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intrigue : concours de tee-shirt mouillé au festival palazza

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 Dead or alive (Kate)

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MessageSujet: Dead or alive (Kate)   Ven 22 Sep - 19:50


Dead or alive


Feat. Kate

Mes yeux se posent sur la petite fenêtre alors qu'à la main, un verre se tient. Je porte celui-ci à mes lèvres où les glaçons tintent une petite note cristalline à mes oreilles. Ce n'est pas de l'alcool, mais simplement de l'eau gazifiée. Je me contente de cela. Ayant été un alcoolique dans le passé, je préfère me limiter à la bière ou maximum au vin comme alcool quand les occasions se présentent et elles sont plutôt rares. Mon autre main est fermée contre le bras du siège. Je suis dans un jet privé afin de me rendre en Afrique où la demande avait été lourde concernant du matériel médical. Avec moi, j'ai amené un médecin, une infirmière, un psychologue, un physiothérapeuthe et un ergothérapeute. Cela suffira pour le peu de temps que nous y serons. La demande est forte dans cette région, mais nous n'avons pas eu le temps de boucler du temps supplémentaire sur notre visite. Il allait falloir préparer les papiers avec les avocats de la compagnie en revenant sur le sol américain, même s'ils sont déjà entrain de rédiger tout cela.

Je regarde à l'extérieur ces coussins blancs comme des guimauves passer à toute allure devant mes yeux. Cela me rappelle de nombreux voyages où j'avais tant observé les nuages dans le ciel. Je suis un homme aimant et adorant la nature. Voilà le pourquoi ma villa se situe davantage à l'extérieur de la ville où les pollutions lumineuses ne me touchent pas. Je peux fermé toutes les lumières et profiter de la plus belle des vues sur le ciel ainsi que la Voie Lactée. Je finis par détaché mon regard de la fenêtre du jet afin de les poser sur un jeune homme non loin. ''- Logan, nous arrivons dans combien de temps sur le territoire Africain?'' lui demandais-je. Le jeune homme, dans la mi-vingtaine, releva les yeux vers moi. Un petit sourire se dessina sur ses lèvres alors qu'il me regarde et il referme tout doucement le livret qu'il a entre les mains. ''- Dans dix minutes nous allons atterir, Monsieur'' répondit-il alors qu'il se lève de son siège afin de venir prendre le verre qui traîne toujours dans l'une de mes mains. Je ne dis pas un mot, le remercier d'un signe de la tête et je boucle calmement ma ceinture.

Les atterissages d'avion n'ont jamais été mon fort. Je sais que je peux avoir une confiance aveugle envers mon pilote, mais... C'est ce petit quelque chose qui vient tirer mes nerfs. Tout le monde s'attache lorsque nous amorçons notre descente qui prends environs ça, dix minutes. L'équipe prend tout le matériel lorsque nous quittons le jet privé. Nous embarquons dans trois VTT différents puisque moi j'en prenais un personnel. J'avais une destination différente d'eux. Je devais rencontrer une jeune femme à un point précis. Je me tourne vers mes employés. ''- Allez-y, nous nous retrouvons plus tard.'' Ils hochèrent tous la tête et les moteurs se mirent à gronder. La poussière s'éleva tout autour alors que nous quittions le lieu de l'atterrissage.

Je me mets en route en suivant le GPS du véhicule. C'est une antiquité ce GPS, mais c'est mieux que rien. Je repère donc le point de rendez-vous. Cela prit environs vingt bonnes minutes en VTT afin d'y arriver. J'aurai pu le faire plus vite, mais je ne voulais pas rouler comme un dingue alors que des enfants traversent ces routes sans s'annoncer. Je ne voulais pas être responsable de la mort d'un enfant ou d'un habitant. Lorsque j'arrive près du point de rendez-vous, je remarque une silhouette qui ne peut être que celle d'une femme. Je m'arrête non loin d'elle, arrêtant le moteur du véhicule. J'ouvre la portrière afin de me laisser tomber sur les pieds. Je m'approche de la jeune femme où je lui tends la main. ''- Vous êtes bien Mademoiselle Johnson?'' Après tout, il faut toujours s'assurer qu'on parle à la bonne personne. Mais en regardant son visage de plus près, elle semblait me dire quelque chose... Où avais-je donc vu le minois de cette demoiselle?


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MessageSujet: Re: Dead or alive (Kate)   Ven 22 Sep - 21:02


Du matériel médical, des cartons de vaccins. Le dispensaire de fortune était en rupture comme bien souvent et en manque de bénévoles aussi. Alors quand j’avais entendu parler d’une livraison exceptionnelle et de la difficulté que ce serait d’aller récupérer les dons, je m’étais proposée. « Tu devras y aller seule… » « ça ne me fait pas peur, j’ai l’habitude, je connais bien la région. Ça ira. » Mais de toute façon on était dans la galère et ils n’avaient pas le choix. Je fixais le lieu du rendez-vous et l’équipe me donnerait la date dès qu’elle serait fixée.

Assim avait eu un coup de moins bien mais il avait repris des forces. J’avais du l’ammené au dispensaire en urgence il y a deux semaines et le voir reprendre du poil de la bête me faisait chaud au cœur. J’étais venue avec sa mère et je les laissais se retrouver alors que Mark, le responsable de mission me faisait signe d’approcher. « Ismaël Samora arrive avec une équipe restreinte. Il te retrouvera au lieu que tu as choisis demain, t’es sûre que ça ira ? » « Tout ira bien. » « Ils ne pouvaient pas tous venir jusqu’ici, son équipe et lui n’ont malheureusement pas beaucoup de temps. Je te remercie d’avoir proposé d’aller le retrouver… Je voulais lui éviter de se balader tout seul surtout en ce moment. » « On reviendra sain et sauf, ne t’inquiète pas. » « Prends le 4x4. Tu peux ramener Assim et sa mère comme ça au village et partir directement au lieu de rendez-vous demain. » « Merci Mark. »
En fin de journée, j’avais ramené Assim et sa mère au village et le lendemain matin, j’étais partie assez tôt pour retrouver ce fameux monsieur Samora. C’était tendu dans la région ces derniers temps et je me montrais prudente. Un groupe d’homme armé avait improvisé un point de contrôle et ma capacité à parler arabe m’avait permis de passer sans trop de difficulté. J’étais arrivée un peu en avance mais au bout de quelques minutes, j’entendais le bruit d’un moteur. Sur son VTT, l’homme avait fière allure même si je trouvais qu’il détonnait un peu au milieu de ce presque désert. Je m’approchais et lui serrais la main. « Lucy. ça ira très bien… Vous avez fait bon voyage ? »  Je sentais son regard sur moi et l’espace d’une seconde, je me demandais si Mark aurait pu lui dire quelque chose. Non. Mark était le gardien de mon secret, je savais qu’il ne dirait rien à personne.

