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intrigue : concours de tee-shirt mouillé au festival palazza

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 To escape from all this | ft. Ismaël

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MessageSujet: To escape from all this | ft. Ismaël   Jeu 31 Aoû - 22:09

To Escape From All This
Niaël
« Surely goodness and mercy will follow me all the days of my life And I will dwell on this earth forevermore. I walk beside the still waters and they restore my soul But I can't walk on the path of the right because I'm wrong. Well I came upon a man at the top of a hill Call himself the savior of the human race. Said he come to save the world from destruction and pain But I said how can you save the world from itself. »

Les cris. Les siens, surtout. Elle, comme à son habitude, elle ne dit rien. A quoi bon ? La tempête passe, bientôt, elle atteindra l’œil du cyclone, mais pour l'heure… Les vents lui battent le visage et en une bourrasque, elle se retrouve au sol. Ses jambes qui ont fini par l'abandonner et ses genoux embrassent le carrelage de la cuisine. Ouragan la surplombe et la regarde. Il l'accuse d'être la cause de ses accès de rage et d'autres maux encore. Puis, il se penche. Il est désolé, il veut qu'elle se relève. Alors, il la tire par le bras. Ses doigts puissants s'enfoncent dans le biceps de la jeune femme. A nouveau, ses rotules cognent sur le sol et elle se laisse entraîner, se retrouvant à nouveau debout. Il la maintient toujours entre ses griffes, pourtant, c'est elle qui lâche prise. Elle a beau le regarder, c'est comme s'il était à dix milles lieues, ses lèvres bougent, mais elle n'entend plus les sons qui en sortent. Il la secoue et elle poupée de chiffon s'agite entre ses mains gigantesques.
Bientôt, il se lassera et avant d'asséner un autre coup, il tourne les talons. Il dit que c'est elle qui l'a fait devenir comme ça, qu'elle le rend fou, qu'elle ne fait pas assez d'effort. Mais il est loin et elle, elle atterrit. A nouveau, elle est présente et tandis qu'il parle encore, elle attrape sa veste et s'envole, quittant l'appartement.
Pourquoi était-elle venue déjà ? Ah oui. Pour récupérer des papiers administratifs pour l'université, malgré le fait qu'elle leur ait notifié son changement d'adresse, ces idiots s'obstinent à envoyer de la paperasse importante chez son copain. Elle dévale les escaliers en enfilant sa veste. Vite, les clés de la voiture. Elle tremble. Faut pas qu'elle revienne ici. A chaque fois… A chaque fois il s'imagine que c'est pour lui qu'elle revient. Elle en serait même venue à penser qu'il aurait eu le culot d'envoyer un erratum à l'université pour qu'ils continuent d'envoyer son courrier à cette adresse. Il en serait bien capable…  
Arrivée dans sa voiture, elle s'enfonce dans son siège et profite d'un instant de répit pour taper sur le volant du plat de ses deux mains. Puis, ses doigts s'enroulent autour du plastique et c'est son front qui vient s'y poser. Elle inspire profondément. Expire. Elle tente de se calmer. Mais elle tremble. Les clés dans le contact, elle démarre et fuit. Dans sa tête, les images du visage de celui qu'elle aime, ou plutôt a aimé, tordu par la colère, sa main qui se lève et lorsqu'elle ferme les yeux, c'est la violence des coups. Ses genoux lui font mal, son bras lui fait mal. Sa tête aussi. Elle a l'impression qu'elle va exploser, alors elle serre les dents. Non, elle ne va pas pleurer. Elle est perdue, secouée, mais elle ne va pas pleurer. Elle ne peut en vouloir qu'à elle-même, elle n'aurait pas du y retourner seule. C'est pas comme si c'était ce que ses amis lui disaient. N'y retourne plus seule, surtout pas chez lui. Mais elle pense qu'elle a le pouvoir de le contenir. Ses futurs hématomes lui ricanent au nez en lui susurrant qu'elle aurait pu s'y attendre. C'est pas comme si ça changeait à chaque fois. Non. C'est faux. Parfois, il reste doux et courtois, parfois, ses doigts se font doux sur sa peau et ses caresses ne sont pas des morsures. Dans ces moments-là, elle le retrouve, celui qu'elle a aimé et elle se sentirait presque suffisamment rassurée pour le laisser l'enlacer. Elle se dit que c'est elle qui se fait des idées et qu'elle fait forcément quelque chose pour le contrarier. Il est fort, très fort.

