça m'avait traversé l'esprit, je pensais que c'était inimaginable. Finalement, je trouve qu'on s'en sort plutôt pas mal depuis qu'il est là, et c'est pas si difficile que ça si .. ? Bon ok, je ne suis pas encore sortie en soirée avec lui, et c'est mieux comme ça, parce que je sais que c'est dans ces moments là que tout dérape. Que voulez-vous, l'alcool désinhibe et délie les langues... Quoi qu'il en soit, c'est une très bonne idée qu'il soit revenu, et dire que j'ai failli passer à côté de ça, ça aurait été encore une grosse erreur. Merci à Eliot, mon amour et bâtard de frère. Je devrais peut-être l'écouter plus souvent, tiens.

Mais pour en revenir à ma soirée, je n'étais pas toute seule au début, j'étais pas des copains et puis... et puis j'en sais rien moi. On s'est dissipé, c'est des choses qui arrivent, enfin, je me suis dissipée surtout. Mais moi je ne tiens pas en place, ça faisait quatre heures qu'on était dans ce même putain de bar, alors je leur ai dis que j'allais faire un tour dehors. Ils me connaissent bien, encore plus quand je suis bourrée alors ils ne m'ont pas retenu. J'ai dû piquer cette bouteille de rhum entamée à quelqu'un, et me voilà entrain de déambuler dans les rues. Je passe devant ce fameux pub que je connais plus que mes poches maintenant, et avec grande surprise, je vois une nana entrain d'étaler son menu du soir par terre avec grande classe. Mais encore, ce n'est pas le plus drôle. Je tourne légèrement le regard, et vois Clyde adossé contre un mur, entrain de fumer et l'air excédé. Je vois qu'il s'adresse à la jeune fille, et je ne peux pas m'empêcher d'exploser de rire. Clyde a loupé son coche, quel dommage, apparemment elle a plus envie de régurgiter que d'avaler quoi que ce soit ce soir. « Tu veux rejoindre le club des gerbeuses toi aussi ? » Il m'aperçoit, en même temps pas difficile vu comment je suis encore entrain de pouffer de rire. Quoi, c'est pas méchant, c'est juste que je connais Clyde par coeur et je sais qu'il doit être super frustré à l'heure actuelle. Et oui, je trouve que c'est hilarant. Si ça avait été Lucius ou Eliot, ça aurait pareil, je pense. « Non merci, personnellement j'ai encore la pêche. » Je calme mon fou rire et tend ma bouteille dans le vide en guise de trinque et boit une gorgée. Je contourne la fille et m'approche de Clyde. « C'est dommage dis moi, elle a l'air sympa. Comment elle s'appelle ? Oh attend, bien-sûr que t'en sais rien. » Je lui donne la bouteille, et m'approche tout près de son oreille pour lui chuchoter « Et t'en sais rien, parce que t'en as rien à foutre n'est ce pas ? » Je me recule légèrement et souris de toutes mes dents, trouvant la situation plutôt cocasse. En voyant la fille ne pouvant plus tenir debout, et s'asseoir par terre comme si elle avait couru un marathon (c'est méchant de se moquer, j'ai été dans cet état là un bon nombre de fois aussi), une idée me vient en tête. Je hausse la voix, comme si je faisais un grand discours. « Alors ce que je te propose mon Clyde... » MON Clyde, ça sort d'où ça ? Encore l'alcool qui parle, t'es sûre de ce que tu vas faire Bonnie là ? « Tu peux repartir chez elle, comme prévu, ou chez toi même. Et t'amuses.. bien. » Je marque une pause, en le regardant intensément dans les yeux. « Ou alors tu lui payes le taxi, et tu continues de t'alcooliser avec moi. Et tu t'amuses encore plus, tu me connais quand je suis bourrée. » Pas de sous entendus attention, même si ma tournure de phrase y porte à croire. Je parle bien entendu de faire les cons tous les deux dans la rue, comme on l'a fait maintes et maintes fois, je ne sais pas si c'est vraiment une bonne idée de reprendre les bonnes vieilles traditions de l'époque, surtout qu'on a plus du tout la même relation qu'avant. Mais moi, saoule, je suis capable de tout, et je trouve tout marrant alors il faut foncer, on verra bien. « Alors qu'en dis-tu, le guitariste ? »
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MessageSujet: Re: On croit conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène. (Bonnie & Clyde)   Sam 23 Sep - 1:59