« On ne devrait pas traîner, c’est tendu en ce moment dans la région. Y’a un point de contrôle plus loin mais ils savent que je viens vous retrouver, ils devraient nous laisser passer sans problème. » D’un coup d’œil je m’assurais que le logo de l’association était bien visible sur son véhicule et le brassard qu’il portait. « Tenez. » Je lui tendais un Talkie Walkie. « Si vous avez le moindre problème, appelez-moi, il est sur la bonne fréquence. Tant que je suis avec vous, tout se passera bien. » J’avais conscience de ne pas lui offrir l’accueil le plus chaleureux et détendu mais je n’étais pas hyper sereine. A un autre moment ça aurait pu être plus cool mais on avait entendu des combats et soigné des blessés ces derniers jours, ça faisait froid dans le dos. « Le camp est à une heure d’ici. Le but c’est de pas faire d’arrêt sauf si c’est nécessaire… » J’allais repartir dans mon 4x4 au moment où des moteurs se faisaient entendre. J’entendais des coups de feu ou plutôt des salves de mitraillette. « On doit partir… Reprenez votre véhicule et suivez-moi. N’accélérez pas, compris ? » Je lui lançais un regard autoritaire. « ALLEZ ! » Je courais jusqu’à ma voiture et jetais un regard dans le rétroviseur. J’apercevais le trio de véhicule avec les rebelles qui tiraient en l’air. « Et merde ! » Je me mettais en route mais sans démarrer en trombe, attrapant le talkie walkie. « Restez calme d’accord ? Faites ce que je vous dis. N’essayez pas de leur parler. » Très vite les voitures nous dépassaient et je ralentissais alors qu’ils s’arrêtaient au milieu de la route.
Un type armé jusqu’au dent passait devant ma voiture, me jetais un regard. Je l’avais déjà croisé dans le passé à de nombreuses reprise. J’aurais préféré qu’il s’arrête à ma hauteur mais il continuait son chemin pour rejoindre Ismaël. J’observais la scène dans le rétroviseur, il s’adressait au beau brun mais de là où j’étais difficile de comprendre. Ils attrapaient le PDG pour le faire descendre du véhicule et j’ouvrais ma portière pour descendre de mon 4x4. Deux mitraillettes étaient pointées sur moi. Je prenais une grande inspiration avant de m’adresser à leur chef. « Il ne comprend pas. Il est avec moi. » je m’étais exprimée en arabe et le chef tournait la tête vers moi. S’en suivait un échange où il me reprochait de ne pas être restée dans ma voiture. Calmement, j’expliquais qui était Ismaël, un humanitaire qui travaillait avec moi au dispensaire. Un de ses petits soldats semblait s’impatienter et donnait un coup dans le genou du beau brun pour le faire tomber à genoux. Je reprenais la parole mais je sentais que la situation nous échappait. De toute façon c’était compliqué de négocier avec ce groupe-là. Je prenais la défense d’Ismaël et j’entendais qu’on armait les armes qui me visaient. Je me figeais sur place.

On entendait un bruit de moteur au loin. Puis une voix qui criait dans un dialecte que je ne maîtrisais pas. On nous délaissait pour aller voir et je lançais un regard à Ismaël. On entendait alors des coups de feu. Les rebelles avaient été rattrapé par un groupe ennemis et si on restait là, on risquait de finir par devenir des dommages collatéraux. Je me précipitais vers Ismaël et le faisait se relever. « Courrez jusqu’au 4x4… Allez ! » C’était une mini guerre à quelques mètres, une balle fusais et je la voyais s’enfoncer dans le métal du VTT alors que j’attrapais deux cartons de vaccins. Je jurais avant de courir rejoindre mon véhicule pour balancer les cartons. J’hésitais et sachant combien le matériel représentait de l’or pour le dispensaire, j’y retournais.
Je grimaçais sous la douleur vive, une balle perdue venait de me blesser au bras. La blessure saignait mais la blessure n’était pas profonde. De toute façon, je n’avais pas le temps de m’en préoccuper. Je m’étais retrouvée à terre et c’était Ismaël qui m’y avait entraîner. Sans lui la balle aurait fait plus de dégâts. Je me redressais déjà. « PRENEZ LES CARTONS ! » Je devais hurler pour couvrir le bruit des balles qui sifflaient autour de nous. Une main sur ma blessure je m’assurais qu’il ne laisserait pas les deux derniers cartons sur place et je courrais avec lui jusqu’au 4x4. « VOUS ALLEZ DEVOIR CONDUIRE ! » On grimpait à bord et il démarrait en trombe et réfléchissais à toute vitesse au meilleur trajet possible. Je lui donnais une indication.
« Bienvenue en enfer ! » avais-je lâché dans l’habitacle pour couvrir le bruit des balles et du 4x4 sur les routes cabossées. Je surveillais qu’on ne nous suivait pas. Mon bras me faisait un mal de chien mais il fallait que je nous fasse quitter la zone avant de songer à faire quoique ce soit.

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Qui de nous deux aura la force de dire, Les yeux dans les yeux à l'autre de partir. Je me souviens hier, je me souviens de nous. Les draps sur les paupières ne cachent plus rien du tout. Te souviens-tu d'hier, te souviens-tu de tout ? Tes joues sous la colère rougissent tout à coup. Arrête, arrête, ma tête explose. Arrête, arrête, que ma tête se repose...
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MessageSujet: Re: Dead or alive (Kate)   Ven 22 Sep - 21:45


Dead or alive


Feat. Kate

Je savais la région de l'Afrique plutôt hostile, surtout au niveau des étrangers, mais je ne m'attendais pas à ce qui allait suivre. Je ne m'étais jamais imaginé que mon voyage humanitaire viendrait une question de vie ou de mort. La jeune femme à la chevelure dorée me serra la main. Elle me disait quelque chose, mais je ne saurais pas dire quoi. Vous savez... Les êtres humains parfois se ressemblent tellement sans être frères, sans êtres soeurs alors qu'on les confonds dans la même famille. Il y a les journaux. Les sites web. La technologie aujourd'hui. Je l'ai peut-être vu quelque part dans les médias, par la toile internet ou autre, mais je n'arrive pas à y mettre un prénom ni même un nom. Elle était un spectre dans mon esprit, vague inconnue, mais pas complètement. Étais-je donc dingue de penser que je la connaissais? Je la condonsais sûrement avec une autre femme que j'ai croisé auparavant. ''- Oui, merci'' répondis-je à sa question. J'avais fait un bon voyage, malgré l'atterrissage. Je n'allais sûrement pas en dire tout autant après la guerre qui allait éclater devant nous dans quelques minutes.