Feu rouge qui passe au vert, elle fait un détour pour ne pas rentrer dans son nouveau chez-elle dans tous ses états. Elle veut se calmer avant, alors, elle tourne en rond, passe dans des quartiers qu'elle ne connaît pas, pour retarder l'heure de son retour. Impossible qu'elle se pointe face à Ezio dans cet état-là. Et, alors qu'elle passe dans un carrefour plutôt animé, le karma la regarde, lui donne une bonne grande tape dans le dos en éclatant de rire et se barre, non sans avoir bidouillé quelque chose au niveau du tableau de bord. Les voyants jusque là muets se mettent à clignoter frénétiquement, orange, rouge, orange, rouge. Elle a juste le temps de s'arrêter sur le bas côté avant que le moteur ne décrète qu'il en a trop fait et qu'il va dorénavant cesser de ronfler pour se plonger dans une torpeur mutique accompagnée d'un écran de fumée blanche.  

« Non… Cocotte… Qu'est-ce que tu me fais …. ? »

Elle regarde le tableau de bord, le contact est toujours actif, mais rien ne répond, il y a des lumières partout. Elle appuie sur des boutons, puis, elle se laisse retomber en arrière, visage vers le plafond miteux de ce foutu cageot à roulettes. Elle serre les dents, les paupières et soupire. Calme. Calme. Inspire. Elle sort, non sans avoir décoincé le capot via la petite manette près de ses pieds. Ça fume, elle n'y voit pas grand-chose, alors elle attend. Elle secoue les mains pour aider la fumée à se disperser. Niamh ne connaît pas énormément concernant la mécanique, mais à force de voir Cocotte tomber en rade, elle finit par savoir où celle-ci coince. Mais pour le moment, c'est le mystère total. Ça n'avait jamais fumé comme ça, c'était forcément une énième pièce qui avait lâché.
La jeune femme laisse retomber ses épaules dans un long soupir. Elle n'a pas l'argent pour appeler la dépanneuse et encore moins la faire passer au garage. A force, elle va finir par prendre un abonnement là-bas…
Elle va bien finir par trouver d'où ça vient et avec un peu de chance, elle parviendra aussi à faire repartir le moteur, si seulement elle arrêtait de trembler.. Ses yeux la brûlent, elle serre les dents. C'est peut-être tout simple maintenant que la fumée s'est dissipée, mais elle est tellement à la limite de la rupture qu'elle ne parvient pas à aligner deux idées claires. Alors, elle reste plantée là, à regarder son moteur muet et tous les trucs qui y sont reliés. Ça va peut-être se décider tout seul à fonctionner à nouveau… Qui sait ?
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MessageSujet: Re: To escape from all this | ft. Ismaël   Jeu 31 Aoû - 22:11


To escape from all this
Feat. Niamh

Je ne pourrais pas dire pourquoi ce cauchemar est revenu me hanter, mais j'aurai préféré ne rien voir de mon passé. Je me tenais là, les mains devant, l'une dans l'autre alors que mon regard était perché sur ma droite, ne cessant de regarder ce doux tapis blanchâtre qui semblait s'étendre à perte de vue. Je sentais mon coeur battre la chamade dans ma poitrine, devenir frénétique, comme si quelque chose le rendait si nerveux et avec raison. Un magnifique complet d'un noir charbon ornait mon corps. Une chemise d'un blanc neige s'était imposée en-dessous de mon veston, simplement décorée à sa suite d'une cravate d'un noir jais. Mes cheveux avaient été parfaitement coiffés avec un minimum de gel. Je replaçais nerveusement le noeuf de ma cravate alors que les musiciens commençaient à jouer cette musique fatidique, celle où je savais qu'une femme à la chevelure rousse allait débarquer sur ce grand tapis macculé de blanc. Elle allait arriver, Émérence, dans sa magnifique robe d'un blanc satinée. Je savais qu'elle allait être magnifique. Je savais que ses yeux céruléens me sonderaient profondément et chercheraient quelque chose qui n'y s'y trouve pas.

