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intrigue : concours de tee-shirt mouillé au festival palazza

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 come outside and fight me. (ง •̀_•́)ง (antonio)

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Ce dont tu rêves.
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MessageSujet: come outside and fight me. (ง •̀_•́)ง (antonio)   Sam 26 Aoû - 20:10

Y’a du monde qui hurle dans la rue et ça lui transperce le crâne. Le son porte par les fenêtres ouvertes, c’est comme s’ils étaient debout dans son studio. Elle n’entend même plus les dialogues de la série pourrie qu’elle ne peut pourtant plus s’arrêter de regarder sur netflix, et elle a trop chaud pour avoir le courage de se lever et de tout fermer. Le ciel pleure, mais la pluie n’a apporté aucune fraîcheur, juste l’humidité, tout est poisseux, surtout Noa, et même la tortue sur le sol semble manquer de motivation.
Ça l’agace. Les gens qui crient, la pluie triste, l’air trop lourd, l’envie de rien, l’ennui qui s’empare d’elle lentement mais sûrement. Elle ne travaille pas. Elle est entre deux jobs, c’est pas faute d’avoir cherché, ça commence d’ailleurs à tirer sur le porte monnaie, et même si elle n’a pas ouvert l’enveloppe, elle se doute que c’est la facture d’électricité qui attend sur la table minuscule dans un coin du studio. Journée de merde. L’irritation s’enroule sur elle-même au creux de son estomac, se nourrit des cris au-dehors, s’amplifie avec le rythme irrégulier de la pluie qui frappe sol et la chaleur n’aide en rien. Elle s’ennuie. Elle n’a pas un rond à dépenser pour s’occuper, aucun moyen de faire des courses, et elle crève. de. chaud. bordel.

Elle trouve le courage de forcer un peu, de se lever en vacillant, d’aller s’appuyer contre le rebord de la fenêtre. La pluie lui frappe le visage et les avant bras, mais finalement, c’est pas aussi désagréable qu’on pourrait le croire. Les types qui crient tournent en rond les bras écartés sous la pluie battante, en bas. C’est loin d’être une mauvaise idée. Elle hésite une seconde, parce que les types qui hurlent, ils seront juste à côté et ils parlent si fort, mais elle a si chaud, et elle s’ennuie tellement. Les murs du studio l’étouffent, à force, et elle ne tient plus sur son lit une place, minuscule, elle veut du ciel ouvert et de l’eau qui lui ruisselle dans le dos et sur les paupières. Elle en est presque apaisée, quand elle empoigne ses clés et verrouille la porte derrière elle, mais ça ne dure qu’un instant, parce qu’un pas dans le couloir la fait glisser et atterrir sur le derrière, sonnée. Elle cligne des yeux, la petite brune, surprise, les mains dans l’eau et les sourcils froncés, regard fixé sur les flaques dans le couloir. L’irritation revient en puissance, la frappe dans l’estomac et achève de la sortir de sa torpeur. Même la chaleur et l’air pesant ne suffisent plus à la retenir de grogner à voix haute, quand elle se relève. Elle a un pas furibond, même en faisant attention à ne plus glisser, jusqu’à frapper du poing fermé à la porte d’Antonio. Un coup, deux coups, trois coups, avec force parce qu’elle n’est plus qu’énervement, pas encore colère mais ça ne saurait tarder. “J’parie que c’est toi qui a foutu de l’eau partout, encore, tu veux tous nous tuer, ou quoi ? On t’a jamais appris à nettoyer ton bordel ?” qu’elle balance à la porte encore fermée, la voix venimeuse et le regard qui brûle. C’est à cause de gens comme ça qu’on leur demande de payer un peu plus cher chaque année, parce que les escaliers sont neufs maintenant, les locaux sont à la norme, les prix plus élevés, ils rénovent parce qu’ils savent pas entretenir, et elle galère un peu plus chaque année. Ils finiront tous à la porte d’ici cinq ans, à ce rythme-là, à payer aussi cher que ceux qui se prélassent dans leurs maisons avec jardins. Et c'est pas juste la mauvaise foi qui lui fait dire ça. “Fais pas genre que t’es absent, l’eau va jusque ton palier, espèce de lâche.” Elle ajoute, toujours aussi furieuse, même si concrètement, y’a de l’eau partout et pas juste devant chez lui. Elle rage juste, elle s’ennuie, et elle a trouvé la parfaite distraction.
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MessageSujet: Re: come outside and fight me. (ง •̀_•́)ง (antonio)   Mar 29 Aoû - 22:36