La jeune femme me tend un talkie-walkie que je prends afin de me rendre dans mon véhicule. Elle parle d'une façon plutôt autoritaire, mais je ne lui en veux pas. Je peux comprendre qu'elle prenne les rennes dans un environnement comme celui-ci. Je ne connaissais pas les routes d'Afrique, mais Lucy semblait s'y connaître comme sa propre maison. Je n'avais donc aucune raison de douter ou de dire quoi que ce soit. Soudain, des coups de feu retentirent autour de nous et mes doigts se crispèrent contre le volant du véhicule. Je n'étais pas aveugle pour voir ces trois véhicules rouler vers nous. J'allais dire un mot, mais Lucy me devança. Ne rien dire? Très bien, je vous fais confiance mademoiselle Johnson, j'espère que vous savez ce que vous faites, me dis-je intérieurement. Je savais parler arabe, mais je préférais me taire puisqu'elle m'avait dit de le faire. Elle connaissait mieux les dangers de ces contrées que moi. Les hommes armés arrivèrent rapidement et un me força même à quitter mon habitacle.

J'obtempère, silencieusement. Mes mains sont posées derrière ma tête en signe que je ne suis pas armé. Ma mâchoire devient serrée lorsqu'il me donne un coup derrière les genoux afin de me forcer à me mettre sur ceux-ci. Je me retrouve alors agenouillé au sol, toujours les mains derrière la tête en signe d'innocence. Je ne lève pas les yeux vers eux, sachant que cela pouvait contrarier mes tortionnaires. Mon goêlier pointe toujours son arme sur moi alors que j'entends bien ce qui se dit. Ils ne savaient pas qui j'étais, mais Lucy prend ma défence en essayant de leur dire que je suis avec eux. J'aurai pu prendre la parole, mais je lui avais dis, à cette demoiselle, que je ne dirais rien. C'est donc telle une carpe que je ne pipe mot, mais mon coeur bat très rapidement dans ma poitrine, comme s'il voulait en sortir. Soudain, un autre véhicule arrive au loin et j'entends quelqu'un crier. C'est une autre sorte d'arabe. Dès que le champ fut assez libre, la jeune femme arriva près de moi afin de m'aider à me redresser, ce que je fis avec empressement.

Je ne prends pas le temps de me poser des questions que je me mets à courir dès qu'elle me demande d'y aller. Je me retourne bruquement alors que je suis dans le quad. Lucy est toujours là, courant comme une dingue avec deux caisses de vaccins. Mes yeux se posent sur l'un de nos ennemis et je remarque qu'il braque son arme vers elle. Sans demander mon reste, je saute de la portière sans même l'ouvrir et je viens immédiatement plaquer la jeune femme au sol. La balle vrille proche de nous, la touchant au bras, mais pas au point de venir lui fracuter l'os. C'est bien mieux que de la recevoir dans une artère principal, au coeur ou à la fête. Nous ne prenons pas la peine de dire quoi que ce soit qu'on se relève en même temps, pressé par l'urgence de la situation. Je ne sais plus où donner de la tête. Ce n'est clairement pas mon environnement normal, et encore moins face au danger des armes à feu.

Lucy me hurle de prendre les cartons. Je la regarde pendant une ou deux secondes, dubidatif à ce qu'elle pense qu'aux vaccins alors que nos vies étaient en jeu. Je pouvais comprendre comment cela était important, mais au point de risquer sa vie et de ne jamais les apporter alors qu'elle avait déjà deux caisses dans son quad? Je rassemble alors ma puissance afin de courir et d'aller chercher les caisses restantes et les déposer dans le véhicule tout terrain. Je vois bien le sang couler sur le bras de la jeune femme. Un autre coup de feu m'oblige immédiatement à me mettre en route, faisant glissé les roues sur la surface terreuse et nous démarrons plutôt en trombe pour essayer de trouver le village. Nous étions tous les deux blessés, mais l'adrénaline m'empêchait de ressentir ce mal. Elle avait été touchée au bras, moi au niveau de la cuisse, le dernier coup. Heureusement, c'est la jambe gauche, donc j'étais encore capable de conduire correctement avec ma jambe droite. La phrase qu'elle me lâche me fit légèrement rire, mais d'un rire légèrement ironique.

''- Alors vivement qu'on sorte de cet enfer!'' lançais-je à la jeune femme alors que je me concentrais à conduire. Je surveillais souvent dans les miroirs pour m'assurer que personne n'était derrière nous. J'avais la très bonne habitude des voitures tout terrain, alors ce n'était pas difficile de conduire celui-ci à haute vitesse. ''- La prochaine fois il faudra bien que j'engage quelques militaires pour nous aider, ça nous évitera de tomber dans un piège comme celui-là.'' Je déteste la violence, mais il y a tout de même une limite. Mon regard quitte un peu la route pour se poser sur la jeune femme. Je remarque que le sang n'a pas cessé de couler. C'est donc sans prévenir que je viens déchirer une partie de mon chandail avec une main et que je lui tends le tissu bonne fortune. ''- Ce n'est pas grand chose, mais cela pourra vous éviter de perdre trop de sang jusqu'à ce que nous arrivons.'' Je n'avais toujours pas deviné que j'étais moi-même touché par une balle puisque l'adrénaline coule toujours à flot dans mes veines.

Je n'avais pas envie de discuter à propos des vaccins et de son attitude tête en l'air à vouloir les protéger au périple de sa propre vie. Je sais combien ils sont importants, mais si elle avait périe là-bas et moi aussi, il n'y aurait eu personne pour les administrer et surtout... Ces tyrans les auraient certainement pris pour les revendre à des prix que les plus pauvres ne peuvent pas se payer. C'est plus d'une dizaine de minutes après notre départ de la scène de guerre et n'ayant plus aucun tortionnaire autour de nous que je me rends compte du mal qui me ronge au niveau de la jambe. Une douleur lancinante. Vive. Je serre les dents alors que je pose ne main contre ma cuisse. Je sens un liquide visqueux et chaud s'en échapper. Immédiatement, je baisse les yeux pour constater que je suis bel et bien blessé. Sauf que moi, la balle était restée loger à l'intérieur et j'allais devoir l'extirper dès que nous allons arriver pour pouvoir refermer la plaie.