Je l'ai aimé, Émérence. Je l'ai aimé cette femme, très profondément même... Mais elle, elle avait choisi de suivre un chemin différent. J'ignore pourquoi j'ai fais ce rêve où elle est descencue l'allée dans sa robe magnifique. Tout semblait être un magnifique rêve, mais lorsque la magnifique rouquine s'était posée devant moi, mes mains légèrement tremblantes avaient alors caressées le bas de son voile, le redressant doucement pour pouvoir voir son visage. L'horreur. Ce ne fut qu'un visage sans... Visage. Il n'y avait rien. Que la peau. J'ai reculé avec tant de force que le pauvre curé fut entraîné dans ma chute et bascula vers l'arrière, faisant une roulade sur lui-même. On l'entendit gaindre. Je ne pouvais pas y croire. Que se passait-il? C,est exactement à ce moment-là que je me suis réveillé, trempé de sueurs froides de la tête aux pieds. Maugréant dans ma légère barbe, je fis virevolter les couvertures autour de moi avant de me lever. J'ai toujours aimé dormir nu, c'est pas un secret. C'est plus confortable et j'ai moins chaud. Quel bonheur d'ailleurs de simplement se lever et de sauter dans la douche qui est dans la salle de bain attenante? J'attrape seulement une serviette sur mon chemin et je saute dans l'eau chaude que j'ai fais coulé quelques secondes plus tôt. J'apprécie cette eau qui déferle sur moi, rougissant légèrement ma peau. Mes deux mains s'imposent sur le mur devant moi, laissant l'eau venir couler sur ma tête. Je ferme les paupières et je soupire. Quelle saloperie de nuit! Ce rêve m'a foutu les jetons. Je ne veux plus croiser Émérence de toute ma vie. Elle m'a brisé le coeur cette femme et je ne sais pas si je parviendrais un jour à aimer comme j'ai aimé cette femme. Elle m'a eu. Elle s'est jouée de moi pour s'enfuir quelques jours avant notre mariage. Une lâche. Normalement, je ne dis pas grand chose contre les femmes, mais elle... C'est une vipère qui n'a pas peur de prendre et ensuite de disparaître.

Lorsque j'ai terminé ma douche, j'attrape ma serviette afin de me sécher et je la dépose simplement sur une barre en métal afin qu'elle sèche. Même si je suis milliardaire, il faut dire que j'aime bien recycler quelques trucs et utiliser plusieurs fois la même serviette si elle n'est pas sale... Ce n'est rien. Ça ne semble pas grand chose, mais pour moi c'est un petit geste parmi d'autres qui peuvent changer les choses. J'ouvre les tiroirs de ma commode afin de prendre un boxer, une paire de jeans et un t-shirt que j'enfile calmement. Lorsque je suis habillé, je descends calmement les marches et je vérifie que le frangin n'est pas dans la maison. Elijah a souvent la tendance à venir sans que je ne le sache et à des heures pas possible. Voyant que mon petit frère n'était pas là, je me dirige vers la cuisine afin de me préparer de bonnes tartinades avec un excellent café pour rien démarrer la journée! Mon horaire, c'était d'aller au bureau et de vérifier où en était les procédures afin de financer le prochain voyage humanitaire. Cela ne paraissait guère, mais il y avait bien des gens derrière ces genres d'opérations! Lorsque j'ai terminé d'enfiler mon petit déjeuner, je prends la vaisselle sale afin de la déposer dans le lévier. Je prends ensuite mon portable que je fourre dans l'une de mes poches. J'attrape ensuite mes clés et je quitte. J'ai décidé de prendre une audi d'un noir charbon aujourd'hui. Je m'installe derrière le siège ajustable et je démarre. Je recule de mon entrée principale et je sors enfin de chez moi.