On croit conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène. (Bonnie & Clyde)
Are you ready?! This place inside my mind, a place I like to hide. You don't know the chances. What if I should die?! A place inside my brain, another kind of pain. Another place I find to escape the pain inside. You don't know the chances. To burn, to burn, to burn inside! Live a life that seems to be a lost reality that can never find a way to reach my inner self. I stay alone. How deep can I go in the ground that I lay? If I don't find a way to seek through the gray that clouds my mind. This time I look to see what's between the lines. I can see, I can see, I'm going blind...  ► Korn - Blind

Putain, pourquoi faut-il que la brune débarque, alors que j’ai réussi à éviter de la croiser en dehors des répèt’, jusqu’à présent ? Et dans ce petit jeu, nous avons été visiblement 2, à participer, après s’être mis d’accord de manière tacite, même si ça a commencé à l’issue de la 1ère répèt’, après qu’elle ait décliné ma proposition, lancée à la cantonade, d’aller picoler, tous ensemble, dans un bar. Ca m’allait très bien, par ailleurs. D’un autre côté, ça me manquait, de ne plus délirer avec elle, avec nos esprits noyés dans des flots libérateurs d’alcool. Imbibée, elle l’est vraisemblablement, au vu de son rire, et surtout, de la bouteille, qu’elle traîne avec elle, tel un enfant baladerait son doudou. « Non merci, personnellement j'ai encore la pêche. », me fait-elle savoir, une fois son fou rire apaisé. Je sais que j’ai bu, mais est-ce que je me fais des films, ou elle se fout vraiment de ma gueule ? Ca m’étonnerait même pas. Faut dire que c’est mérité, après tout. Elle me connaît, elle se doute parfaitement des motivations qui m’ont fait tenir compagnie à l’autre idiote qui tient aussi bien l’alcool qu’une ado qui voit se réveiller pour la 1ère fois son instinct de fêtarde ! Bonnie n’est pas sans savoir que je n’accorde que bien peu d’intérêt aux nanas que je peux fréquenter en soirée. A mes yeux, elles ne sont guère mieux que des kleenex, dans le sens où je les jette, après consommation. Il n’y a bien qu’avec Bonnie que ça ait été différent, étant donné que ça ne s’est pas limité à une seule nuit. Au-delà de ça, les relations sérieuses, c’est pas ma came. J’ai bien tenté de tester, après notre « séparation ». Ca s’est terminé après quelques mois, encore plus rapidement que cette parodie de relation qui m’avait uni à la bassiste. Comment ça aurait pu aller autrement, mon esprit ayant été pollué, à mon plus grand désarroi, par la brune ? Je n’en avais pas conscience, et même à l’heure actuelle, je préférerais encore me faire écarteler vivant, que d’assumer que je compare toutes les filles à Bonnie. Et que, bien entendu, nulle ne parvient à sa cheville, à mes yeux. C’est sans doute parce que j’ai légèrement conscience qu’elle a contribuée, même si de manière involontaire, à faire échouer toutes mes tentatives de relations, que je suis vexé de la voir rire. « Je vois ça. » Et mon agacement est audible, bordel de merde ! C’est avec un soupir, d’énervement envers moi-même, ou envers elle, je l’ignore, que je la vois s’approcher de moi. « C'est dommage dis moi, elle a l'air sympa. Comment elle s'appelle ? Oh attend, bien-sûr que t'en sais rien. ». Fais chier, qu’elle me connaisse aussi bien, bordel ! Elle le prouve, d’ailleurs : « Et t'en sais rien, parce que t'en as rien à foutre n'est ce pas ? ». Sa question, qui tient plus d’une affirmation qu’autre chose, indique bien que le temps n’a pas effacé la compréhension qu’elle peut avoir de moi. Au lieu de répondre, je bois une grosse rasade de rhum, de la bouteille qu’elle m’a tendue un peu plus tôt. Inutile de perdre du temps à lui confirmer ce qu’elle sait déjà. Pas plus que je n’ai envie de lui donner trop d’indices sur le fait qu’à mon plus grand désarroi, elle ait pu être la seule nana qui ait revêtue assez d’importance à mes yeux pour que je prenne la peine de m’intéresser réellement à elle. Après avoir pourtant déjà pu me glisser sous ses draps.