''- Vous êtes blessée autre part qu'à votre bras?'' demandais-je à la jeune femme alors que je venais reposer ma main sur le volant, le tâchant de sang. J'aurai préféré ne pas être blessé, mais ce n'était pas mon choix. ''- Mon équipe est composée d'un médecin, il pourra vous soigner dès que nous arriverons.'' J'avais l'habitude d'être galant envers ces dames, mais cette situation était vachement différente et unique que toutes celles que j'ai vécue dans ma vie. Toutefois, je suis toujours l'homme respectueux et prévenant. Il est donc naturel que je lui ai dis cela et surtout qu'elle le verra en premier dès que nous arriverons. Je ne la laisserais pas blessée. Le dialecte ici changeait d'une personne à une autre, d'un endroit à l'autre. Tantôt une sorte d'arabe et ensuite une autre sorte de dialecte arabe. Je me limitais à deux seulements, provenant de ma racine juive, mais également par le fait que j'adore apprendre de nouvelles langues. Le français, l'anglais, l'arabe, l'allemand, le russe et l'espagnol étaient dans mes champs d'expertise où je savais bien me débrouiller. ''- Depuis combien de temps êtes-vous en Afrique?'' demandais-je à Lucy, voulant détendre davantage l'atmosphère et surtout nous changer un peu les idées de cette approche avec la mort.



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MessageSujet: Re: Dead or alive (Kate)   Ven 22 Sep - 22:30

L’humour c’était une façon pour moi de dédramatiser, de tenir bon sans paniquer. Ismaël était au volant et régulièrement je lui donnais des indications pour rejoindre notre destination. Je secoue la tête quand il parle des militaires. « Et c’est comme ça que vous achèverez des relations déjà difficiles à maintenir avec les rebelles… Ramenez vos militaires et ça sera pire. » Je lui lançais un regard alors qu’il déchirait son t-shirt pour m’en donner un morceau. Je souriais en coin. « Vous êtes un genre de super héros vous nan ? » J’attrapais le tissus en murmurant un merci et sans attendre j’appliquais le tissu sur la blessure. D’où je me trouvais, je n’avais aucune vision de la jambe d’Ismaël. Si tel avait été le cas, j’aurais sans doute remarqué que lui aussi avait été touché par une balle perdue.

Je continuais de donner des indications mais quand il ne suivait pas la dernière, je fronçais les sourcils. Je suivais son regard et comprenais en voyant sa main rougie. « Vous êtes blessé. » J’observais autour de nous. « Coupez à droite, on pourra s’arrêter, je vais conduire… » je lui lançais un regard bien décidé. « J’ai votre bout de tissus pour calmer ma blessure, vous avez besoin de votre jambe… » Il tournait et à sa question je faisais non de la tête. « Non j’ai eu de la chance… » Et après quelques secondes de silence, j’ajoutais. « Grâce à vous… Merci… » C’était pas le genre de pays où on se permettait d’être fier au point de refuser de reconnaître qu’on devait la vie à quelqu’un. Au contraire. « Votre équipe ? » Je fronçais les sourcils. « Je nous guide pas vers votre équipe mais vers notre dispensaire. C’est plus proche et moins dangereux pour le moment. Vous retrouverez votre équipe demain… » Je m’empressais de rajouter. « Y’a aussi des médecins là-bas. Ils s’occuperont de nous. » Enfin surtout de lui, j’avais remarqué sa mâchoire serrée. « Arrêtez-vous. On va échanger. »

Deux minutes plus tard, je reprenais le volant après avoir replacé le bandage de fortune sur ma blessure. « La balle est ressortie ? » Je lançais un regard à Ismaël. Je m’en voulais, c’était de ma faute s’il avait été blessé mais les cartons n’étaient qu’à quelques mètres, plus proche de nous que l’était ma voiture. On ne pouvait pas partir sans, ça représentait bien trop. « Je suis désolée pour votre jambe… » Je reposais mon regard sur la route et répondais enfin à sa question. « ça fait deux ans. » Deux ans sans interruptions. En général, les volontaires finissaient par rentrer chez eux, un minimum. Moi je vivais là, c’était mon nouveau pays et le village était ma nouvelle famille.
« Mark vous respecte beaucoup… ça s’entend quand il parle de vous. » Je lui lançais des regards de temps en temps. On arrivait au niveau du point de contrôle que j’avais traversé à l’aller mais il n’y avait plus personne. Ils avaient dû rejoindre la mini guerre qui s’était déclenchée tout à l’heure et qui nous avait certes blessés, mais sauvés aussi. Sans ça, je crois qu’on aurait passé un sale quart d’heure.
Au fur et à mesure du trajet, je me détendais un peu. Surtout en reconnaissant les zone où le danger était minime. « Je suis désolée pour l’accueil… Je suis plus sympa d’habitude… » et je lui adressais le premier vrai sourire depuis notre rencontre. « On ne va pas tarder à arriver, ça va votre jambe ? » Je m’inquiétais, il avait l’air de perdre beaucoup de sang et la balle était toujours dans sa jambe. Je pressais un peu plus l’accélérateur et ressentais un certain soulagement en devinant le dispensaire au loin.

Je m’arrêtais brutalement, Mark sortait du bâtiment. « Il est blessé ! » Il n’en fallait pas plus pour que tout le monde s’active. « Des rebelles nous ont arrêté, et d’autres sont arrivés. Ça a dégénéré on s’est retrouvé entre deux feux. » Mark jetait un coup d’œil à mon bras. « Ça va, c’est juste une égratignure. Mais il a pris une balle dans la cuisse, elle n’est pas ressortie. » Mark prenait le relai, allant saluer son ami. Je les observais s’éloigner, il valait mieux soigner rapidement la jambe de notre généreux donateur.
Avant de les rejoindre, j’avais cédé et m’était laissée soignée. Le minimum de désinfectant, pas d’anti-douleur ou d’anesthésiant, il allait le garder pour quelqu’un à qui se serait vraiment utile. Je m’en sortais avec un joli bandage et je partais à la recherche de mon compagnon d’infortune. Mark était en train de s’occuper de lui et je restais en retrait. « ça va ? » « A part la balle que j’ai retiré, ça n’a pas l’air trop grave. » Je levais les yeux vers Ismaël et tentait un sourire. « Tu pourras retrouver ton équipe demain Ismaël. Faut que tu te reposes t’as perdu beaucoup de sang et de toute façon il est trop tard. Je t’emmènerai. » « Je le ferai… » Mark me lançait un drôle de regard mais j’avais compris. « Je sais. C’est de ma faute alors laisse-moi me rattraper et le ramener jusqu’à son équipe sain et sauf. » Mark esquissait un sourire en coin alors qu’il terminait de refermer la plaie. Il levait les yeux vers son ami tout en mettant un pansement sur la plaie. « C’est une vraie tête de mule… » Je levais les yeux au ciel et Mark sortait de la pièce en rajoutant une couche. « Si elle te torture, crie, je viendrais te sauver. » Il s’en sortait avec une tape amicale sur l’épaule. J’osais rentrer un peu plus dans la pièce et ne perdait pas de temps. « Je suis désolée… Je me doute que vous pouvez pas comprendre pourquoi je tenais tellement à ces vaccins mais en deux ans, j’ai vu tellement de gamin mourir alors qu’un vaccin aurait pu les protéger… » Je baissais les yeux, restant plantée là, les mains dans les poches de mon jean couvert de poussière. « Vous étiez plus proche des cartons, j’ai pas réfléchi… Je vous ai fait prendre des risques… Vous veniez de me sauver la vie en plus… Bref… Merci et encore une fois désolée… » Je lui lançais un regard un peu gêné, rien à voir avec la fille pleine d’assurance qu’il avait rencontré au point de rendez-vous.