Vous savez, les journées se suivent, mais elles ne se ressemblent jamais. Même si on vit dans une routine, il faut toujours s'attendre à ce que quelque chose change dans notre journée. Le Destin nous joue souvent des tours. Je n'avais guère prévu, sur ma route, de voir de la fumée s'échapper d'un vieux bolide. Qui pouvait bien rouler dans un engin pareil? C'était presque trop dangereux! Calmement, je viens à me ranger sur le côté, surpris de voir que personne d'autre ne s'était arrêté afin de voir si la personne conduisant cette... merde, était blessé. J'éteinds le contact de ma voiture avant d'ouvrir la portrière et d'en sortir. Je fais quelques pas, faisant de petits gestes avec l'une de mes mains afin de chasser la fumée qui s'approchait de moi. La fumée mit quelques secondes avant de se dissiper. Tout s'était éteint. C'est là que mes yeux tombent sur une jeune femme. Elle est pétrifiée sur place, le regard ne bougeant pas du moteur. Elle semblait attendre quelque chose, comme si sa voiture pouvait lui parler. C'était déjà le cas non? Elle venait clairement de lui dire qu'elle en avait assez et qu'elle allait rendre l'âme. Je m'approche calmement de la demoiselle, essayant de ne pas lui faire peur. Je ne suis pas mécanicien. J'ai de bonnes bases, je sais me débrouiller, mais mes compétences ont clairement des limites dans ce domaine. '' - Excusez-moi, mademoiselle... J'ai vu la fumée et je me suis dis que vous aviez peut-être besoin d'aide? '' Je ne me doutais guère de la bataille qui faisait rage dans son coeur et dans sa tête. J'ignorais que c'était une femme battue. J'ignorais tout. Je voulais seulement savoir si elle allait bien et si elle avait besoin d'aide. C'est d'un geste rapide que j'attrapais mon téléphone afin de prévenir ma secrétaire que je ne savais pas quand je serais là, qu'un imprévu en chemin s'était déclaré. Je savais qu'elle allait faire le strict nécessaire et Elijah était sûrement là si elle avait besoin de quelque chose. Lorsque le message fut envoyé, je relevais de nouveau les yeux vers la demoiselle, attendant sa réponse.

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MessageSujet: Re: To escape from all this | ft. Ismaël   Ven 1 Sep - 23:13

To Escape From All This
Niaël
« Surely goodness and mercy will follow me all the days of my life And I will dwell on this earth forevermore. I walk beside the still waters and they restore my soul But I can't walk on the path of the right because I'm wrong. Well I came upon a man at the top of a hill Call himself the savior of the human race. Said he come to save the world from destruction and pain But I said how can you save the world from itself. »