Mon regard, méprisant, coulisse de nouveau vers celle qui était censé être ma nouvelle proie, et qui a trouvé le moyen de s’asseoir, dans son propre vomi… Là, c’est clair qu’elle me fait nettement moins envie que ça n’a pu être le cas, ne serait-ce qu’un malheureux quart d’heure plus tôt ! Et je sais pas pourquoi, mais j’en tire une certaine honte, qu’elle se laisse à voir de la sorte par Bonnie. Comme si la déchéance de cette inconnue accentuait la mienne, en montrant le piètre choix que je peux faire parfois, rien que pour m’envoyer en l’air, uniquement pour évacuer une frustration dont je refuse de voir l’origine. Alors même que cette même origine trouve désopilante cette situation, au point même de reprendre la parole : « Alors ce que je te propose mon Clyde... » Vous connaissez, Lucky Luke ? Je demande, afin de que vous puissiez juger de la rapidité qu’il m’a fallu pour déloger la bouteille, dont je venais de reprendre possession un peu plus tôt, de mes lèvres. Tout ça, rien que parce qu’elle a employé un putain d’adjectif possessif pour me désigner. Et fais chier, mais j’ai aimé ça. Rien de surprenant ici, j’ai toujours trouvé plaisant de la voir « marquer son territoire », comme dirait l’autre, en ce qui me concerne. C’est pour ça que je prenais autant de plaisir à jouer avec sa jalousie, pour la voir contre-attaquer, mais surtout, s’assurer de faire passer le message qu’elle était la seule pouvant me déclarer comme étant sien, sans trop dire de conneries. Elle ne le disait jamais. Nous ne l’avons jamais dit clairement. Mais nous l’avons fait comprendre, à quelques reprises. Ma mâchoire se crispe alors que je m’efforce de chasser le sourire amusé qu’arbore mes lèvres depuis ce mot qui lui a échappé. Afin de me donner une contenance, je délaisse sa bouteille pour tirer une nouvelle latte sur ma clope, alors qu’elle poursuit son discours : « Tu peux repartir chez elle, comme prévu, ou chez toi même. Et t'amuses.. bien. » Pourquoi je m’attends au pire, avec elle ? Si j’entends vaguement l’autre pouffiasse balbutier des conneries de pochtronne, je ne lui accorde aucun regard. Il faut dire que celui-ci a été capturé par la bassiste, qui continue sur sa lancée, me voyant des plus intrigués par ce qu’elle déclare : « Ou alors tu lui payes le taxi, et tu continues de t'alcooliser avec moi. Et tu t'amuses encore plus, tu me connais quand je suis bourrée. » Ok. Ca, c’est une putain de mauvaise idée, vous n’êtes pas d’accord avec moi ? Je veux dire : ouais, là, c’est mort, je vais pas me taper la vomito ! Mais de là à passer la soirée avec Bonnie, c’est franchement pas l’idée du siècle ! Déjà, en temps normal, j’évite de me retrouver seul avec elle, enfin, trop longtemps, du moins. Je ne vais pas lui crier dessus, ça, ça a déjà été fait. J’estime qu’à présent, elle sait assez que je lui en veux, pas besoin d’en rajouter une couche. Néanmoins, je ne me fais pas confiance, l’attraction débile que j’éprouve pour elle pourrait bien me jouer des tours. Et ce risque est plus élevé encore, si notre duo est accompagné d’alcool !