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MessageSujet: Re: Dead or alive (Kate)   Ven 22 Sep - 23:22


Dead or alive


Feat. Kate

Mon regard se porte au loin, puis sur la jeune femme. La douleur me fait vaciller. Elle hurle silencieusement dans tout mon corps et semble vouloir traverser mes lèvres. La jeune femme parle. Sa voix me semble un peu plus lourde qu'à l'ordinaire, mais c'est le manque de sang qui commence à faire son effet. Ma peau, normalement un peu basanée, s'est retrouvée un peu plus pâle qu'à l'habitude. Je l'écoute. Je fronce légèrement les sourcils. ''- Vous avez sûrement raison, vous connaissez mieux cet environnement que moi'' répondis-je en prenant une grande inspiration alors que je continuais de conduire. Je savais que je ne pourrais pas tenir le volant très longtemps. Son commentaire me fit sourire, en coin. ''- Un simple homme qui aime aider les autres, même quand lui-même se retrouve blessé.'' Je n'étais guère un super héro, mais j'ai toujours aimé rendre service, me rendre utile à quelque chose, surtout si cela touche la santé d'une personne ou encore pire, sa vie.

Lucy remarque ma blessure après quelques minutes et me somme de couper à droite où nous sommes forcés de nous arrêtés. C'est avec difficulté que je m'extirpe du quad afin d'en faire le tour. Mes mains s'accroche au métal du VTT afin de venir échanger de place. Je grimace avec la force que je dois exiger de ma jambe afin de remonter dans la véhicule tout terrain. Je sais que je retrouverais mon équipe demain, grâce à elle, à ses propos. Lorsqu'elle se remet en route, je ferme les yeux. Elle me pose une question. Ma voix est rauque lorsque je lui réponds puisque j'essayais de faire face à cette douleur lancinante au niveau de ma cuisse. ''- Malheureusement non, elle y est toujours coincée.'' J'aurai préféré qu'elle soit ressortie, mais je dois également me contenter d'être chanceux qu'elle n'ait pas perforé l'artère fémorale. J'aurai pu mourir au bout de mon sang si tel avait été le cas, et en peu de temps.

Lucy me dit que Mark me respect beaucoup et un petit sourire s'affiche sur mes lèvres. ''- Je n'ai jamais cherché la reconnaissance d'autrui dans ce que je fais. La seule chose que j'ai toujours voulu, c'est de faire une différence dans la vie des autres, surtout envers les plus démunis et les plus faibles. Mark est également un homme que je considère dans ma haute estime, également comme un ami.'' Lorsque nous sommes prêts d'arriver, elle parle et, je maugrée des mots incompréhensibles. Je commençais un peu à m'endormir dû à cette perte de sang. ''- Ce n'est rien, mademoiselle Johnson. Il y a une différence, je crois, pour tout le monde lorsque nous nous retrouvons avec une arme pointée sur nous, vous ne pensez pas?'' Je pouvais aisément comprendre qu'elle avait été plus rude, car les circonstances n'avaient été adéquates pour une erreur quelconque. ''- J'ose seulement espérer que nous arrivons bientôt...'' lançais-je à sa question pour ma jambe, ne sachant pas trop quoi lui répondre. Je suis pas très orgueilleux comme homme. Cela ne me dérangeait pas de lui dire que ça faisait un mal de chien, mais cette réponse peut tout lui dire sur la vérité de la situation.

Dès que nous arrivons, je l'entends clamer que je suis blessé, mais rien pour elle. Je me force à me réveiller le plus possible afin qu'on m'aide à m'extirper du véhicule. On m'aide à m'installer sur une plateforme où je suis obligé de retirer mon pantalon pour qu'on puisse extirper la balle. Je serre des dents et je grogne pas moment, dépendant de l'intensité du mal qu'il me fait. Rappelez-moi la prochaine fois d'amener des analgésiques ici et beaucoup plus de médicaments comme des antibiotiques et des antiviraux pour ceux qui sont malades. Je n'ai pas eu le temps d'organiser correctement ce voyage, et voilà pourquoi je n'étais venu qu'avec des vaccins. C'était déjà une aide inespérée, je le savais, mais je pouvais faire mieux, je le sais. Cela prend un moment avant que ma blessure ne soit correctement refermée et je regarde la balle dans le petit poit de métal avant de voir la jeune femme revenir vers nous, un bandage sur le bras, bien mieux qu'un morceau de vêtement.

Je suis pris entre Mark et Lucy. Le sourire de Lucy et le visage sérieux de Mark quand il parle de ma blessure et de mon équipe. Je pose doucement une main contre son épaule. ''- Tout ce qui m'importe c'est qu'ils vont bien. Même si je devais les retrouver d'ici une semaine.'' Je suis toujours inquiet pour ceux m'accompagnant lors des voyages humanitaires. Je ne peux rien y faire si je suis un homme au grand coeur et sensible envers les autres êtres humains. Soudain, Lucy le coupe presque, disant qu'elle le ferait. Je note l'air surpris de Mark, mais je ne relève pas. Ses prochaines paroles me firent doucement rire. C'est vrai, elle semble bien têtue comme femme, mais derrière sa carapace je suis sûr qu'une femme plus douce s'y cache. Les circonstances de notre rencontre ne me l'ont tout simplement pas montré pour le moment.