La fumée s'est dissipée. Niamh, toujours immobile, est restée le regard rivé sur le moteur qui n'est vraiment pas fichu de s'exprimer avec des mots clairs. Franchement… Il pourrait faire un effort et faire scintiller l'endroit critique, ainsi qu'imprimer la notice nécessaire pour remédier à cet accroc. Non ? Concepteurs de bagnoles, prenez des notes, c'est une idée qu'il vous faudra creuser. Mais en soi, quand bien même elle saurait ce qu'il faudrait faire, elle n'en serait toujours pas capable. Déjà parce qu'il lui manque les outils, mais en plus… Elle ferme les yeux et un frisson la parcourt. Ça picote dans son nez et elle sent comme une bouffée remonter le long de sa gorge et rester coincée là. Une boule qui empêche l'air de passer. Elle respire, essaye de maîtriser et dompter les battements de son cœur qui s'étaient emballés. Pas ici, pas maintenant. Puis merde. Elle y aurait bien collé un coup de pied dans son tas de boue si une voix ne s'était pas élevée en sa direction. Elle tourne la tête et ses joues rougies par l'envie pressante de pleurer toutes les larmes de son corps vers ce type. Oh. Il y en a au moins un qui saura peut-être l'aider pour ce problème-là. C'est un garçon… Si elle écoutait les clichés genrés, elle se dirait qu'il serait bien plus capable qu'elle pour réparer ça... Tant que c'est mécanique, tout va bien, hein… C'est bien plus aisé de réparer ce genre de circuit défaillant plutôt qu'autre chose de plus … abstrait.
Comme les gens.
Puis merde. C'est quoi ça ? Tout qui s'acharne sur son pauvre dos. Et ses genoux. Ça a beau être l'été, elle n'aurait pas du mettre de short. Ses rotules rougies commencent déjà à s'assombrir et ne tarderont pas à laisser place à une jolie mixture violacée qui entourera les éraflures sur sa peau égratignée. Au moins, elle a sa veste pour cacher le reste des stigmates de l'amour trop sauvage de son compagnon. De ses doigts et ses mains maladroites. A cause de toi, j'ai l'impression d'être un de ces connards qui tapent leur femme ! Relève-toi… Je t'ai même pas poussée, Niamh... Si ce n'est qu'une impression, alors l'épiderme de l'irlandaise est un menteur.  Un fieffé menteur qui se colore à la moindre caresse, au moindre baiser, qui est tant accro' au touché de cet homme qu'il en garde la mémoire, imprimant en son sein le moindre index ou pouce. Canevas insupportable.
Elle est pas croyante la blonde, quoiqu'elle se doute bien du poids du karma qui, pour le coup, est un vilain qui s'acharne sur ses beaux yeux. Elle a fait quoi, Niamh pour mériter ça ? Pas grand-chose… Elle s'est toujours bien conduite. Elle a toujours tout bien fait, avec plaisir, en plus. Elle comprend pas. Le karma est pas censé se charger des mauvaises personnes normalement ? C'est une bonne blague. Une énorme blague. Peut-être que ce type qui s'est approché sera-t-il un abri temporaire sous la tempête qui lui bat le visage. Elle sourit vaguement et hoche la tête. C'est à ce moment qu'il sort son téléphone et qu'il commence à pianoter là-dessus. Les sourcils de la demoiselle se froncent vaguement, elle retient un hoquet et sent les vagues qui poussent dans le fond de sa gorge. Comme si la soudaine distance qu'un simple téléphone avait imposé entre elle et cet homme avait été un mur insupportable qui l'écartait encore plus de la première main tendue. Incapable de se contenir, comme une soupçon de panique qui vient s'ajouter au reste. Doit-il partir ? Va-t-il la laisser là ? Les mots se bousculent avec et se mélangent, ne parvenant pas à sortir.

« Oui.. Je … Enfin, ma voiture… »

Elle se passe la main dans les cheveux, puis sur le visage. Ses doigts tremblent, sa voix aussi. Son regard se baisse. « Elle ne fonctionne plus… »
Restez.
La boule s'est décoincée, elle est venue remonter jusque sur le bout de sa langue et avec elle, les larmes qui viennent inonder ses joues. C'est la goutte d'eau. Le truc de trop. Elle a baissé la tête et avec elle, ses cheveux sont venus glisser devant son visage, rideau pour empêcher le commun des mortels de voir les torrents qui se déversent sur sa peau claire. Ses mains sont venues sur sa bouche pour empêcher qu'un quelconque bruit de sanglot s'en échappe.
Maudite soit cette voiture qui tombe en panne toutes les trois semaines. Maudit soit Elias qui lui rend la vie impossible. Maudit soit son cerveau pour rester toujours aussi accroché à cet enfoiré, comme un héroïnomane à son aiguille. Maudites soient ses attentes qu'elle n'arrive juste pas à combler. Maudit soit son corps à elle qui fonctionne à l'envers. Maudites soient ces limites qu'elle s'est fixées qui font que c'est là, maintenant, précisément que ça déborde. Au milieu d'un quartier résidentiel, devant un inconnu total qui est juste venu l'aider pour une voiture en panne. Pas pour ramasser les morceaux d'elle disséminés dans tout Oro Valley, même jusque Tucson et qui sait, plus loin encore ? Jusqu'où le vent aura-t-il porté ses débris ?
Niamh tente de retrouver une certaine contenance, elle relève la tête, écarte ses cheveux, inspire, mais quand son regard troublé croise celui de l'inconnu, c'est reparti. Larmes de crocodile.
« .. dé..désol..ée… » parvient-elle à dire en reniflant avant de refondre en larmes. C'est son corps, son cerveau et tout son être qui lui disent qu'il était grand temps pour elle d'ouvrir les vannes et d'évacuer la pression, de tout laisser sortir. Il a juste fallut que ça arrive au beau milieu d'un carrefour animé, en plein après-midi, face à un type qu'elle ne connaît ni d'Eve, ni d'Adam qui avait sûrement beaucoup mieux à faire que ramasser un morceau de jeune femme à la petite cuillère.
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MessageSujet: Re: To escape from all this | ft. Ismaël   Dim 3 Sep - 8:08