Come outside and fight me.
Antonio & Noa

Penché sur la cuisson de la viande des hamburgers trop gras, Antonio rêve de sortir de cet endroit puant et d'enfin ôter ce tablier gras qu'il porte depuis de trop nombreuses heures. Il aimerait bosser dans un resto plus sympa, plus classe, ou dans une librairie, rien que pour l’odeur des vieux bouquins. Alors qu'il apporte la prochaine fournée de hamburgers au comptoir, il surprend une conversation entre son collègue et une cliente qui se plaint du sol gras et du mauvais état des toilettes, ce qui agace Tony. On ne vient pas ici pour la qualité, on vient ici pour manger vite. Fast food. C'est si compliqué à comprendre ? "Servez-moi un hamburger gratuit, pour la peine. Et vegan." Un sourire malicieux vint étirer les lèvres de Tony, puis il s’éclipsa dans la cuisine et se mit à cuire le soi-disant hamburger vegan, prêt à prendre la responsabilité si la cliente en venait à découvrir la viande dans son repas. Se faire virer n'était pas une si mauvaise idée, au moins ça lui éviterait d'avoir à démissionner lui-même, et ça valait tellement le coup… Toujours ce sourire malicieux collé aux lèvres, il apporta le fameux hamburger à la cliente et lui lança gentiment : “Un hamburger pour mademoiselle, à mes frais.” Elle lui jeta un regard hautain, prit son plateau et partit s'asseoir, prenant une énorme bouchée de son repas. Tony ne parvint pas à étouffer un rire, et il lança à son collègue d'un air complice : “Gratuit, oui. Vegan, non.


Lentement, son parapluie dans la main, Antonio se balade dans la rue pour rentrer chez lui, prenant le temps de profiter du bon côté de la ville. Il a tout sauf hâte de retrouver son appartement pourri et les gens qui gueulent dans la rue, mais l'idée de sortir le soir ne l'enchante pas davantage. Le seul avec qui il aimerait être à cet instant précis, c'est Olaf, mais il n’a plus eu de nouvelles depuis quelques jours. Il pourrait lui envoyer un message, lui aussi, mais il préfère tester la patience et la fierté du prince. Tant pis, il survivra sans lui. Pendant quelques minutes, il dirige son parapluie vers l'arrière pour laisser la pluie retomber sur ses cheveux noirs, parce qu'il aime le contact de l'eau contre sa peau. Un sourire apaisé vient lui étirer les lèvres alors qu'il bascule légèrement sa tête en arrière, avant de reprendre sa route, perdu dans ses pensées. Il fait terriblement chaud et il ne sait pas s’il transpire ou si la pluie s’est finalement glissée dans ses vêtements, mais il rêve d’une douche - froide, parce qu’il n’aura droit qu’à ça aujourd’hui.

Lorsque Tony arrive devant son immeuble, un sourire amusé vient illuminer son visage. La bande de jeunes qui a l’habitude de traîner là semble autant profiter de la pluie que lui et en passant, il leur fait un check rapide, ce genre de gestes qui montrent qu’ils sont du même monde, tous. Ce monde sans pitié qui ne semble pas vouloir d’eux. Eux, ces filles et ces garçons qui se battent pour survivre, en marge de la société. Ils sont souvent agaçants mais il les aime, ces gens-là, Antonio. Ces gens qui gueulent jusqu’à pas d’heure mais qui rendent cet endroit vivant, passionnant. Il ne les échangerait pour rien au monde, ces personnes avec qui il a grandi.

Dans le couloir de l’immeuble, à son étage, il ferme son parapluie et le secoue pour ne pas tremper tout son appartement, ses vêtements dégoulinant eux aussi. Un champ de bataille, voilà ce que c’est, ce couloir. Visiblement, d’autres y sont passés avant lui et il y a une légère odeur de chien mouillé qui ne déplaît pas forcément à Tony, parce que ça lui rappelle qu’il n’est pas seul dans cet endroit. Avant de rejoindre la salle de bains et de se débarrasser de ses vêtements, il part allumer le tourne-disque posé dans un coin du salon, profitant de quelques notes de salsa qui lui décrochent un sourire. Avec la chaleur, il n’a aucun mal à s’imaginer danser sur une place cubaine, entouré de dizaines d’autres danseurs transpirant et riant tout autant que lui. C’est en chantant d’un espagnol parfait qu’il prend sa douche, se souciant peu des murs en carton qui ne le protégeront pas des oreilles indiscrètes.

C’est une voix stridente qui le sort de ses pensées et qui le fait quitter la salle de bains en vitesse, les cheveux et la moitié du corps encore trempés. Tout en nouant une serviette autour de sa taille, il lève les yeux au ciel en entendant les paroles de sa voisine. Quelle chieuse. Oui, il a mis le bordel dans le couloir. Non, il n’est pas le seul. “Oh ferme-la, Wesley !” lance-t-il donc, énervé, avant d’ouvrir grand la porte et de découvrir le regard noir de Noa. Il ne prend même pas la peine de se rendre présentable, sa voisine l’a vu dans les pires situations et ce n’est pas maintenant qu’elle risque de s’en soucier. “T’as pas quelqu’un d’autre à faire chier ?” il poursuit, haussant le ton, comme il a l’habitude de le faire avec elle. “J’sais pas si t’as remarqué, mais il pleut dehors. Qui dit pluie, dit eau à l’intérieur. On vit pas dans une villa aux dernières nouvelles, faut assumer !” Tony la dévisage un instant, puis un sourire narquois vient étirer ses lèvres. “Laisse-moi deviner… t’as glissé.” Il rit, moqueur, avant de poursuivre : “Tu t’es fait mal ? Tu veux un bisou magique ?” Oh, il la cherche, c’est indéniable. C’est devenu un jeu pour lui de la pousser à bout, parce qu’il sait que ça finira toujours par s’arranger. Et puis, il est trop attaché à elle pour vraiment chercher à lui faire du mal, dans le fond.

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