Mark repris ses activités et sorti calmement. Je me retrouve donc seul avec la jeune femme et je relève les yeux vers elle. Je décide de retirer mon chandail, le regardant calmement. Plutôt pâle, mauvaise idée. On y voyait bien tout le sang qu'il y avait maintenant dessus, car j'avais pris la mauvaise habitude dans le véhicule de venir m'essuyer contre celui-ci. Je soupire, mais en même temps cela me fit un peu de bien puisque je crevais de chaud. Lucy s'est un peu approchéet mes yeux se sont levés pour la regarder. Elle semblait moins assurée que lorsque je l'ai rencontré. Quelque chose semblait avoir changé. Elle commence à parler des vaccins, puis elle s'excuse.

''- Ne vous inquiétez pas pour moi, mademoiselle Johnson. Je suis un peu étourdi à cause du manque de sang, mais sinon je vais bien. Ma jambe n'est pas cassée et l'artère a été évitée. Je vais m'en sortir. Pour ce qui est des vaccins, je peux comprendre vos inquiétudes, mais il faut également que vous pensez à votre vie. Si ces tyrans avaient mis la main sur ces vaccins, ils auraient pu les revendre à des prix élevés, impossible pour les plus pauvres de s'en procurer. Même si nous avions laissés deux caisses derrières, deux c'est déjà mieux que rien.'' Je tends la main afin de venir prendre l'une des siennes, celle qui n'est pas rattachée à son bras touché. ''- Vous n'avez pas besoin de vous excuser. Même si ce n'est pas grand chose, je reviendrais prochainement avec plus de matériels et même d'autres médicaments comme des antibiotiques. Je n'ai pas eu le temps d'organiser ce voyage, alors les ressources que j'ai actuellement son plutôt limitées. Ma prochaine visite sera bien plus organisée et grande.'' Je lui souris doucement en plantant mon regard vert dans le sien. ''- Tout ce que vous avez fait était héroïque. Peut-être stupide dans la tête de d'autres personnes, mais pas moins courageux de votre part. Il en faut plus des gens comme vous, prête à risquer sa vie pour les plus faibles qui n'ont rien pour se défendre.'' Je fais également ça avec ma compagnie afin d'aider ceux qui n'ont presque rien. Je ne me rends même pas compte que je suis simplement couvert d'un bas type boxer... L'ayant complètement oublié.




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MessageSujet: Re: Dead or alive (Kate)   Sam 23 Sep - 0:21


Quand il fallait que je me montre forte et sûre de moi, c’était le cas. Mais une fois au dispensaire, je n’avais plus besoin de jouer à la femme forte, je pouvais me montrer plus douce, plus humaine même. Nous étions en relative sécurité et le stress de notre altercation avec les rebelles était déjà retombé de mon côté, je me sentais donc plus calme, moins dans l’urgence. J’avais donc pris le temps de m’excuser et de me justifier auprès d’Ismaël. Le peu de mots que nous avions échangés dans la voiture m’avait laissé penser que c’était un type bien, sincèrement généreux. Il n’avait pas vraiment l’attitude de ces types fortunés qui donnent pour avoir bonne conscience. Un type comme ceux-là serait parti, n’aurait pas pris le risque de me plaquer au sol pour m’éviter une balle et n’aurait pas été cherché les vaccins.

Il s’empressait de me rassurer sur son état et je relativisais un peu. Il allait bien. La blessure n’était pas si grave au final. Il allait sans doute boiter quelques temps mais bientôt à part une cicatrice, il ne resterait rien de cette mésaventure. « Deux, ce sont des tas d’enfants qu’on ne vaccine pas… » Autant je culpabilisais pour avoir mis sa vie en danger, autant de mon côté, je m’en fichais un peu. J’étais déjà morte de toute façon aux yeux du reste du monde.
Il attrapait ma main et je plantais mon regard au fond du sien. Je n’avais pas l’habitude de ce genre de geste et sur le coup j’avais failli retirer ma main mais je n’avais pas bougé. Il promettait de revenir, avec plus de matériel, plus de fournitures. « J’espère que vous tiendrez parole mais si Mark vous fait confiance, moi aussi… » Je croyais donc en Ismaël, au fait qu’il reviendrait ou enverrait des médicaments, du matériel, tout ce dont on avait besoin ici. « Merci. » Je lui étais reconnaissante de faire tout ça. Les gens d’ici, je les aimais. Ils m’avaient sauvée, adoptée, je les considérais comme ma famille. J’aimais l’Afrique et son peuple, j’aurais juste aimé pouvoir tout arranger en un claquement de doigt.
« Je n’ai fait que ce qui semblait juste… Je crois que vous pouvez comprendre ça… » Mon regard quittait le sien et je réalisais qu’il n’était qu’en boxer. Aveuglée par ma culpabilité et mon besoin urgent de m’excuser, je n’avais pas vraiment fait attention à sa tenue. « C’est pas que le spectacle ne soit pas appréciable, mais je devrais peut-être aller vous chercher des vêtements propres… » Je détournais le regard alors qu’on se retrouvait aussi gêné l’un que l’autre même si je m’étais cachée derrière ma petite taquinerie. « Bref… A plus tard ! » Je sortais de la pièce le pas un peu trop rapide mais je devais reconnaître que le physique d’Ismaël était plutôt avantageux. A cette pensée je me mettais à rougir et percutais de plein fouet Mark que je n’avais pas vu. « ça va ? » « Ouai, je cherche des vêtements pour Ismaël… » « Sers toi dans les miennes, tu sais où les trouver. »

Effectivement, je savais où chercher. Je vous vois déjà venir, vous pensez que si je connais ce genre de détail c’est parce qu’il s’était peut-être passé quelque chose avec Mark mais pas du tout. Je participais à la vie du dispensaire et ça voulait dire aussi le ménage, la lessive et pas seulement le côté médical. Je trouvais un t-shirt et un pantalon qui feraient sans doute l’affaire. Sans perdre plus de temps, j’étais repartie trouver le beau brun et pour dédramatiser la situation, je plaquais une main sur mes yeux, les doigts bien écartés (ce qui faisait que ça ne servait à rien), l’air enfantin. « Je ne regarde pas, promis… » J’avançais doucement, tendant les vêtements devant moi jusqu’à ce que je sente l’homme d’affaire les attraper. Je jetais tout de même un petit coup d’œil au passage, j’étais humaine après tout. « Prenez le temps de vous reposer. Je reviendrai vous voir plus tard avec le dîner. » Mieux valait qu’il ne bouge pas trop pour le moment. « Mark a dit qu’il repasserait aussi. » je lui aurais bien proposé de l’aider à s’habiller si besoin mais ça avait été assez gênant comme ça. Mark l’aiderait au pire.