To escape from all this
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Il n'est jamais bon de se fier à la première apparence chez les autres. Lorsque j'ai sorti mon téléphone de ma poche, c'était seulement pour avertir ma secrétaire que je ne savais pas lorsque j'allais pouvoir regagner le bureau. J'allais peut-être même pas rentrer du tout? On ne sait jamais ce qui peut nous tomber dessus, spécialement dans des situations comme celle-ci. Je m'étais arrêté suite à la vue de la fumée, étant plutôt étonné que personne d'autre ne l'ait fait. Je trouvais cela dommage de laisser quelqu'un dans une position comme celle-là. Même si cela avait été moi, ayant les moyens sans problème de me payer une dépanneuse, cela semblait différent pour cette demoiselle. Je pouvais presque parier là-dessus à la vue de la voiture qu'elle possédait. C'était un taudi, quelque chose simplement bon pour la féraille. Pourquoi se promenait-elle là-dedans alors qu'elle risquait - justement - de tomber en panne ou pire, avoir un mauvais bris méanique et lui causer un accident qui pourrait même lui coûter la vie?

Je ne suis pas stupide, j'ai bien remarqué les yeux qu'elle avait fait lorsqu'elle était tombée sur mon téléphone entre mes mains. Je devais éclaircir ce point au plus vite. Alors que j'allais parler, la demoiselle me devança. Je devinais aisément le tremblement de sa voix, que les larmes n'allaient sûrement pas tarder à rouler sur ses joues. Autant je détestais voir la violence envers les femmes et les enfants, les voir pleurer me mettait gros sur le coeur. Je n'approuvais en rien ce ressenti qui me gruge lorsque je vois leurs yeux rougis par les larmes, les joues rougies par les émotions, la respiration haletante, le coeur qui bat au-dessus de cent par minute... Non, je n'aime pas voir une femme pleurer. Alors que j'observe en silence ses expressions, mes yeux glissent au niveau de ses jambes où on peut voir quelque chose d'étrange. Elle semble blessée à cet endroit, mais je ne saurais dire comment elle avait pu se faire ça. En tombant peut-être? Heureusement pour elle, je ne voyais guère les marques sur ses bras, donc je ne pouvais pas savoir ce qui se tramait dans sa vie personnelle, car sinon j'aurai moi-même appelé les flics pour que le mec se fasse embarquer, qu'il disparaisse de la vie de la demoiselle, sans même la connaître. Aucune femme ne mérite le sort d'un homme impulsif et violent, surtout contrôlant et manipulateur de surcroît.

La pauvre demoiselle abaisse la tête comme un chien battu, visiblement troublée par ce qu'elle ressent. Je ne sais pas pourquoi elle réagit ainsi alors qu'elle est seulement tombée en panne. Il doit y avoir autre chose derrière ce déferlement de larmes qui commence. Je les vois, ces gouttes cristallines qui ruissèlent et tombent silencieusement au sol. La voix tremblottante et faible de la jeune femme retentit une nouvelle fois, me disant qu'elle était désolée. Mon instinct parle alors pour moi, me faisant d'ailleurs agir sans que je ne pense à mes actions. Je m'approche calmement de l'inconnue, levant les bras afin de venir l'envelopper tel un cocon protecteur, comme si je voulais seulement qu'elle se retrouve dans une bulle isolée du reste du monde. Si des gens passaient, ils pouvaient peut-être se demander si nous étions ensemble, mais je me fichais des avis des autres. J'étais là au bon endroit au mauvais moment. Je reste ainsi de nombreuses secondes, laissant la chance à la demoiselle de se retirer de mon contact si elle le désirait.