Je m’apprête à refuser, à suivre ma raison, au lieu de mon envie. Pour une fois, même alcoolisé, je veux faire un bon choix. Me montrer raisonnable et agir en adulte. Oui, mais voilà que 2 choses me font comme basculer. En 1er lieu, il y a la pointe de défi, résidant dans la voix de la cadette Reeves : « Alors qu'en dis-tu, le guitariste ? ». Cette pointe de défi qui me ramène à une autre époque, lointaine sans l’être, où il était courant entre nous de nous défier de la sorte. Nous étions comme les héros du film « Jeux d’enfants », à toujours pousser l’autre à faire un truc con. Nul besoin de boite à musique pour cela, pour nous, il nous suffit juste d’une pièce pour tirer à pile ou face, où d’une soirée bien arrosée, où simplement d’une envie de jouer. Et en 2nd lieu, il y a l’autre greluche, qui tente de se relever, en râlant contre l’idée de Bonnie, pour finir par se vautrer. L’image même de la nana qui a trop bu. A croire qu’elle a tenté de mélanger tous les clichés en une seule personne. . Oh, et il faut peut-être que j’évoque une autre raison qui me fait accepter : le fait de savoir que Bonnie est capable de tout, quand elle est ivre. Et la perspective qu’elle puisse s’offrir au 1er venu me donne des envies de meurtres, même si ces envies sont là, concernant n’importe quel mec pouvant être avec elle. Si je ne peux pas empêcher cela en règle générale, là, ce soir, j’ai les moyens de rendre cela impossible, et je ne vais pas m’en priver ! Et non, je ne suis pas jaloux !! « On va voir si tu tiens aussi bien l’alcool qu’avant ! », soufflé-je à l’intention de la bassiste. Et comme pour valider notre « accord », je bois une nouvelle gorgée de rhum, avant de lui rendre sa bouteille. Le hasard faisant bien les choses, un taxi arrive. Du moins, celui que nous avions appelé, avant de quitter le bar, étant donné que ma comparse était venue à pied, tout comme moi. Trop sérieux ? Non, juste un refus de crever dans un bête accident de voiture, à cause de l’alcool. J’ai un pote qui est mort comme ça, quand j’étais au lycée, et ça m’a traumatisé, surtout que j’aurai dû être avec lui en voiture, ce soir-là. Mais qu’au lieu de l’accompagner, je lui ai faussé compagnie. Pour une certaine bassiste…. Alors prendre un taxi n’est pas forcément donné, mais je préfère sortir mon portefeuille pour renter en vie chez moi, que de conduire ma bagnole et finir à la morgue. « Aller, c’est l’heure, Charlène ! », déclaré-je, en tentant d’attirer son attention, non pas en l’aidant à se relever (pas envie d’être recouvert de son vomi !), mais en me contentant de lui donner des petits coups de pied dans la jambe. « Le taxi est là ! », indiqué-je, en la voyant se redresser, toujours difficilement, toujours sans aucune proposition d’aide de ma part. Je fais mon enfoiré jusqu’au bout. Je me rends toutefois vers le taxi, tendant de l’argent au chauffeur, en lui demandant de raccompagner l’ivrogne chez elle. « Rentre-bien, Madeleine ! », dis-je après qu’elle ait réussi, avec la complicité du chauffeur, à rentrer dans la voiture. Oui, bon, je sais : j’ignore son prénom. Je ne le cache pas. J’ai pourtant une assez bonne mémoire, juste pour les trucs qui m’intéressent, voilà tout ! Je suis plutôt cool, quand même, je l’ai laissé me piquer ma clope, pour le plus grand déplaisir du taxi !

A présent que ce boulet est dans la bagnole (même si elle râle de voir que je ne l’accompagne pas !), je me reconcentre sur la brune. « Alors, Reeves, ça te dit ? », balancé-je, après avoir sorti de ma poche un joint, que je lui indique. Je suis en soirée, les gars, j’ai naturellement prévu de quoi s’amuser, bien que je n’avais prévu de partager cela avec Bonnie. Je suis certes alcoolisé, je n’ai pas pour autant oublié la promesse que je lui avais faite de ne plus l’appeler par ce surnom qu’elle affection tant. Et cette fois, le défi résonne dans mes paroles : est-elle prête à s’enfoncer encore plus dans l’ivresse d’une soirée digne de ce nom, ou va-t-elle se limiter à descendre des verres ? Les deux solutions sont pleines de promesses de dérapages, surtout nous connaissant, et pourtant, ouais, j’ai bien envie de voir où ça va nous mener. Mon impulsivité a toujours été exacerbée par la brune, et ça me grise toujours autant, si ce n’est plus même ! Je ne devrais pas apprécier autant de me replonger dans un passé qui devrait rester où il est, et pourtant, j’ai rarement été sage, au sujet de la brune ! Ca ne va pas commencer ce soir !

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