J’avais pris le temps de me débarbouiller. Une des filles en mission m’avait prêté des affaires propres et après avoir pris une douche, je me sentais déjà mieux. J’avais noué mes cheveux en une longue tresse et à l’heure du dîner dans la cantine de fortune où l’on prenait nos repas, j’étais venue récupérer deux portions de nourriture. Une pour Ismaël et une pour moi, histoire qu’il ne mange pas seul. On l’avait installé dans une des chambres destinées aux volontaire. Mark était là, discutant avec l’homme d’affaire. « Livraison à domicile ! » L’humanitaire jetait un coup d’œil à sa montre et se levait de sa chaise. « Je vais aller manger aussi, j’avais pas vu l’heure. » Il sortait de la pièce et je prenais sa place sur la chaise à côté du lit. C’était pas le grand confort, mais c’était déjà bien pour ici. « Tenez. » Je lui tendais l’assiette creuse et après lui avoir souhaité un bon appétit, je commençais à manger. « Vous n’êtes pas mal habillé aussi. » J’observais sa réaction et éclatais de rire à la tête qu’il faisait. « Pardon, j’ai pas pu m’en empêcher… » J’aimais bien taquiner les gens. Je changeais de sujet avant de le mettre mal à l’aise. « Comment va votre jambe ? Pas trop douloureux ? » J’avalais une nouvelle bouchée de mon repas avant de relever les yeux vers lui. Il avait déjà repris quelques couleurs par rapport à tout à l’heure. « Je peux l’avouer maintenant mais j’ai vraiment eu peur pour vous dans la voiture… » Somnolant, pâle comme un linge, j’avais prié pour qu’il tienne bon jusqu’à notre arrivé. Le voir manger et plutôt en forme me rassurait.

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MessageSujet: Re: Dead or alive (Kate)   Sam 23 Sep - 22:45


Dead or alive


Feat. Kate

Qu'avais-je donc oublié? Ah oui, que j'étais presque nu devant une femme que je ne connaissais presque pas. Je l'avais complètement oublié jusqu'à ce que je vois son regard couler sur moi, silencieusement. Puis, comme si le déclic venait de se faire dans sa tête, elle me lance une phrase qui me mit dans tous mes états presque instantanément. Le rouge me monte aux joues et j'avais clairement envie de disparaître quelque part où personne ne me verrait, espéciallement elle. Je me tortille sur place, visiblement gêné par la situation, surtout de son commentaire. Je baisse légèrement les yeux, comme si je cherchais à éviter son regard, ce que je fais, vraiment. La demoiselle quitte l'abris de fortune plutôt rapidement. J'entends un échange de voix que je reconnais comme celle que Mark. Je plisse légèrement les lèvres, visiblement malchanceux de tomber sur les deux personnes que je connaissais un peu et l'autre plutôt bien, dans cette tenu. J'étais pratiquement en tenu d'Adam, il faut le faire! Je ne m'étais même pas rendu compte que j'avais enlevé mon chandail tellement j'avais eu la tête étourdie et que j'avais eu chaud.

J'attends quelques minutes avant de voir la jeune femme arriver, et le spectacle qu'elle m'offre me rend encore plus inconfortable dans ma stupidité du moment. Elle pénètre ici, la main sur les yeux, cherchant à avancer à l'aveugle pour ne pas me regarder. Soit elle était pudique, soit elle jouait la comédie, soit il y a quelque chose qui cloche avec moi? Je me pose un peu trop de questions. Je suis clairement pas le genre d'homme à montrer fièrement son corps n'importe où. Cette fois, ce fut exceptionnel vu les circonstances et je n'avais pas toute ma tête. Je prends calmement les vêtements. ''- Merci..'' lançais-je d'une voix légèrement étranglée par la gêne. Que pouvais-je lui dire d'autre de toute manière?

Je ne note pas les petits coups doeil qu'elle me jette, parce que là je crois que j'aurai été mort de honte, déjà que je voulais m'enfoncer la tête dans le sol. Calmement, je hoche la tête. ''- Entendu. Prenez soin de vous'' lançais-je à la jeune femme alors qu'elle quittait l'habitacle. Je ne me fais guère prié pour m'habiller avec un certain empressement, spécialement pour éviter qu'une autre femme pénètre ici et ne soit gênée par ma tenue presque... inexistante. Je me suis par la suite étendu sur le lit inconfortable, mais assez pour que je puisse m'endormir le temps qu'on vienne me réveiller. Toutefois, je suis assez perturbé mentalement pour ne dormir qu'un petit moment avant de me redresser brutalement sur le petit lit, les mains sur le visage. Mon coeur bat rapidement dans ma poitrine et contre mes tempes. Je soupire. Ce cauchemar, j'en ai assez qu'il traîne dans mon esprit. Je voudrais qu'il disparaisse à jamais.

Je me redresse lorsqu'on pénètre dans l'abris. Je remarque qu'il s'agit de Mark. Calmement, je me lève sur mes pieds et je viens à sa rencontre, une main dans la sienne et l'autre contre son épaule en souriant doucement, content de le revoir dans une situation qui n'était pas urgente ou dangereuse. Nous nous asseyons ensemble, discutant surtout au passé lorsque nous nous sommes rencontrés et ce qui s'est produit depuis. Mark, il est au courant pour Émérence. Il sait comment j'ai aimé cette femme et qu'elle m'a brisé du jour au lendemain en quittant simplement ma vie sans donner de nouvelle. Je me redresse lorsque l'homme d'affaires se redresse à l'arrivée de Lucy afin de le remercier de son temps et lui dire que nous nous recroiserons prochainement.

Lucy me tend une assiette que j'accepte. Je commence à manger lorsqu'elle me taquine plutôt fort. Je m'étouffe un peu avec la nourriture de mon assiette et ce rouge disparu revient rapidement à la charge alors que je baisse les yeux sur mon assiette. Elle me demande comment va ma jambe pour ensuite me dire qu'elle avait vraiment eu peur pour moi là-bas, dans le véhicule. J'arrête de manger en repoussant légèrement mon assiette, essuyant mes lèvres du simple revers de la main. ''- Tout d'abord, je tiens à m'excuser pour la scène de quasi nudité tout à l'heure, je ne me suis même pas rendu compte que j'avais retiré mon chandail.. Et c'est la vérité.'' Libre à elle de me croire ou non. ''- Mais je comprends que je ne suis pas si mal à vos yeux dans une tenue plus du qualibre d'Adam?'' dis-je en ayant cette petite lueur dans les yeux, taquin à mon tour envers la demoiselle. Si elle m'a taquiné en premier, je peux bien sûr lui retourner la faveur.