Je finis par reculer d'un seul pas afin de pouvoir déloger l'un de mes bras, venant déposer le pouce et l'index contre son menton, l'obligeant en douceur à redresser le visage vers moi, plantant mon regard dans le sien. Un douxi sourire vint alors orner mes lèvres, essayant de dégager une bonne aura envers elle pour essayer de la calmer un peu. ''- Je ne sais pas ce qui vous arrive, mais cela doit être bien plus qu'une question de voiture en panne. Ne vous laisser pas abattre, d'accord? Et ce que vous avez vu tout à l'heure, j'avertissais simplement mon travail que je ne sais pas quand je pourrais rentrer. Je ne laisserais pas quelqu'un dans le pétrin, certainement pas une jeune femme seule et en proie à ses sentiments.'' Ma voix est calme et douce. Je parle assez calmement et d'une tonalité plutôt basse. ''- Il n'y a aucun mal à pleurer, alors ne vous excusez pas. Je sais que je ne suis qu'un étranger, mais parfois... Une simple épaule et une oreille à l'écoute suffit à apaiser notre coeur de nos tourments.'' Je relâche doucement son visage, gardant toujours mon regard olive dans le sien. ''- Je me prénomme Ismaël, vous pourrez au moins mettre un nom sur mon visage.'' J'espérais ne pas l'avoir brutalisée d'une quelconque façon. Je voulais seulement la calmer, qu'elle se sente en sécurité, qu'elle se sente mieux. Avais-je réussi?

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MessageSujet: Re: To escape from all this | ft. Ismaël   Dim 24 Sep - 18:05

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Tout la ramenait à lui. Les bleus qu’il imprimait dans sa peau. A voiture, parce qu’il la retapait pour qu’elle ne tombe pas en miettes. La musique dans son téléphone. Même la sensation de sa main dans la sienne qui lui manquait, comme un membre fantôme, impression de vide dans le creux de sa paume. Ses pas aussi, qui, sûrement si elle se contentait de marcher les yeux fermés, la ramènerait au pied de l’appartement qu’ils partageaient il n’y a pas si longtemps.
Que son bolide de l’Enfer tombe en rade à ce moment-là, c’est forcément un signe. Un signe qu’irrémédiablement, elle retournerait tôt ou tard vers lui. Parce que, comme des aimants, même s’ils luttent, ils sont attirés l’un envers l’autre et finissent toujours pas se retrouver. Parce que c’est comme ça et pas autrement, il y a ce fil rouge entre eux, comme un ressort étiré qui aimerait bien pouvoir se remettre en place.
Et parce qu’au final, elle n’en connaît pas beaucoup des mécanos. Et il connaît bien son vieux tas de boue. Par contre, elle ne se voit pas tellement l’appeler. Pas maintenant, pas aujourd’hui. Pas après leurs remous, les vagues et la tempête. L’ouragan vient de passer, il n’est pas encore l’heure de retourner sur place.
Le vent a cessé de souffler, maintenant, c’est la pluie qui s’en vient, qui laisse des sillons sombres sur les joues de la blonde qui n’ose même plus lever les yeux vers son interlocuteur. Idiote ridicule qui n’a pas réussi à articuler trois mots sans trembler et fondre en larmes. Élias se moquerait d’elle, dirait qu’elle se ridiculise, faut pas pleurer Blondie. L’autre aussi doit se dire qu’elle fait pitié, il va tourner les talons ou juste rester planté là. Comme si on lui avait flanqué un truc fragile dans les bras en lui disant « démerde-toi avec ça ». Mais non. Non. Il fait quoi ce type, cet inconnu ? Il la prend dans ses bras. Ça la surprend. Si bien qu’elle s’interrompt un instant dans ses sanglots, sans pour autant que ses yeux ne cessent de pleuvoir. Y a plus rien qui lui traverse la tête. Juste un sentiment de réconfort qui commence à poindre et à bourgeonner. Alors, elle se laisse aller, dans les bras de cet homme, pleurant à grosses larmes, serrée contre un torse qui n’est celui d’un de ses amis, encore moins celui de Élias.