''- Douloureuse, je vais sûrement avoir du mal à marcher pendant un petit moment, mais ce n'est rien de grave. Comme je vous l'ai dis, c'est mieux ça qu'elle soit brisée ou que l'artère fémorale ait été touchée. Sans les soins nécessaires, cette artère entraîne la mort.''Je passe calmement une main dans mes cheveux. Mes yeux se plongent ensuite dans ceux de la jeune femme. ''- J'ai tout aussi eu peur pour vous là-bas. Je n'ai jamais pensé à me protéger, puisque je ne pensais qu'à votre protection. '' Je lui souris doucement avant de venir reprendre quelques bouchées. Ce n'était pas de la gastronomie, mais ça ne se mangeait pas si mal. ''- Comme je vous l'ai dis un peu plus tôt, je reviendrais prochainement avec bien plus de matériels et surtout plus de temps, car cette fois nous avons été pressés de venir. La demande a été si forte que nous ne pouvions nous permettre d'attendre plus longtemps. Nous sommes venus avec l'essentiel, mais il en manque énormément.'' Mes yeux s'abaissent de nouveau alors que j'arrête de manger. Je n'ai jamais connu la pauvreté ni la famine, mais voir tout cela me fait mal au coeur, comme à chaque fois que je vais en voyage humanitaire. C'est pour cela que je donne la majorité de ma fortune à des oeuvres de charités, surtout celles touchant les causes pour enfants et les pays pauvres. '' - Quel style de vie menez-vous dans un endroit comme celui-ci, en dehors de récupérer des collis des donateurs?''osais-je enfin par demander.




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MessageSujet: Re: Dead or alive (Kate)   Sam 23 Sep - 23:34


Je n’avais pas pu m’empêcher de le taquiner. Il était bien plus gêné que moi et ça m’amusait. Il n’y avait vraiment pas de quoi être aussi gêné et je me disais qu’à force de plaisanterie, son malaise passerait peut-être. « Je vous crois… » Je souriais amusée. « Mais arrêtez de vous excuser, c’est plus drôle que gênant pour moi… » J’étouffais un nouveau rire avant de lui tendre une bouteille d’eau et de prendre une gorgée de la mienne. A sa taquinerie, j’étais surprise et affichais un petit sourire amusé. « A moitié nu ou habillé, vous êtes un bel homme… Ne me dites pas que vous ne le savez pas… » avais-je répondu avec la même malice dans le regard. Est-ce qu’on était en train de plaisanter ou de flirter ? Je ne préférais pas me poser la question plus longtemps et changer de sujet en lui demandant comment il allait.

Je grimaçais en l’entendant me dire qu’il avait mal. Je trouvais ça noble de sa part de ne pas chercher à cacher qu’il souffrait par fierté. « C’est certain… On a eu de la chance. » Définitivement. On aurait vraiment pu y rester et par ma faute en grande partie. Je soutenais son regard quand il avouait à son tour avoir eu peur pour moi. Ça me laissait sans voix. J’avais peut-être quitté Nick, il avait eu le temps de faire des ravages. Les hommes, je m’en méfiais beaucoup. Mark avait mis du temps à m’apprivoiser par exemple. Je m’étonnais d’ailleurs d’être là à discuter avec Ismaël mais je mettais ça sur le compte de notre aventure périlleuse. Quand on avait côtoyé la mort d’aussi près, ça créait sans doute du lien. L’entendre dire qu’il n’avait pensé qu’à me protéger m’avait donc surprise et pendant quelques secondes j’avais été déstabilisée. On ne se connaissait pas, j’avais pris des risques inconsidérés et il avait voulu me protéger… Ce mec était vraiment un type bien. Cela se confirmait.

« Merci déjà pour ce que vous avez apportez… Il n’y a pas de petits dons ici, tout est précieux… » C’était pour ça aussi que j’avais tenu à ce qu’on récupère ces deux cartons. « Je vous promets d’être moins tête brûlée quand vous reviendrez et de faire en sorte que vous restiez intact. » Je souriais amusée, préférant plaisanter de ce qui nous était arrivé. L’humour, c’était ma meilleure arme pour garder ce qui traumatise ou blesse à distance. Parfois ça dérangeait, mais c’était ma façon de me protéger.
Le beau PDG se montrait un peu plus curieux. Je terminais ma bouchée et déposais l’assiette sur la petite table bancale à côté du lit. « Je ne vis pas ici… Je veux dire pas au dispensaire… Je vis dans un petit village à un quart d’heure de route. Mais je viens souvent donner un coup de main, je viens chercher parfois des ressources et je les distribue dans les villages autour. Je vais chercher des gens comme vous, je vais récupérer des dons. Je fais parfois le ménage, j’aide pendant les opérations. J’ai pas fait médecine mais je crois que je serai capable de soigner pas mal de blessure maintenant. » En deux ans j’avais eu le temps d’apprendre. « J’aide comme je peux. On fait tous de notre mieux. » Je haussais les épaules. « Et puis au quotidien, on fait tous avec les moyens du bord. Avec les aides aussi du programme alimentaire… Pour l’eau faut marcher… Mais même si c’est parfois difficile, y’a de vrais moments de bonheurs… » Je souriais en repensant aux moments de partage au village. « J’aide à l’école, j’apprends le français aux enfants… Je suis bien ici. » Aussi bizarre que ça puisse paraître. J’avoue que par moment, je pense au confort d’un bon bain chaud, d’un bon burger ou de ce genre de plaisir mais ça n’a pas beaucoup d’importance quand je repense au fait que j’aurais pu mourir dans le crash comme mon ami et collègue. Que ma famille aurait pu mourir à cause d’un homme violent et trop puissant auquel je ne pouvais pas échapper. « C’est sûr que c’est dur, que les récoltes sont souvent insuffisantes, que les maladies son terrible mais y’a une telle force de vie et de caractère chez ces gens… C’est presque surréaliste. » Je souriais doucement. On pouvait entendre dans ma voix combien j’aimais les gens d’ici, combien leur misère me faisait mal mais combien je tenais à la partager parce qu’on était tous solidaires. Je rêvais qu’un jour le village puisse ne plus craindre la faim ou les maladies, c’était un combat de chaque jour.

« Vous vous sentez de vous lever ? » Je m’étais redressée sur ma chaise, prête à débarrasser nos assiettes. « Les gens ont besoin de se changer les idées le soir… Ils vont mettre de la musique sur un vieux transistor limite plus vieux que nous, danser et chanter pour essayer d’oublier les horreurs de la journée… Et puis ici on peut regarder le ciel et voir les étoiles. Pas la lumière des buildings… Je suis sûre que ça pourrait vous plaire. » Je jetais un coup d’œil à sa jambe. « Mais si vous êtes trop fatigué, on remet ça à demain soir… » Je haussais les épaules, attendant sa réponse.

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