Si c’est lui ou elle qui a brisé le contact, elle ne sait plus. Quand bien même, ils se sont détachés l’un de l’autre. Il la tenait toujours, cependant, montant juste une main vers son visage pour le redresser vers lui. Fini de regarder vos pieds, jeune fille. Il a plongé son regard dans ses yeux rouges et gonflés, brillants encore des larmes qui n’ont pas encore séché. Vite, elle détourne les yeux, sa gestuelle la mettant extrêmement mal à l’aise. Faut dire que d’ordinaire, c’est elle qui introduit les gestes affectueux, elle n’a pas l’habitude que ça puisse venir des autres. Elle n’aime pas ça et ce n’est pas Élias qui va contredire ces informations. Pourtant l’autre sourit et c’est réconfortant, encore une fois. Il a une de ces auras qui vous enveloppe d’une certaine chaleur, quelque chose de bon qui se dégage de lui. Le genre d’homme à qui on donnerait le bon Dieu sans confession.

    «- Je ne sais pas ce qui vous arrive, mais cela doit être bien plus qu'une question de voiture en panne. Ne vous laisser pas abattre, d'accord? Et ce que vous avez vu tout à l'heure, j'avertissais simplement mon travail que je ne sais pas quand je pourrais rentrer. Je ne laisserais pas quelqu'un dans le pétrin, certainement pas une jeune femme seule et en proie à ses sentiments.»


Elle hoche la tête, vaguement, puisqu’il la tient toujours.

    «- Il n'y a aucun mal à pleurer, alors ne vous excusez pas. Je sais que je ne suis qu'un étranger, mais parfois... Une simple épaule et une oreille à l'écoute suffit à apaiser notre cœur de nos tourments.»


Elle lève à nouveau les yeux vers lui et sourit brièvement. Il la relâche et elle se détend enfin complètement. Même si se faire enlacer de cette manière est quelque chose d’agréable, le contact physique avec un homme la met encore – et toujours – mal à l’aise. Elle n’y peut rien. C’est comme si son cerveau lui envoyait des messages d’alerte, faisait sonner les alarmes notifiant l’intrusion, alors qu’il ne s’agit pas de grand-chose. D’un revers de manche, elle s’essuie les joues et les yeux, reniflant encore un peu. Tandis que lui continue à parler.

    «- Je me prénomme Ismaël, vous pourrez au moins mettre un nom sur mon visage. »


Elle sourit un peu, s’essuyant toujours les yeux.

    « - Merci. Merci beaucoup, Ismaël. »


Elle inspire profondément et hoche à nouveau la tête.

    « - Vous aviez raison. Il n’y a pas que la voiture. Mais vous savez, ces choses qui s’additionnent… Les unes qui s’enchaînent après les autres, ça finit par faire beaucoup parfois. Mais ne vous inquiétez pas. Ça va un peu mieux maintenant, grâce à vous. »


Elle expire longuement, la respiration qui tremble encore un peu. Ça fait du bien de tout lâcher, d’ouvrir les vannes. Ça fatigue, certes, mais ça laisse place à un néant agréable, à un genre de sensation inexplicable qui vous emplit en même temps que ça vous quitte. Les yeux rivés vers le dénommé Ismaël – sans pour autant les plonger dans les siens – elle hausse les épaules doucement. Pourquoi ça n’allait pas, hein, Niamh ? Parce que Elias, l’omniprésence dans ses pensées, la torture encore et toujours. Il avait fuit l’espace d’un instant, quand elle se trouvait dans les bras d’Ismaël, mais le revoilà qui revient à la charge. Elle tremble.

    « - J’sais pas si j’devrais vous en parler ou quoi. Mais… »


Elle fronce les sourcils, comme si les larmes venaient de la menacer à nouveau de s’échapper de leur prison. Mais elle les ravale, peut-être qu’il a raison, le monsieur, peut-être que c’est bien de vider son sac. Elle soupire et esquive finalement ce qu’elle allait laisser échapper.

    « - Hm… C’est juste qu’il y a des jours moins faciles que d’autres, vous voyez … ? »


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